ALBUMINE
RÉSIDU fixe moins l’albumine.
SUBSTANCES
(inorganiques.
SUBSTANCES
organiques
moins
l’albumine.
Huinmes . 1
Femmes . 7
V eau .
Chez l’homme le liquide était retiré par la ponction lombaire ; les sujets étaient, dans lage moyen et étaient atteints pour la plupart de paralysie progressive. La teneur élevée en albumine du cas 8 s’explique par une pacbyméningite hémorragique récente.
Origine. — Elle est inconnue, Spina aurait observé de visu la formation de gouttelettes claires de liquide cérébro-spinal à la surface du cerveau. Il suffit pour cela de provoquer une forte hyperhémie locale; le liquide transsude directement à travers la paroi amincie des vaisseaux de la substance corticale. D’après Pettit et Girard, Veneziam, le liquide céphalo-rachidien est sécrété par les plexus choroïdes. Les cellules de revêtement des plexus choroïdes des ventricules latéraux présentent des modifications histologiques à la suite de l'administration de muscarine, d’urée, de toxines, etc., comparables à celles qui s’observent dans les cellules glandulaires (Pettit et Girard). Le violet de méthyle se fixe sur les plexus et amène leur dégénérescence. Dans ces conditions le liquide céphalo-rachidien est modifié; il devient plus alcalin et moins abondant ■ Veneziam).
tassage dans le liquide céphalo-rachidien des substances contenues dans le
sang, — Certaines substances passent, d'autres non. Après la mort, la membrane arachnoïdo-pie-mérienne devient inerte et n’oppose plus aux substances qui pourraient la traverser de dehors en dedans, la barrière solide qu’elle leur oppose lorsqu'elle remplit son rôle physiologique à l’aide des éléments histologiques encore vivants qui entrent dans sa structure. Dans les différentes formes de méningite, les méninges paraissent se comporter différemment au point de vue de la perméabilité de dehors en dedans, c’est-à-dire de l’organisme vers la cavité arachnoïdienne (W idae, Sicard, Monod, Griffon, Cruciiet).
Absorption par la voie sous-arachnoïdienne. — La voie sous-arachnoïdienne peut être utilisée soit pour retirer un peu de liquide dans un but diagnostique, soit pour faire pénétrer des médicaments (Léonard Corning, 1885; Sicard, 1898; Gathelin et Tuffier).
LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN
Doux cents centimètres cubes d’eau salée peuvent être injectés sans inconvénient par cette voie à un chien de 10 à 15 kilogrammes; le liquide fuse en parlie dans les ventricules latéraux; 10 à 15 centimètres cubes d’huile sont bien supportés et résorbés lentement (Sicard). L’iodure de potassium, le bleu de méthylène mélangé à dose sulfisante au liquide céphalo-rachidien se retrouvent dans 1 urine (Ys idal, Sicard, Ravaut). Certaines substances agissent à dose plus laible, lorsqu'on les injecte dans l’espace sous-arachnoïdien, que lorsqu’on les injecte dans le sang. Levandowski a constaté le fait pour la strychnine. La chirurgie a bénéficié de cette méthode. L’injection dans le cul-de-sac sousarachnoïdien de la queue de cheval de chlorhydrate de cocaïne (l centigramme et demi à .1 centigrammes) suffit chez l'homme à provoquer pendant quelques heures 1 anesthésie des membres inférieurs et d’une partie du tronc (méthode de Lier, 1898, Seldowitch et Zeidler, Tuffier). L’anesthésie peut durer une heure ou une heure et demie ; elle est le plus souvent telle que l’on peut tout couper ou cautériser sans que le patient éprouve la moindre douleur et puisse accuser autre chose qu’une sensation de contact.
Toutes ces substances médicamenteuses et notamment la cocaïne exposent à une réaction méningée. Sicard a observé la diapédèse à la suite de l’injection d huile ou d’encre de Chine ; Ravaut, Aubourg ont constaté la présence de polynucléaires à la suite de la rachi-cocaïnisation dans le liquide cérébro-spinal. Pour obvier à cet inconvénient, quelques chirurgiens font pénétrer les substances médicamenteuses dans l’espace cellulo-adipeux situé entre la dure-mère et la paroi osseuse, facilement abordable par la voie sacro-coccygienne ( injections extradurales).
Morat et Doyon. — Physiologie.
O g ^ C ci C
O -«-J “ ^0 D G -XX -a G
U S O •- bjfl O £ 3 3 C, V a jz 'fi 3 - g
P CO C cd
— > r- ri C =3 O o.
fi L„
w S -< o N co ^
fi *Jj ’
.Sa