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Résumé. — En somme, il peut y avoir

1° Catalyse par action de présence (ou comme si le corps n'agissait que par sa présence); c'est le cas de l'interversion du saccharose par un acide minéral.

2° Autocatalyse. — C’est le cas où un ou plusieurs produits de la réaction interviennent à leur tour comme catalyseur, en accélérant ou retardant la réaction.

3° Formation de produits intermédiaires se produisant très rapidement. — Suivant que la réaction entre le catalyseur et le corps attaqué est complète ou incomplète (comme quand un équilibre s’établit avant son achèvement), les conditions sont plus ou moins compliquées.

4° Combinaison intermédiaire se produisant lentement et se défaisant également lentement en régénérant le catalyseur et en réalisant les produits de la réaction. Ces réactions intermédiaires sont également plus ou moins compliquées.

5° Action d'un calalyseur sur une série de réactions successives. — A une première réaction provoquée par le catalyseur en succède une deuxième entre lesproduils de la réaction. Ce catalyseur peut agir sur les produits secondaires après avoir agi sur le corps primitif.

3. L'équilibre chimique; la constance de sa position. — Dans certaines réactions, la transformation n’estpas complète ; mais, aprèsqu’une certaine quantité de produits nouveaux s’est formée, elle s’arrête, parce qu'il s’est établi un équilibre chimique entre les différents corps présents dans le milieu. Si on fait intervenir un catalyseur dans une telle réaction à son début ou dans son cours, il pourra accélérer la transformation, mais il ne changera pas la position de cet équilibre. C'est vers lui qu’il ramène le mélange quelles que soient les proportions des corps réagissants et des produits formés, au moment qu’il intervient ; on pourrait dire quel que soit le point de départ de la réaction.

PROLEGOM EN’ES.

Soit par exemple du maltose mis en présence de la maltase qui est sa diastase dédoublante, il se fera une transformation du maltose en glyrose, mais non complète ; la réaction s’arrêtera lorsque les proportions de maltose et de glyrose auront atteint un taux déterminé, qui répond à l’équilibre chimique de la réaction. Mais inversement, si nous mettons le glycose en présence du maltose (ou, ce qui revient au même, un mélange de maltose et de glycose dans lequel la proportion de glycose excède celle qui correspond à l’équilibre), c’est la réaction inverse qui se produit; le glycose se transforme en maltose, jusqu’à ce que l’équilibre soit rétabli (Croft Hill).

Cette réaction inverse est une synthèse et les travaux de Hill, Emmeling, E. Fischer ont fait connaître un certain nombre de réactions du même genre; la lactase qui hydrolyse le lactose peut inversement régénérer ce corps en combinant le glycose et le galactose; l’émulsine hydrolyse l'amygdaline et peut la régénérer toujours suivant les conditions du point de départ. Ces synthèses doivent se produire d’autant plus facilement que les solutions de ces corps sont [ ) Lus concentrées.

4. Vitesse des réactions. — - Les vitesses des réactions plus ou moins complexes qui se passent dans un milieu homogène, sont le critère qui va nous servir à les comparer entre elles et à comparer les réactions diastasiques avec les réactions catalytiques de la chimie générale. Ces vitesses servent de critère, parce qu’elles sont différentes suivant les ordres principaux de réactions auxquelles elles appartiennent et affectent des allures particulières, suivant chacun de ces ordres.

A. Loi de l’action des masses. — D’après la loi de l’action des masses la vitesse d'une réaction est 'proportionnelle au produit des niasses actives des corps qui interviennent dans la réaction.

Ordre des réactions. — Soient plusieurs corps A, B, G, en présence dont les masses soient ni, p, q, constituant un milieu homogène dont la formule est m A+p B-fcy C. Soient a— x, b — x, c—x les quantités de ces corps à un moment donné t; soit v le volume occupé par le système ; la vitesse de la réaction sera

d oc

Ja quantité (exprimée en molécules-grammes) des corps A, B, C, qui se

combinent par unité de volume pendant l’intervalle de temps d t,

c’est-à-dire —4- Cette vitesse sera égale à : v. dt °

En intégrant et en déterminant la constante d’intégration par la condition qu’au début (c’est-à-dire pour t — o) x est égal à zéro, on mettra en évidence une certaine relation entre t, a, b, c, x et k. - — On établit par un certain nombre d’expériences les valeurs de x pour un certain nombre d’intervalles de temps déterminés. On introduit ces valeurs dans la formule et on vérifie si les valeurs de K qui s’ensuivent sont réellement constantes. Pratiquement trois cas cas sont à considérer.

1° Réactions du premier ordre. — La réaction est dite du premier ordre quand un seul corps A se décompose avec une certaine vitesse. Dans ce cas m est égal

FERMENTATIONS

à 1 (disparait par conséquent) et la vitesse est exprimée par la formule:

(lx

v.dt

a est la quantité du corps au début. En intégrant d’après la condition ci-dessus (pour x = o, t= o), la loi suivant laquelle se produit la réaction du premier ordre a la forme suivante :

K< = log. nep. ou K = \ log. nep.

Dans cette relation le volume v occupé par le système n’intervient pas. Les opérations à faire sont : 1° de déterminer la valeur de x pour une série de temps différents, la valeur de K doit rester constante ; 2° établir la vitesse pour differentes valeurs de a (pour différentes concentrations du corps à transformer), la proportion de matière transformée doit rester constante.

Exemple. — On intervertit du sucre de canne par un acide. On fait deux sériés d’expériences, l’une avec une solution de concentration donnée pour déterminer la quantité de saccharose transformée après des temps successivement plus longs, l’autre avec des solutions de concentration différentes pour déterminer la proportion de saccharose invertie dans ces solutions choisies successi\ement. plus fortes. Avec ces données utilisées à l’aide de la formule, on établit que e résultat satisfait à la loi de la réaction du premier ordre, parce que Iv est constant, et que la quantité transformée restant proportionnelle à la concentration, la vitesse de la réaction est constante.

2“ Réactions du deuxième ordre. - Deux corps réagissent et donnent un corps nouveau A+B = AB, soit a et b les quantités exprimées en grammes-molecules des corps A et B au début, x la quantité de AB formée après t minutes, v le

volume du mélange, on aura au moment t par litre ^ au coips a, y

du

corps B et la vi*esse s’exprimera par la formule :

dx

v.dt

Si les corps A et B sont en quantités équi moléculaires, on a alors a —6 et la vitesse a pour expression :

dx i- /a — x'' dt

pour t— o, X—O, on aura après intégration

K. at x

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