COURANT ASCENDANT
FERMETURE. OUVERTURE
S*»cousse.
Secousse.
Forle secousse.
Forte secousse
Loi de Ritter-Valli. — Ce tableau exprime les variations de l'excitabilité nerveuse envisagées dans leur succession suivant le temps. Il faut ajouter que cette perte d'excitabilité n'est pas totale; elle ne frappe pas le nerf dans son entier, mais suit une progression dans le sens de sa longueur. Dans le nerf moteur elle frappe d'abord l'extrémité la plus éloignée du muscle, puis progressivement les parties du nerf les plus voisines de celui-ci. — Ce mode de disparition de l'excitabilité est le même quelle que soit la nature de l'altération qui produit le dépérissement du nerf (anémie, curare, Cl. Bernard ; aneslhésie locale, loTEYKo et Stefanowska). — Dans les nerfs sensitifs, dont la conduction est inverse de celle des nerfs moteurs, la marcbe de la perte d'excitabilité est inverse et se fait de la périphérie aux centimes (mêmes auteurs).
Ëlectrotonus dans TappUcation monopolaire de rélectricité. — On peut exciter un nerf, comme Ta montré Chauveau, en pla(:ant sur lui une seule électrode du coui^nt, pendant que l'autre électrode est placée sur une région éloignée (plus ou moins symétrique). Il suit de là, sans erreur possible et contrairement à ce que prétend Hermanx, que l'électrotonus (autrement dit la modification de l'excitabilité qui accompagne les courants électrotoniques) peut et doit se développer dans ces conditions (Morat et Toussaint). Évidemment lea résultats de ce mode d'application unipolaire de l'électricité doivent avoir un lien commun avec ceux de l'application bipolaire, et on met ce lien en évidence en dressant, comme je l'ai fait, un tableau parallèle des i^ésultats obtenus^
dans ces deux modes d'opérer. Cette concordance est d'autant plus utile à connaître que, si l'application bipolaire est presque exclusivement employée en physiologie, l'application unipolaire est en clinique la seule pratique et correcte; d'où la nécessité d'établir ^l'équi valence des deux méthodes pour faire bénéficier la clinique des résultats expérimentaux. Au point de vue théorique, pour l'explication des effets de l'électricité, cette
Fig. 48. — Perle progressive de VexcitabUité dans le nerf moteur coupé.
Les points A, B, C, D deviennent successivement inexcitahles aprt»s avoir pivsenlé une légère phase (rhypei*excitabilité.
confrontation n'est pas non plus sans intérêt. Elle montre jusqu'à l'évidence que la spécificité d'action attribuée pendant longtemps au sens du courant, appartient en réalité à la nature du pôle en contact avec le nerf excité (dans la méthode unipolaire), avec le segment myopolaire du nerf (dans la méthode bipolaire). C'est ce qui ressort du tableau Suivant, dans lequel est notée la succession des effets dus à une intensité croissante des courants dans les deux modes d'excitation.
COURANT
FERMETCRE.
OUVERTURE