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La relation de t q\x dépend ici du volume occupé parle mélange et par conséquent de la concentration des corps A et B.

Si les quantités a et b ne sont pas égales, on a :

dx

v.dt

i°s-nep- TTtï— rr —

El après intégration :

(II bis)

PROLÉGOMÈNES

Exemple : On saponifie de l'acétate de méthyle par la soude ; on fait les deux séries d'expériences indiquées plus haut, l’une avec une solution de concentration donnée pour déterminer x à différents intervalles de temps et voir si lorsqu’on introduit ses valeurs dans l’une des formules II ou II bis K reste constant; 1 autre avec des solutions de concentration différente pour voir si la vitesse reste la même. Et on voit que dans ce cas la dilution de la solution diminue la vitesse de la réaction, avec une dilution double la vitesse devient deux lois moindre. A ces caractères on reconnaît une réaction du deuxième ordre.

3° Exactions du troisième ordre. — Trois corps sont en présence A-j-B-fC —ABC. La vitesse a alors pour expression:

dx a — x b — x c — x

v.at v v v

Elle dépend ici du carré du volume occupé parle mélange.

Ces formules expriment des types généraux de réactions catalytiques, chacun de ces types (particulièrement les deux derniers) peut présenter un certain nombre de cas particuliers, en raison des réactions intermédiaires, différentes suivant ces cas, qui peuvent se produire entre les corps en présence. Des constantes supplémentaires pourront de ce fait intervenir dans les formules qui leui i épondent et celles-ci ne seront établies que par tâtonnement et à l’aide d’hypothèses qu’elles-mêmes serviront à vérifier.

Cuoi qu il en soit, on peut par ce moyen établir la loi de chaque réaction catalytique en particulier, en la rattachant à la loi des masses. Dans l’étude des diastases on devra procéder de la même manière. Pour l'action de l’invertine en

particulier on peut arriver à une formule qui satisfait à toutes les conditions de l’expérience.

B. Lois générales de l’action des diastases. — Les lois générales <le 1 action des diastases ont été recherchées par plusieurs auteurs, principalement en se servant de l’invertine.

0. Sullivan et Tompson qui ont inauguré ces recherches concluent que 1 action de l’invertine sur le saccharose suit la loi logarithmique des réactions monomoléculaires, autrement dit que la diastase se comporte comme les acides. Leurs expériences, incomplètes sur certain point, ne comportaient par cette conclusion.

1 amm ann, qui a étudié Léninisme en même temps que l'inverti ne, conclut que la loi de leur réaction est très complexe et bien différente de la loi logarithmique des acides.

Dlclalx reconnaît que les diastases et en particulier l’invertine ne suivent pas la loi des acides, la vitesse de la réaction, d’abord uniforme au début de celle-ci, va ensuite en se ralentissant. Sa conclusion est que la loi des diastases s’écarte de la loi des niasses.

Les recherches de A. Brown, de H. Brown et Glendinning, de Uezog, de Medwedew, ne conduisent pas non plus à une théorie complète de l’action des diastases.

FERMENTATIONS

Étude de l’invertine. — V. Henry a repris l'étude de cotte question on expérimentant sur 1 émulsine, 1 amylase, mais particulièrement sur l’invertine. Nous reproduirons ses conclusions en ce qui concerne cette enzyme.

La vitesse d'inversion du saccharose produite par 1 invertine est plus rapide que ne l’indique la loi logarithmique des acides. — Le ferment reste comparable à lui-même pendant toute la durée de la réaction, son activité ne dépend que de la composition du milieu dans lequel il se trouve. — Le sucre interverti ralentit la réaction produite par l’invertine; ce ralentissement est d autant plus iort que la quantité de sucre interverti est plus grande. — Une même quantité de sucre interverti ralentit une inversion d autant plus que la quantité de saccharose présente dans la solution est plus faible. — L’action ralentissante des produits delà réaction est due presque uniquement au lévulose. — Lorsqu'on étudie la vitesse d inversion pour des solutions de concentration différente en saccharose, on trouve que pour les solutions diluées (au-dessous de 0,1 normale) la vitesse augmente aArec la concentration; pour les solutions moyennes (entre 0,1 et 0,5 normale) la vitesse est indépendante de la quantité de saccharose, et pour les solutions concentrées la vitesse diminue à mesure que la concentration augmente. — La vitesse d’inversion est proportionnelle à la quantité d’invertine.

