A. - SYSTÈME OLFACTIF
C'est à la morphologie que nous devons demander, pour le moment, la plupart des renseignements qui concernent l'innervation olfactive. L'expérience nous désigne comme siège des impressions olfactives la muqueuse pituitaire, non dans toute son étendue, mais dans la partie supérieure seulement des fosses nasales.
Champ de réception des impressions. — Des cellules spéciales [cellules olfactives) existent à cet endroit dans la muqueuse, qui sont en continuité avec les fibres du nerf olfactif . Ces éléments, intercalés entre les cellules épithéliales de la muqueuse, ont la forme de bâtonnets allongés, ciliés du côté de la surface muqueuse ; ils
Fig. 250. — Éléments de Vépithélium olfactif.
En J. Kléiiionts rhez la grenouille ; o, cellules ëpilhéliales de soutien : 6, cellules olfactives avec un prolongement profond (rf) et un prolongement superficiel (c), et avec ses cils terminaux (c).
Kn i. Mt^mes (éléments chez l'homme, mOmcs lettres.
Kn 3. Fibres nerveuses du nerf olfactif du chien, leurs subdivisions terminales en a. (Frey.)
INNERVATIONS SPÉCIFIQUES.
possèdent un noyau qui les renfle et un prolongement moniliforme qui les rattache aux fibres olfactives contenues dans les faisceaux qui traversent la lame criblée de Tethmoïde. Ils forment de la sorte des neurones dont les cellules restées dans la muqueuse ont un pôle récepteur cilié de forme très simple et dont Taxone va se terminer dans les petites masses arrondies qui sont les glomérules du bulbe olfactif. Tel est le neurone périphérique^ ou inférieur^ du système.