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III. — Disparition du sucre (glycolyse

Lorsque le sang est conservé hors des vaisseaux le sucre disparaît. Au bout de vingt-quatre heures, à la température du laboratoire, on n’en trouve que des traces (CL Bernard).

Portier a constaté que le sang (de chien et de lapin) peut détruire de petites quantités de certains sucres surajoutés, tels que : glucose, galactose, lévulose, mannose, maltose, diacétone (sucre en C3 à fonction cétonique provenant de l’oxydation de la glycérine); il est sans action sur d’autres, tels que : saccharose, lactose, xylose, arabinose, sorbose.

La glycolyse ne dépend pas de l’action des microbes (Artiius). Dans le sang soumis à l’ébullition le sucre ne se détruit plus (CL Bernard). D’après Barrai. la destruction de l’agent glycolytique a lieu à 34°. La glycolyse est nulle ou très lente de 0° à 13° (Barral; Artiius).

La glycolyse ne se produit pas dans le vide (Spitzer) ; l’acide acétique (CL Bernard), l'acide carbonique, l’oxyde de carbone, l’antipyrine (Brouardel et Love), l’extrait de sangsues (Colenbrander, Ryvoch) entravent ou empêchent le phénomène.

La présence des éléments figurés paraît indispensable à la production de la glycolyse. Cette conclusion ressort des faits suivants :

a) Si on laque un volume de sang avec 10 volumes d’eau distillée, le sucre ne disparait pas à l'étuve même au bout de trois jours. 11 est essentiel d’opérer à l’abri des microbes (Doyon et A. Morel).

Exemple : On prélève à un chien trois échantillons de sang artériel. Le premier est dosé immédiatement; les deux autres sont reçus directement dans des vases stérilisés contenant, l’un de l’eau distillée, l’autre une solution NaCl.

GLYCOLYSE P. 1000 DE SANG

Immédiatement Après

après la saignée. 48 heures à, 37°

30 grammes de sang (échantillon témoin) lsr,54 »

30 grammes de sang -f 500cc eau distillée — lsr,37

50 grammes de sang -J- 500cc NaCl à 9p. 1000. — traces ?

b) La glycolyse n’a pas lieu, ou tout au moins est peu accentuée, dans le sérum débarrassé des globules par la centrifugation (Doyon et A. Morel).

MODIFICATIONS SUBIES PAR LE SANG HORS DES VAISSEAUX

GLYCOLYSE P. 1000 DE SÉRUM.

A l’origine. Après 144 heures à 37°

Sérum (do cheval) recueilli après r non centrifugé . 0sr,G6 néant,

20 heures de repos du sang ) centrifugé pendant

à 8-12° . ( 20 minutes . 0£r,G3 0sT,47

c) Le sérum ltré sur porcelaine a perdu tout pouvoir glycolytique sur le glucose surajouté (Portier).

L'agent glycolytique ne paraît pas préexister dans le plasma. Le sang fluoré à 1 p.100 (1/2 p. 1000 peuvent suffire) ne perd pas son sucre; l’addition tardive de fluorure après la sortie du sang n’empêche pas la glycolyse (Arthus). L’oxalate ralentit le phénomène et le ralentit d’autant plus qu’il est ajouté au sang à un moment plus rapproché de la prise (Artiius).

Les propriétés de l’agent glycolytique, la façon dont il se comporte vis-à-vis de la chaleur permettent de le rapprocher des ferments solubles, toutefois il n’a pu jusqu’ici être isolé et préparé chimiquement à la manière des autres ferments. La fibrine fraîche fixe l’agent glycolytique; l'alcool le détruit (Artiius).

Les produits de destruction du sucre sont inconnus.

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