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HYDRATES DE CARBONE. GLUCOSE

comme pathologique ou accidentel et toujours rapporté à 1 alimentation (Dobson, 1775; Wollaston, 1811 ; Tiedemann et Gmelin, 1826 ; Ambrosiani, 1836; MacGrégor, 1837 ; Bouchard at, 1839; Simon, 1842;

Thompson, 1845; Magendie, 1846).

Cl. Bernard (1849) découvrit que la présence du sucre dansl organisme animal est indépendante de l’alimentation sucrée. Il montra, d’autre part, que le sucre se forme dans le foie. Cl. Bernard admit tout d’abord que son lieu de destruction est dans le poumon. Chauveau (1856) rectifia ce dernier point et établit que le sucre traverse les capillaires pulmonaires et se détruit dans les capillaires de la grande circulation. Ses travaux ultérieurs établirent le rôle énergétique essentiel de cette substance pour la production de la chaleur animale et du travail mécanique.

Répartition et Quantités. — Il suit delà que la proportion du sucre est sensiblement constante dans les artères et quelle varie dans les veines suivant un grand nombre de conditions. Dans les veines sus-hépatiques qui dérivent de la source sucrée du foie, cette proportion est notablement plus élevée que dans les artères. Dans toutes les autres veines qui procèdent des organes où le sucre se détruit cette proportion est plus faible que dans les artères, et d’autant plus faible que l’organe considéré a une fonction énergétique plus évidente et que l’activité de cette fonction est plus considérable. Il ny a pas de variations sensibles sur le parcours de

l'arbre artériel.

Chez le cheval on trouve en moyenne dans le sang artériel un peu moins de 1 gramme de glucose par litre de sang ; chez le chien D",5.

D’après S. Saito et K. Katsuyama le sang de poule contient 1 9 à 2,5 p. 1 000 de glucose. Chez les Invertébrés Couvreur a trouvé de petites quantités de glucose dans le sang des Mollusques

marins et de l’escargot ayant mangé.

Conditions diverses. — L 'inanition ne fait pas baisser immédiatement le sucre contenu dans le sang; le glucose augmente même un peu de quantité parce que la fonction glycogénique se trouve excitée par l’abstinence. Si l’on continue l’inanition jusqu’à ce que mort s’ensuive, on voit les proportions de glucose, après s’être maintenues et s’être même un peu accrues, diminuer et s’éteindre. Dans ces cas mêmes on constate au moment de la mort qu’il existe de faibles quantités de matières sucrées dans le sang,

pris au sortir du vaisseau (Chauveau).

Des saignées repétées peuvent doubler ou tripler transitoirement

la proportion de glucose.

L 'asphyxie rapide provoque l’augmentation de sucre dans le sang

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