QUANTITÉ MOYENNE D’IIÉMOGLOBINE CONTENUE DANS CHAQUE GLOBULE
En dehors du fer (v. page 580) d'autres métaux auraient le pouvoir d augmenter l’hémoglobine, tels seraient : le manganèse (Cervello, Aporti, ïstorti, etc.), nickel, le cobalt (Pinm, Messina, etc...), le cuivre, le zinc, ce... mai^ résultats positifs obtenus ont été contestés (Wolf), etc'.). ... ,
Dans la syphilis, de petites quantités de mercure augmentent a qu d’oxyhémoglobine, de plus fortes la diminuent (Gaglio ; conteste par Oppemie .
et Lôwenbach).
Quantité comparée de matières colorantes dans les artères et les veines. — Certains physiologistes soutiennent que la matière colorante du sang est plus abondante dans les veines que dans le sang artériel. Le fait n’est pas universellement admis. Ce qui est certain, c’est que toute stase augmente la quantité relative de matière colorante (et de globules) dans les veines (Cohnstein et Zln i z) .
Limite compatible avec la vie. — La quantité d oxy hémoglobine peut descendre au-dessous de 4 p. 100 et rester quelque temps à ce chiffre sans que la mort soit inéluctable. Henocqde a observé plusieurs accouchées qui ne présentaient que 4 p. 100 et constaté la prolongation de la vie pendant plus de trois ans c lez une petite fille atteinte de coxalgie suppurée, chez ^quelle la quantité d’oxyhémoglobine a oscillé entre 3,5 et 4,5 a 5 p. 10). Les chiens auxquels on a lié le canal cholédoque survivent pendant des semaines et même des mois, quoique la quantité d hem globine puisse tomber au-dessous de 4 p. 100 (Doyon). Neanmoins, a partir de 4 p. 100 la vie est compromise.
III Quantité moyenne d'hémoglobine contenue dans chaque globule. — Richesse ou valeur globulaire.
Même h l'état physiologique, on constate au microscope que dans un même sang tous les globules n'ont pas un pouvoir colorant identique ce qui répond sans doute à des différences d’âge et de constitution des hématies. Si l'on fait abstraction de ces différences on peut calculer la quantité moyenne d hémoglobine contenue « ans cha ue globule. U suffit, à cet effet, de déterminer: la quantité d’hémoglobine (H) et le nombre de globules (N) contenus dans même volume de sang. La richesse de chaque globule (G)
exprimée par le quotient du rapport ^ (Malassez).
Exemple. - Soit un sang contenant par millimètre cube 5 000 000 globules ! 1. 100 d’hémoglobine. Un millimètre cube de ce sang contiendia ’ -J
d’hémoglobine. La richesse d’un globule en hémoglobine est de 25 millionièmes
de millionième de gramme (p-p- g* •)•
LA MATIÈRE COLORANTE DU SANG : HÉMOGLOBINE
a valeur globulaire varie sensiblement d’une espèce à l'autre. Lorsque dans la série des Vertébrés on passe des Mammifères aux Oiseaux, de ceux-ci aux Poissons, puis aux Reptiles et aux Batraciens, on voit d’une façon générale le nombre des globules diminuer tandis que leur richesse en hémoglobine augmente. Chez les Oiseaux, l’augmentation d’hémoglobine globulaire compense et au delà la diminution de nombre, en sorte que leur sang peut contenir à volume égal plus d’hémoglobine que celui des Mammifères. Chez les 1 oissons, les Reptiles et les Batraciens, la diminution de nombre n’est pas compensée ; le sang de ces animaux contient à volume égal moins d’hémoglobine que les Mammifères et que les Oiseaux surtout. Ces vues ne sont vraies que si l’on compare les faits dans leur ensemble ; dans le détail il se rencontre des exceptions. On peut voir des espèces d’une classe supérieure être moins bien partagées en hémoglobine que des espèces appartenant à une classe inférieure. Les Poissons cartilagineux diffèrent des Poissons osseux plus qu'ils ne diffèrent des Batraciens (Malassez).
La îichesse globulaire est à peu près constante chez un même individu en état de santé; en sorte que si les globules augmentent ou diminuent de nombre, la quantité d’hémoglobine augmente ou diminue proportionnellement. Le i hiffre 20 exprime en millionième de millionième de gramme la richesse globulaire moyenne du sang de l’homme adulte. Les différences sont faibles entre individus dune même espèce et entre espèces d'une même famille.
Dans un certain nombre d’états pathologiques la qualité des globules s’altère s°it en nuirne temps que leur quantité, soit indépendamment d’elle. Le plus souvent dans les anémies l’hémoglobine diminue alors même que le nombre des globules reste normal. Les globules ont alors un ton pâle comparé au ton jaune des globules sains; certains sont parfois colorés à la périphérie, mais pas au centre. Exceptionnellement, la quantité d'hémoglobine s’abaisse moins que le nombre des globules. Ce dernier phénomène s’observe dans une forme particulière d anémie dite anémie pernicieuse.
En clinique, on évalue généralement la richesse ou valeur globulaire d’un sang donné en comparant cette richesse à celle du globule du sang normal prise comme étalon.
n H1 xN
H ~ II x Nj
fl : teneur du sang normal en hémoglobine par millimètre cube ; H1 : teneur du sang examiné ; N : nombre de globules du sang normal par millimètre cube ; N1 : nombre de globules du sang examiné.
Le quotient est égal ou très près de 1 si le sang examiné est normal ; supérieur a 1 lorsque la valeur globulaire dépasse la valeur normale ; inférieur à 1 si cette valeur est plus basse.
Poids de I hémoglobine comparé au poids du stroma. — Les globules rouges renferment à l’état sec environ 8/10 à 9/10 de leur poids d’hémoglobine. Les globules nucléés sont relativement moins riches en matière colorante que les corpuscules discoïdes des Mammifères (Abderhaldex, Bottazzi). D’après des observations faites par Abderhaldex chez les animaux domestiques, les globules des espèces de petite taille semblent avoir plus d’hémoglobine que ceux des espèces de forte taille.