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Partie bulbaire du système

Bulbe olfactif. — Situé à Tintérieur du crâne, le bulbe olfactif est un ganglion primaire^ analogue aux noyaux bulbaires de Tau-

Cellule mitraie.

Voie eentr.

Glomérule,

-.. Voiepériph.

^^Cell.olf, ^EpUh. olf.

Fig. 251. — Voies olfactives.

Neurono pt'riphéri([uo (cellule olfactive) et neurone profond (cellule mitraie). Connexions des champs polaires terminal du premier et initial du second dans le glomérule.

ditif ou aux colonnes grises de la moelle qui reçoivent les racines postérieures, mais nullement aux ganglions de Corti et de Scarpa ou aux ganglions spinaux, comme on le dit quelquefois. Le nerf olfactif (tel qu'il faut Tentendre) étant constitué uniquement par les fibres qui, nées dans la muqueuse pituitaire, traversent la lame criblée pour se terminer dans le bulbe olfactif, ses cellules d'origine, retenues dans la muqueuse, y forment comme un ganglion dissocié et étalé qui, celui-là, est bien l'équivalent d'un ganglion spinal.

INNERVATIONS OLFACTIVE ET GUSTATIVE.

Arc inf.

Pédonc. LuOotfe.

Fig. 253. — Schéma du lobe limbique.

Type en i-aquetto.

sensoriel, si important chez certaines espèces, se développe autour du corps calleux, perpendiculairement à la direction transversale* des fibres de cette grande commissure, représenté qu'il est par une circonvolution en forme d anneau ou de limbe, la circonvolution limbique^ à la face interne de Thémisphère cérébral. Quelque peu dissociée chez l'homme, où elle se subdivise en deux circonvolutions arquées réunies par leurs extrémités antérieure et postérieure, Tune au-dessus du corps

calleux (circonvolution du LobeUmb^ue, Xrcnup,

corps calleux), l'autre audessous (circonvolution de l'hippocampe), cette circonvolution est nettement continue chez les osmatiques (animaux à odorat développé: chien, loutre, renard, etc.) ; tellement que si Ton part du lobe et du pédoncule olfactif, en suivant sa racine interne > on contourne tout

le corps calleux, dont on suit successivement la face supérieure, le bourrelet, la face inférieure, pour retrouver le pédoncule par sa racine externe : d où la comparaison de cet ensemble à une raquette à jouer, dont le pédoncule olfactif serait le manche et la circonvolution elle-même Tarceau périphérique. Cet arceau est complété par d'autres formations circulaires qui, soit audessus, soit au-dessous du corps calleux, dessinent des cercles concentriques du môme genre et sur lesquels nous allons revenir.

Osmatiques ; anosmatlques. — C'est à Broca également qu'on doit la distinction faite entre les animaux osmatiques et anosmatiques, expressions remplacées par Tlrner en celles de macrosmatiques^ microsmatiques et anosmatiques^ pour marquer une graduation que les épithètes précédentes ne réservent pas suffisamment. Le chien est macrosmatique ; le dauphin est anosmatique ; l'homme, le singe sont microsmatiques. Des différences aussi prononcées dans l'exercice d'une fonction de cette importance (il s'agit ici d'un sens pris dans son entier) doivent s'accuser par des inégalités dans le développement des organes nerveux qui y correspondent, et c'est ce que l'anatomie et la physiologie comparées ont démontré pour l'odorat. En prenant pour guide les connexions qui rattachent à l'organe extérieur de l'odorat (lui-même très développé chez les osmatiques) certaines circonvolutions du

668 INNERVATIONS SPÉCIFIQUES.

cerveau, on trouve à celles-ci un développement qui va de pair avec Timportance de la fonction, dans chaque espèce considérée.

