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QUANTITÉ D’HÉMOGLOBINE

animaux soumis à la soif et dans l’inanition. Herrmann et Groll signalent une augmentation. Ronsse et Van Wylder ont constate chez le lapin une augmentation, mais avec des irrégularités.

Chez l’homme on a constaté chez des maniaques et des jeûneurs, généralement une légère augmentation de la quantité d hémoglobine ; cependant cette quantité peut fléchir dans le cours du jeûne passagèrement par suite d’une modification parallèle du nombre

des hématies (Luciani). ?

Les modifications les plus caractérisées s’observent lorsqu on interrompt l’inanition. La partie aqueuse du sang se reconstitue bien plus rapidement que la partie albuminoïde; de plus, les choses se passent comme si l’organisme cherchait d’abord à couvrir les pertes des organes avant de réparer celles du sang (Grawitz, N oy. p. o“9).

On n’est pas d’accord sur l’influence des régimes. Leiciitenstern a observé sur lui-même qu’une nourriture abondante augmente la teneur du sang en hémoglobine ; par contre, Hôsslin, sur de jeunes chiens n’a constate aucune différence notable entre les effets d’un régime insuffisant et ceux d’un régime abondant. Grawitz conclut de recherches comparatives exécutées sur 1 homme, qu’une nourriture insuffisante provoque une véritable anémie par hydremie, surtout si le sujet est soumis à un exercice corporel pemble. Le nombre des globules, l’hémoglobine et la densité du sang diminuent chez les carnivores alimentés avec du pain, et augmentent avec le régime carné (Nasse, \ eudeil, Subbotin, Bischoff et Voit, Tsuboi). Subbotin a trouve chez des chiens nouins de viande une moyenne de 13,75 p. 100, et chez des chiens nourris de graisses et d’amidon 11,05 p. 100 au vingt-sixième jour, et 9,52 p. 100 au trente-huitieme jour, tandis qu’après trente-huit jours de jeûne, un chien témoin avait encoie

13,33 p. 100 d’oxyhémoglobine. „ .. , , ..

Vierordt et Leiciitenstern, Hénocque ont noté une très faible augmentatio , inférieure à 1 p. 100, d'oxyhémoglobine après les repas. L'usage des boissons aqueuses en excès est sans grande influence ; cependant Loerea a constate qu une ingestion de un litre d’eau fait tomber passagèrement le chiffre de 1 hémoglobine de 14 à 12 ou 13. Oliver a noté une faible diminution a chaque repas. L’abstention de boissons provoque une augmentation de 1/2 à 1 p. 100 ( Leiciitenstern, Hénocque).

Influence des pertes d’eau. — Les sueurs répétées, les purgations augmentent la quantité d’oxyhémoglobine de 1/2 à 1 p. 100 (Leiciitenstern, Hénocque).

Influence de la raréfaction de l’air. — Viault et, a sa suite, un grand nombre de savants, ont soutenu que le séjour dans les montagnes, à une altitude élevée, provoque non seulement 1 augmentation des hématies, mais un accroissement dans la teneur du sang en hémoglobine. Jaquet et Sdter évaluent à 20 p. 10° ie gain en matière colorante chez des lapins qui avaient passe de Baie (-00 )

à Davos (1 000m).

LA MATIÈRE COLORANTE DU SANG : HÉMOGLOBINE

Giacosa, Mosso et Kuthy ont constaté des différences milles ou insignifiantes même à des altitudes très grandes, dans le Mont Rose par exemple. Koiibrugge a vu qu a Java le sang des individus vivant à la montagne était moins riche en matière colorante que le sang des sujets vivant dans la plaine. Abderhalden a bien constaté une augmentation des hématies et de l’hémoglobine, mais il soutient que le phénomène est dû à des facteurs multiples ; selon cet auteur, le sang des sujets qui passent d’une station basse à une station élevée se concentre et diminue de volume.

Les auteurs qui admettent l’hyperglobulie et l’augmentation de l'hémoglobine ne sont pas d accord sur le parallélisme des deux phénomènes. Kundig, Vornveld admettent que l’augmentation de l’hémoglobine se produit plus lentement que 1 augmentation des hématies; le premier phénomène serait aussi plus laible. D’après Jaquet et Suter, le retour à la normale, dans la plaine est lent. Abderhalden admet que l’évolution est parallèle. Huepfe admet un accroissement relatif des hématies par suite d’une modification du tonus vasculaire et une augmemation de la quantité absolue de l’hémoglobine si le séjour à une altitude est prolongé.

Il y a désaccord aussi en ce qui concerne les effets des ascensions en ballon. Calugareanu et Henri, Raymond et Portier, Joli.y ont constaté que l’hémoglobine augmente dans la prpportionlO à 14 p. 100 en moins d’une heure à 3 600 mètres; Gaule le premier a vu l’hyperglobulie dans ces conditions, mais il soutient que

1 hémoglobine diminue alors qu’à Davos il trouve des chiffres plus élevés qu’à Zurich.

Influences diverses. — Le séjour à la campagne, les exercices modérés et réguliers, les frictions, l’hydrothérapie, les toniques généraux provoquent à la longue une augmentation de la quantité d oxyhémoglobine du sang.

États pathologiques. Poisons. — La quantité d’oxyhemoglobine est diminuée dans la chlorose, la lièvre typhoïde, la tubeiculose, le cancer (la syphilis, peu)... L’anémie est confirmée lorsque la quantité de matière colorante tembe au-dessous de 10 5 à 9 p. 100.

D apres Loeber, la proportion d’hémoglobine est supérieure à la normale (16 a 17 p. 100) chez les sujets atteints d’une affection congénitale du cœur, ce qui concorde avec l’hyperglobulie que l’on constate aussi chez eux. Chez’les caidiaques la proportion est au-dessous de la normale.

Les poisons qui abaissent la teneur du sang en oxyhémoglobine sont très nombreux. Ce sont toutes les substances qui agissent directement sur le sang telles que les nitrites, les chlorates, les gaz toxiques, 1 antipyrine, l’acétanilide... L’iodure de potassium agit de même, mais lentement. — La médication alcaline augmente

plutôt la quantité d oxyhémoglobine (Tripet, Salle, Loillier,

Hénocque).

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