PARTIE LIQUIDE DU SANG
dose de glucose. Dans le procédé de Cl. Bernard, les urates sont retenus par le sulfate de soude; le chloroforme qui pourrait provenir d’une anesthésie est chassé par l’ébullition.
Technique de Cl. Bernard. — On tare sur une petite balance de Roberval, une petite capsule de porcelaine et un agitateur, puis on pèse 20 grammes de sulfate de soude en petits cristauxnon effleuris dans la capsule; on laisse couler 20 grammes de sang directement par une saignée dans la capsule placée sur le plateau de la balance. Le sang est mélangé aux 20 grammes de sulfate de soude. On fait cuire le mélange directement sur une flamme de gaz ou d’alcool en remuant constamment la masse pour empêcher la calcination sur les bords de la capsule. On reconnaît que l'opération est terminée lorsque la mousse qui surmonte le
caillot est blanche et que ce dernier ne présente plus de points rougeâtres. La capsule est retirée du feu, placée de nouveau sur la balance. On rétablit le poids primitif en ajoutant de l’eau pour compenser la perte due à l’évaporation. Le tout est jeté dans une petite presse (lig. 173) dont on tourne lentement la vis. Le liquide passe au-dessus du plateau compresseur. On le verse sur un fdtre qui surmonte une burette de Moiir. La burette a été légèrement chauffée pour empêcher la cristallisation du sulfate de soude. On verse dans le petit ballon qui est au-dessous de la burette un centimètre cube de liqueur de Fehling. On ajoute environ 20 grammes d’eau distillée et 10 à 12 pastilles de potasse. On purge la burette puis on serre la pince p pour empêcher tout écoulement.
On met sur le ballon le bouchon de caoutchouc qui donne passage au tube qui termine la burette et à un second tube coudé ayant un caoutchouc muni d’une pince à pression. Ce dernier tube sert de dégagement pour la vapeur lorsqu’on chauffe le liquide du ballon après avoir retiré la pince. Si on cesse de chauffer on empêche la rentrée de l’air qui oxyderait l’oxvdule en pinçant le caoutchouc. On porte le liquide à l’ébullition à l’aide d’une lampe à alcool ou d’un bec de gaz ; on laisse tomber le liquide contenu dans la burette, d’abord rapidement puis goutte à goutte. Le liquide bleu du ballon se décolore de plus en plus et devient parfaitement limpide, ce que l'on reconnaitsurtout en observant les bulles de vapeur qui se dégagent. A ce moment le dosage est terminé, on lit sur la burette la quantité de liquide écoulé, soit n centimètre cube (fig. 174).
La formule S = - fait connaître en grammes le poids de n
Cl. Bernard.
sucre contenu dans un kilogramme du sang qu’on vient d’analyser. Ex. : il a fallu 4 centimètres cubes de liquide pour la décoloration. La formule donne 2 grammes de sucre pour 1 000 de sang. Comme on a employé 1 centimètre cube de liqueur de Fehling à 0,005, on en conclut que les n centimètres cubes contiennent 5 milligrammes de glucose. — Le mélange de 25 grammes de sang et de 25 grammes de sulfate de soude exprimés à
Fig. 174. — Dosage du sucre, par le procédé de Cl. Bernard.