Localisation et balancement fonctionnels. — La question ainsi posée revient à celle de la localisation cérébrale du sens de Tolfaction, que Tanatomie comparée a entrepris de résoudre, à défaut d'observations cliniques précises et d'expériences difficiles à réaliser. Cette question se double d'une autre qui n'en diminue pas les difficultés, à savoir celle du balancement des sens spéciaux susceptibles de se remplacer dans la fonction directrice qui leur échoit à Tun ou à lautre, suivant révolution particulière de l'espèce, au cours du développement phylogénique. Nous avons signalé déjà un balancement fonctionnel d'un autre ordre, entre organes ou systèmes, non pas juxtaposés, mais superposés : et c'est ainsi que le cerveau chez les vertébrés supérieurs, chez les primates et surtout chez l'homme, accapare, en les centralisant, les associations fédératives qui, chez les vertébrés inférieurs, sont organisées dans les ganglions cérébraux ou dans la moelle épinière et, chez les invertébrés, dans la chaîne ganglionnaire. Cette centralisation au profit du cerveau ne va pas sans une différenciation de ses parties et de ses fonctions et une sorte de métamérisation nouvelle qui s'accuse plus ou moins à sa surface, dans un ordre nouveau. Celleci correspond aux différents sens, lesquels ont élu dans l'écorce chacun un territoire particulier.

L'équivalence de ces différents systèmes sensoriels n'implique point leur égalité. Dans le développement progressif du cerveau, on ne leur voit pas se faire une part égale, ni même proportionnelle; mais, au contraire, l'extension plus ou moins rapide de Tun d'eux va de pair avec la régression partielle d'un autre. Or, comme la morphologie générale du cerveau ne change pas sensiblement dans ses grands traits, — autrement dit, comme les associations fonctionnelles des éléments sont indépendantes de la forme extérieure du cerveau, — l'empiétement des systèmes les uns sur les autres peut se faire sans laisser de traces bien évidentes, et des parties morphologiquement équivalentes se trouvent correspondre à des fonctions spécifiquement différenciées dans les différentes espèces animales. Toutefois, lorsque la régression est profonde ou inversement le développement exagéré, des changements morphologiques plus ou moins apparents peuvent être constatés à la surface du cerveau, et c'est ce qui apparaît dans les cerveaux comparés des macrosmatiques et des anosmatiques, malgré les difficultés introduites par le défaut de limites précises entre les différentes aires sensorielles.

INNERVATIONS OLFACTIVE ET GUSTATIVE. 665

subslance grise, partout où elle existe, nous fournit de si nombreux exemples.

Si nous nous reportons à ce qui a été dit plus haut des rapports de nombi'e entre les cellules et fibres olfactives et les cellules mitrales, nous voyons que, même chez les animaux où ces rapports affectent la modalité la plus simple, sans réduction ni augmentation apparente du nombre des neurones en connexions, l'excitation, en franchissant l'étape ganglionnaire qui réalise ces connexions, trouve des conditions nouvelles et entre en conflit avec des excitations de provenance intérieure ou extérieure, qui la transforment d'ores et déjà en l'acheminant et la préparant à d'autres transformations successives.

Gollatérales ; cellules pyramidales. — Les axones des cellules mitrales qui dirigent l'excitation du côté du cerveau dans des régions qui seront précisées ultérieurement, l'écoulent déjà partiellement dans la bandelette olfactive, par des collatérales échelonnées sur sa longueur : celles-ci la transmettent à des cellules nouvelles appartenant à la substance grise de la bandelette (pédoncule chez les animaux) ; ces cellules, de faible dimension et de forme pyramidale^ la dirigent à nouveau par des voies distinctes vers le cerveau. C'est là un nouvel exemple de la disposition tant de fois signalée de la double voie, l'une directe et rapide (par des fibres de projection à grande distance), l'autre indirecte, plus lente et entrecoupée de relais (voies courtes de la substance grise), qui s'offre pour ainsi dire à toute excitation, la diffuse, la dissémine et en multiple les associations et les conflits au point de ne rien laisser subsister de sa forme initiale dans la surface impressionnée.

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