C. temp
Fig. 252. — Centres corticaux de V olfaction {d'après Chabpy).
La bandelette a été coupée et son bout cérébral renversé en arrière, pour découvrir une région de substance grise sous-jaecnte appartenant à l'olfaction.
calleux, plus la partie adjacente de cette dernière circonvolution (jusqu^au niveau du genou du corps calleux).
c. Région orbitaire. — Elle comprend la partie postérieure des deux circonvolutions orbitaires jusqu'au sillon cruciforme (du cerveau humain). Chez les animaux entièrement anosmatiques comme le dauphin, cette partie postérieure est entièrement lisse et atrophiée, d'où le nom de désert olfactif que lui a donné Broca.
d. Région temporale. — Cette région, à laquelle sont censées aboutir les fibres ((ui ont traversé la ligne médiane {lourallerà lecorce opposée, est très mal connue et n'est peut-être qu'un prolongement de la région hippocam pique.
Circonvolution limbique des osmatiques. — Tous les systèmes sensitifs ou sensoriels ont une constitution cyclique, sur laquelle nous avons attiré Tattention. Dans le système olfactif, la forme anatomique générale semble Taccuser extérieurement et la dessiner aux yeux. Comme Ta le premier fait remarquer Broca, ce sj^tème
INNERVATIONS OLFACTIVE ET GUSTATIVE.
Limitation non précise; dépendance mutuelle de parties fonctiocnellement différenciées. — Il importe du resle de rappeler qu'au sens étroit du mot de telles limites n'existent pas. Si, à la périphérie du corps, les champs sensoriels sont nettement délimités et sans liaison entre eux, à la surface du cerveau qui reçoit leurs fihres de projection il n'en est plus de même; les champs de réception des excitations apportées par les fibres de projection de chaque sens en particulier sont bien distincts les uns des autres, mais ils sont en plus reliés par des fibres d'association plus nombreuses que les éléments de projection eux-mêmes. // n'est, de ce fait, aucun sens dont le fonctionnement ne retentisse sur tout te cerveau et par lui sur tout C organisme.
Le mot de centre j si souvent employé pour désigner ces territoires corticaux sensoriels, doit s'entendre dans le sens de foyers, non seulement de réflexion sur place par les fibres de projection descendantes, mais aussi et principalement <\H)Tadiation dans la substance cérébrale; le cerveau étant, comme déjà la moelle épinière, mais à un degré encore supérieur, un organe de dispersion et distribution élective des excitations qui lui arrivent par des voies localisées et spécialisées, et ces excitations, il les écoule, après des transformations multipliées, par des voies descendantes localisées et fonctionnellement spécialisées, associées aux précédentes suivant toutes les combinaisons possibles.
Arc marginal externe et arc marginal interne. — La circonvolution limbique de Broca représente le schème idéalement simplifié du système olfactif.
P. olf.
Lole olf.
Fig. S.'ii. — Système d'association olfactive. AiTs marginaux externe ol interne (selu-nia <le Charpy).
Ce schème, dans la réalité, se complique de l'adjonction de faisceaux arqués de fibres blanches, plus ou moins mêlés de substance grise ou coupés de ganglions, qui en reproduisent la forme ovalaire générale, concentriques qu'ils sont à la circonvolution limbi(|ue (M. Duval, Schwalbe, Giacomim, Zukerkanpl, Trolard, Bole). Le système olfactif est, en somme, formé de trois cercles concentriques. Le plus extérieur est la circonvolution limbique. En dedans de lui est un arc marginal externe j comprenant le corps godronné elles nerfs de Lancisi, et qui passe, par conséquent, au-dessus du corps calleux. Le troisième est un arc marginal intirnCy formé pour la fimbria, le trigone céivbral, le pédoncule du
670 INNERVATIONS SPÉCIFIQUES.
septum lucidum, et passe au-dessous du corps calleux ; des fibres pei^oranles réunissent le deuxième au troisième arc à travers la substance de ce dernier.
Toutes ces parties présentent entre elles des connexions assez naturelles. 11 est toutefois impossible de dire dans quelle mesure elles se rattachent chacune à Texercice de l'olfaction.