Si l'on suppose que la diastase forme avec le saccharose et le sucre interverti deux combinaisons , donnant lieu à des équilibres , et que l’on applique la loi de l'action des masses à ces deux équilibres , on en déduit pour la loi de l'action de la diastase une formule qui satisfait complètement toutes les expériences sur /’ invertine. D'après cette loi , la vitesse de l'action diastasique a pour expression :

cl x Iv (a — x)

dt 1 + m(a — x) -t -mx

Les constantes m et n sont caractéristiques de la diastase, de la température et du milieu.

Conclusion générale. — Ces importantes recherches nous amènent à conclure que, dans l’état présent de nos connaissances et de nos moyens, les actions diastasiques rentrent dans les lois générales des actions catalytiques. Ce qui a pu faire le doute dans les esprits, c’est que ces actions catalytiques ne s’expriment pas par une seule formule, mais comprennent des catégories difïérant entre elles par le mécanisme de la catalyse. En étudiant une diastase isolément on arrive à la faire rentrer dans l une de ces catégories dont elle subit les lois particulières.

PROLÉGOMÈNES

Bibliographie.

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FONCTIONS ÉLÉMENTAIRES

L'idée de fonction implique Y adaptation d’une propriété ou d un ensemble de propriétés ci un résultat déterminé ; cela, soit que ce résultat ait été prévu, recherché dans un but connu d utilité, soi! qu il ait été acquis en dehors de toute considération de cet ordre, mais pour indiquer, même dans ce cas, à notre esprit la relation entre la cause et l'effet. En physiologie, le mot fonction est pris dans son sens propre, avec (on peut le dire) sa signification tinaliste ; le même terme est usité dans d’autres sciences, notamment en chimie,

dans un sens qu’on peut appeler figuré ou métaphorique, c est-adire par comparaison avec ce qui existe dans 1 être vivant, ou dans les organisations dans lesquelles entrent des êtres vivants.

Fonctions physiologiques ; fonctions chimiques. H > «> des fonctions physiologiques et des fonctions chimiques , mais il se trouve que les fonctions chimiques qui nous expliquent la constitution, le maintien en équilibre de certains corps plus ou moins complexes, nous rendent aussi compte, lorsque ces corps entrent dans la constitution des êtres vivants, de l’organisation, de la réalisation de l’équilibre de ces êtres, de sorte que les fonctions physiologiques ont leur explication dernière dans les fonctions dites chimiques, nouvel argument en faveur de la continuité entre les règnes de la nature et de l’unité des lois qui les régissent.

Fonctions cellulaires. — Les plus élémentaires des fonctions sont donc celles de la matière envisagée du point de vue qu’on appelle chimique, cette matière étant considérée dans son évolution à travers le règne, dit vivant. À un degré autre, dans une catégorie bien distincte, viennent ensuite celles des plastides ou cellules, qui sont désignées couramment sous le nom d 'éléments histologiques. Leur valeur d’éléments leur vie/it, ainsi qu il a déjà été expliqué, seulement de leur comparaison avec les organes, appareils et systèmes qu’ils forment en s’associant les uns aux autres de façon variée. D’une manière absolue ils sont eux-mêmes déjà d une grande complexité. — De ces fonctions cellulaires ne seront décrites Mokat et Doyon. — Physiologie. I. — 8

FONCTIONS ÉLÉMENTAIRES

que colles qui sont typiques, connue la contraction musculaire , la sécrétion glandulaire, la fonction excitatrice que les neurones exercent sur les autres éléments. Dans leur détail, ces fonctions comportent (les variétés intermédiaires qui les rapprochent les unes des autres; de plus, il est des éléments morphologiquement bien déterminés, dont les fonctions nous sont inconnues, parce que nous ne disposons pas de méthode qui nous permette de les analyser dans leur détail.

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