POLE
FERMETURE
OUVERTURE
Faible
' .Ascendant..
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V Descendant.
Secousse.
Négatif.
PosiUf.
Secousse.
Secousse.
Secousse.
Négatif.
Positif.
Secousse.
Secousse.
Moyen.
Ascendant..
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NéKatif.
Positif.
Secousse.
Secousse.
Secousse.
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Secousse.
Secousse.
Secousse.
Négatif.
Positif.
Secousse.
Secousse.
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Secousse.
Fort..
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Secousse.
Secousse.
Négatif.
Positif.
Secousse.
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Descendant.
Secousse.
Secousse.
Négatif.
Positif.
Secousse.
Secousse.
Alectrotonas dans les nerfs de fonctions diverses. — L'électrotonus, en tant que modification de l'e.xrilabilité, est une propriété absolument générale des nerfs, comme l'excitabilité elle-même ou la conduction des excitations, et qui s'y montre, comme celles-ci, indépendante des fonctions particulières de ces nerfs. Les fonctions des nerfs dépendent de leurs connexions avec les éléments nerveux ou non nerveux, auxquels ils commandent ou dont ils reçoivent l'excitation.
a. JYer/% sécréteurs. — Si à la place d'un nerf moteur on excite un nerf sécréleur, au lieu d*une déformation musculaire on aura un flux liquide sortant de la glande. On peut vérifier la loi des secousses dans ces conditions nouvelles, -comme Ta fait Biedermann. Cet auteur, opérant sur le glosso-pharyngien de la grenouille et les nerfs de la langue, a trouvé plus avantageux de mesurer au galvanomètre le courant de sécrétion, plutôt que la sécrétion elle-même.
b. Nerf$ inhibiteurs. — En excitant le pneumogastrique, type des nerfs inhibiteurs, par des courants continus d'intensité et de sens variés, Do^ders a pu dresser un tableau de la loi des secousses semblable à celui de Pflïjger, sauf que la contraction y est remplacée par l'arrêt de la contraction cardiaque, et le repos ou défaut de contraction par la continuation du mouvement du cœur.
c. Éléments d'association. — Les nerfs inhibiteurs ne sont pas des neurones terminaux, comme ceux des racines antérieures allant aux muscles du squelette; par définition nous les considérons comme des éléments d'association dont la fonction, déterminée parleurs connexions particulières avec les éléments moteurs proprement dits, aboutit à ce phénomène en apparence étrange qui est l'arrêt du mouvement. Les éléments intérieurs au système nerveux (éléments inter- ■centraux) présentent donc rélectix)tonus. Ceci revient à dire que les phénomènes <le l'électrolonus appartiennent à tout élément neneux quelconque.
Nerfs sensitiffl. — Les nerfs initiaux, comme les terminaux et les intercentraux, doivent présenter les modifications électrotoniques. Sur de telç nerfs ■et pour des raisons faciles à comprendre, elles ne sont pas faciles à déceler chez les animaux, dont nous ne pouvons guère mesurer la sensibilité que sous sa forme réflexe et non sans difficultés (Zuriielle).
Nerfs sensoriels. — Chez l'homme, on a essayé celte étude sur les nerfs sensoriels.
a. GoîU. — Le passage d'un courant à travei*» la langue produit une sensation gustative, acide à son entrée, alcafine (presque amère) à sa sortie (Pfaff, Volta, Ritter).
b. Vue. — Un courant qui se dinge vers les cellules ganglionnaires (courant descendant) produit une sensation d'obscurité ; un courant de sens inverse (courant ascendant) produit une sensation de clarté (Helmholtz).
c. Ouïe. — On arrive, non sans difficultés, à montrer que la loi des secousses «'applique aussi au sens de l'audition (Brenner).
Influence polaire sar le protoplasme non différencié. — Kliine a le pi*emier constaté l'action de l'électricité sur le protoplasme non diiTérencié ou peu •ditrérencié des animaux les plus inférieurs. Verworn a fait une étude méthodique <le cette action. On suppose généralement que le protoplasme des êtres unicellulaii'es doit représenter la substance vivante sous une forme élémentaire, dégagée de toutes les structures qui s'y superposent chez les êtres hautement organisés.
En conséquence, on suppose que la réponse d'une telle substance à l'égard des excitants équivaut à celle des cellules les moins diiTérenciées des animaux 5upérieui*s, et même à celle de la substance la moins difl'érenciée qui existe dans ces cellules; qu'en un mot elle doit être univoque et très simple dans son •expression. En réalité, la réponse aux excitations électriques des êtres monocelculaires est plutôt compliquée. Ce résultat semble indiquer que les comparaisons ou assimilations que nous faisons entre les êtres d'organisation difl'érente ne «ont peut-être pas très justes. La simplicité des êtres monocellulaires (amibes, infusoires, etc.) est moins grande que nous ne supposons et surtout son expression est autre que celle que nous lui donnons. Dans une amibe, toutes les fonc-
lions essentielles de la vie sont déjà représentées, mais en quelque soiie indivises, dans son protoplasme. Au cours de l'évolution plylogénique, un partage d'attributions s^est fait entre les différentes parties de ce protoplasme, partage en vertu duquel chacune d'elles a augmenté ses aptitudes dans un sens donné, en vue d'une fonction donnée, pendant qu'elle les perdait dans une direction opposée, au profit d'autres parties différenciées en vue d'autres fonctions. L'évolution, la différenciation, a donc pour résultat, à la fois, une perfection plus grande des fonctions de l'ensemble et une spécialisation, c'est-à-dire une réduction des fonctions de la partie, d'où l'inaptitude de cette demière à vivre seule, quand elle est détachée du tout auquel elle appartient.
Galvanotropisme. — Une amibe, placée dans une goutte d'eau que l'on fait traverser par un courant, réagit sous l'action de ce courant. La partie tournée vers Vanode (pôle positif) se rétracte, tandis que la partie tournée vers la cathode (pôle négatif) s'allonge et fonne un pseudopode. Si l'on renverse le courant, les mêmes phénomènes se produisent en sens contraire. Une double déformation inverse se produit ainsi sous l'action des deux pôles opposés. Quelle est celle des deux qui équivaut à la contraction musculaire ? Grand embarras pour le savoir. Dans un protoplasme orienté, différencié, comme celui du muscle, rien de plus net que les états opposés de repos et de contraction. Dans le protoplasme diffus de l'amibe, la direction des forces change au contraire suivant les circonstances. £n réalité, l'une et l'autre déformation procède en somme à la fois d'une rétraction dans un sens et d'un allongement compensateur dans un autre. La rétraction est toujours le phénomène actif. Quand la force est parallèle au pseudopode, elle le fait rétracter; quand elle lui est circulai rement perpendiculaire, elle le fait s'allonger. Dans les deux cas, il y a dépense d'énergie; dans les deux cas, il y a contraction, et à certain point de vue le phénomène est nmins simple dans l'amibe que dans la fibre musculaire. 11 est seulement remarquable que l'anode excite l'un de ces mouvements et la cathode l'autre, d'une façon prédominante ou particulière.
Une double déformation inveree, comme celle qui vient d'être indiquée,^ implique déjà une tendance à la locomotion. Certains êtres unicellulaires, ciliés ou non, présentent, sous l'influence du courant, un véritable déplacement auquel on donne plus particulièrement le nom de galvanotropisme. L'électrotonQs, les réactions des substances excitables, variables suivant la nature du pôle ou le sens du courant, ne sont que des modalités du galvanotropisme.