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CO. OH CH2 — SJI I I

H2Az - C — SH CII. Az H2 CH3 CO. OH

11 suffira donc d expliquer la formation de la cystéine (la cystine pouvant en provenir par oxydation grâce aux oxydases du sang). — La cystéine possède une

SOUFRE

chaîne à trois atomes de carbone, qui la rattache à l'acide lactique CO. OH — CH. 011 — CH3. Elle est un acide amido-thio-lactique et cette constatation suggère un rapprochement avec l’acide urique

/AzH — CO

C0<^ C-AzIP

\zll — G — Azll

CO

dans la formule duquel entre aussi une chaîne tricarbonée. On sait du reste qu’HoRBACZEWSKi a reproduit synthétiquement l’acide urique par union de l’urée et de l’acide trichlorolactique et on a vu plus haut que l’organisme des oiseaux réalise celte synthèse sous une forme à peine différente, par les combinaisons de l’urée et de l'acide tartronique. On peut se demander si la cystine ne se formerait pas synthétiquement dans l’organisme par la rencontre de l’acide sulfurique et de l’ammoniaque avec une copule tricarbonée, absolument comme l’acide urique se forme par la rencontre de l’urée (provenant elle-même de l’acide carbonique et de l'ammoniaque) avec cette même copule tricarbonée. La cystine serait ainsi, dans les mutations du soufre, l’équivalent physiologique et sans doute aussi pathologique de l’acide urique dans la mutation du carbone et de l’azote (Sambug).

En fait on observe dans certains cas (non toujours) une diminution de 1 acide urique dans le cas de cystinurie. Ce qui peut tenir à ce que la copule tricarbonée, qui entre dans l’un comme dans l’autre corps, insuffisante en quantité, se trouve accaparée par la cystine.

Lieu de formation de la cystine. — Le lieu de formation del acide urique est dans les leucocytes. La leucocythémie s’accompagne d’un accroissement considérable de l’excrétion de l’acideurique, comme l’a vérifié encore récemment P. Courmoxt. Horbaczewski fait provenir l'acide urique de la destruction de la nucléine desleucocytes, maison peut comprendre également que ce corps se forme par synthèse, comme la cystine elle-même, au sein des éléments figurés du sang.

En résumé, de l'acide sulfurique et de l'ammoniaque, provenant tous deux directement de la destruction albuminoïde, s'unissent au sein de la cellule hépatique à une copule dicarbonée pour former synthétiquement de la taurine. — Mais de l’acide sulfurique et de l’ammoniaque peuvent aussi se combiner au sein des leucocytes à une copule tricarbonée pour former de la cystine, en quantité faible dans les conditions normales, notable dans les cas pathologiques. Et 1 on conçoit que la formation de cystine puisse exceptionnellement suppléer celle de taurine, comme dans un cas observé par Marowsky.

Rien à dire de précis sur les autres constituants du soufre neutre de l’urine qui y sont en quantité proportionnellement infime.

2. Soufre acide de Purine. — II y en a une partie à l’état de sels qu’on reconnaît à ce qu’elle se précipite immédiatement par la baryte. Une autre partie est à l’étald’éZ/ie?\<; (phénols proprement dits, crésols, etc...)qui se reconnaît àceque, après hydrolyse par l’acide chlorhydrique à la température de 100°, il apparaît dans l’urine une nouvelle quantité d’acide sulfurique précipitable par la baryte, quantité provenant de la saponification de ces éthers.

Entre les sels et les éthers le partage de l’acide sulfurique est inégal et variable. Chez l’homme c’est la forme saline qui l’emporte de beaucoup (9/10 et plus de la quantité totale). L’alimentation végétale semble accroître la proportion des

152 LES CORPS CONSTITUANTS; LES ÉNERGIES EMPLOYÉES

éthers. Dans l’urine de cheval, cette proportion peut être supérieure à celle des sels.

Origine des éthers sulfuriques de l’urine. — La molécule d’albumine contient de la tyrosine, composé cyclique hexagonal pouvant donner des phénols auxquels s’unirait l'acide sulfurique. Pour que cette hypothèse fût admissible, il faudrait quedans la molécule albuminoïde la tyrosine fûtliée directement au fragment soufré (cystinogène ou autre) qui entre dans sa constitution. Or il n’y a pas de rapport constant entre le poids de la tyrosine et le poids de la cystine. Elle ne renferme donc pas de fragment formé parla soudure de ces deux molécules. Tout prouve plutôt que l 'acide sulfurique et les phénols se combinent par éthérification. Baumann, après avoir découvert ces éthers dans l’urine, a établi l'aptitude de l’organisme à réaliser leur synthèse. L'ingestion stomacale ou l’ingestion hypodermique d’un phénol augmente la proportion de l’acide sulfurique conjugué dans l’urine et on peut isoler le composé éthéré. On fait également apparaître l’éther sulfurique dans l’urine en administrant àla fois du phénol et du sulfate de soude. Cette formation synthétique a l'avantage de transformer deux produits toxiques en un produit inoffensif (Baumann et Nelnikoff). L’acide sulfurique provient évidemment de la destruction des albuminoïdes; quant aux phénols, ils dérivent vraisemblablement de la tyrosine des albuminoïdes organiques et aussi alimentaires. L’expérience a en effet montré que la proportion des éthers sulfuriques mesure en quelque sorte l’activité de la fermentation intestinale; ce qui indique qu’une partie au moins des phénols conjugués à 1 acide sulfurique tire son origine de la décomposition des albuminoïdes de l’intestin.

3. Siège multiple de leur formation. Comme siège delà transformation Baumann a indiqué le foie. Néanmoins l’élimination des éthers sulfuriques se lait encore après l’ablation de cet organe chez les oies (Minkowski). Le rein , qui sous 1 action des diamines est inapte à la synthèse de l’acide hippurique, laisse persister celle de ces éthers (Pohl) ; toutefois cet organe, comme le pancréas, serait apte à la réaliser pour de petites quantités. Elle se ferait surtout dans la muqueuse intestinale ^Landi). Ces résultats divers se concilient, d’après Sambuc, en admettant que cette synthèse se fait un peu partout dans l’organisme et en raison de celaplutôtpar les éléments du sang ou certains groupes d’entre eux. — L’oxyde de caibone et le nitrite damyle la diminuent (Katsuyama), l’empoisonnement par le phospore l’augmente (Munzer).

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