‹ Traité de physiologieChapitre 303 sur 374 · HYDRATES DE CARBONE. GLUCOSE · texte numérisé non relu

HYDRATES DE CARBONE. GLUCOSE

niveau du renflement brachial et dans les régions avoisinantes (entre la quatrième et la sixième paire cervicale) fait disparaître ou loul au moins diminue la quantité de sucre du sang (Cl. Bernard, Chauveau et Kaufmann). Dans les quelques minutes qui suivent 1 opération on peut voir une hyperglycémie passagère (Chauveau et Kaufmann). La proportion de sucre dans le sang est augmentée chez les animaux qui reçoivent un coup de massue sur le crâne (Cl. Bernard); après la piqûre du quatrième ventricule (Cl. Bernard); la section sous-bulbaire ou atloïdo-occipitale de la moelle (Chauveau et Kaufmann); l’excitation du bout central du vague; l’excitation des splanchniques ( Cl. Bernard, Morat et Dufourt). La section des deux vagues est sans inlluence (Lambert et Garnier).

Dosage du glucose. — La détermination comprend deux opérations : a) obtenir

la liqueur sucrée ; b) l’analyse de cette liqueur.

Le liquide sucré qui sera analysé doit autant que possible contenir tout le sucre et être incolore. Les albuminoïdes gênent lorsqu'elles ne sont pas en état de dissolution définitive ou si elles se trouvent en grand excès. Il faut opérer dès la sortie du sang des vaisseaux et songer que le sucre se détruit in vitro.

Le procédé de Cl. Bernard consiste à coaguler les albuminoïdes du sang à chaud au moyen du sulfate de soude et de l’acide acétique, puis à recueillir le tiltrat. Le sucre est dosé dans la liqueur limpide au moyen de la liqueur de Fehling. Avec ce procédé on n’épuise pas le magma ; la quantité de sucre retenue est évaluée une fois pour toutes par des épreuves préliminaiies.

Dastre conseille avec raison de toujours épuiser le magma et recommande l’alcool. On peut traiter par ce réaclif le magma tel que l’obtient (Cl. Bernard) ou recevoir directement le sang dans l'alcool en le mesurant par différences de pesées. On filtre; on exprime ; on reprend le magma par l’alcool chaud. La liqueur alcoolique, si elle est trop brune, peut être décolorée sur une petite quantité de noir animal facile à laver à l’alcool. On évapore et on redissout dans l'eau. Après filtration on a la liqueur sucrée pour l’analyse. En général, par ce procédé on ne laisse pas plus de ;> p. 100 de sucre, mais il est bien évident que les chiffres varient suivant la méthode d’épuisement (Dastre).

L’analyse se fait au moyen de la liqueur cupro-potassique qui réduit en piesence des alcalis l’oxyde de cuivre à l’état d’oxydule. On peut éviter la précipitation de l’oxvdule et doser par décoloration et virage, à la condition d ajouter dans le ballon à analvse quelques centimètres cubes d’une solution de ierrocyanure de potassium à un vingtième. Dastre recommande d’ajouter a 100 c. c. de liqueur de Violette 1 gr. de ferrocyanure, d’étendre au litre, et de prélever 10 centimètres cubes de la solution, contenant 1 c. c. de liqueur cuprique,

chaque fois qu’en veut taire une analyse. , ,

11 faut opérer dans des conditions identiques au point de vue de la duree des

opérations et de la concentration des liqueurs.

La liqueur cuprique ne fournit pas exactement la teneur d un hqu.de en glycose, mais sa teneur en principes réducteurs évalués comme glucose. D'autres sucres (lactose, lévulose), le tannin, le chloral, le c doro orme la cellulose, le mucus, l’hypoxanthine, la leucine, l’acide urique, les aldéhydes simulant le sucre réduisent comme lui la liqueur bleue et majorent ainsi la

Page 1