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CHAPITRE II STSTÉMATISATIONS PRIMAIRES

La sensi-motricité existe en nous sous des formes extrômement nuancées. Celles de ces formes qui répondent à l'idée ordinaire qu'on se fait de la sensibilité (sensibilité consciente) et du mouvement (mouvement volontaire) sont les plus perfeclionnées, mais aussi les plus complexes. Elles ont à leur base des associations plus élémentaires de la sensibilité et du mouvement que nous devons connaître. Nous en examinerons trois : c'est en premier lieu Vacte

SYSTÉMATISATIONS PRIMAIHES.

réHexe, qui nous montre dans sa plus grande simplicité la transformation de Texcitation sensitive en excitation motrice, avec le mouvement pour fin. C'est ensuite un phénomène qui intervient souvent (peut-être môme habituellement à un degré quelconque) dans l'acte réflexe qu'il complique et auquel il donne une allure et une physionomie nouvel les :

Xinhibition ou Varrét, phénomène en vertu duquel l'excitation sensilive n'a pas son effet immédiat, mais au contraire suspend, ajourne l'effet moteur et augmente ainsi sa variété.

C'est enfin la liaison inverse qui existe entre le mouvement et la sensibilité et qui leur permet de s'entretenir dans l'organisme Tune par lautre, à la façon d'un acte automatique, qui conserve ainsi

lexcitation dans l'intérieur de l'organisme, voire môme dans l'intérieur du système nerveux, par une véritable circulation^ comparable à celle de la substance et de l'énergie.

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4' vtntr. ■'

Can. épêndy.

Cerveau ont.

(hémisphères)

....Cer. interméil.

(Couches optiq.)

f'er. moyen

{Péd. têvè. )

Cer. poster.

{Cervelet)

Arrière-cervenn [Bulbe)

. . Moelle

Fiff. 97. — Les vésicules cérébrales del'embnjon (schéma imité de Gege.nbair).

Origine du système nerveux. — Le syslèine nerveux esl rendu nécessaire |Mir les complications de l'organisation cliez les animaux dans la séri«». A mesure que les fonctions se multiplient, en se difFérenciant par la division (lu travail, un tissu particulier s'organise en système pourharmoniser ses parties H maintenir son organisation.

Chez les hydres d'eau douce, la paroi du corps, en allant de l'extérieur à l'inlérieur, se décompose en deux feuillets épilhéliaux, l'un externe, l'autre interne. Entre les deux est une sorte de feuillet intermédiaire de nature contractile. O feuillet interposé n'est pas formé d'éléments indépendants, mais les libres d'aspect musculaire qui le composent sont rattachées par un pont de suhstance continue aux éléments épithéliaux delà supeHicie. Les excitations reçues l»ar la surface extérieure de ces derniers se transmet ainsi par continuité de substance à leur partie profonde, musculaire ou tout au moins contractile. Ces tractus, qui réunissent deux parties fonctionnellement différenciées d'un même élément, sont l'ébauche d'un tissu nerNeux.

Chez d'autres animaux d'organisation encore très rudimentaire, nous trouvons ce tissu isolé des autres et constitué à l'état de système rudimentaire. Tel e^t le système nerveux d'une ascidie, formé d'un ganglion relié par des connec-

lifs ou nerfs proprement dits à des organes, les uns récepteurs de l'excitation, les autres exécuteurs des fondions. Ce petit système élémentaire est un arc réflexe, comme il s'en trouve d'innombrables dans les animaux supérieurs, mais alors coordonnés entre eux et or*?anisés en une série de systèmes compliqués dans lesquels ils entrent eux-mêmes comme éléments constituants. Son développement. — Le système nerveux chez les vei^tébrés apparaît dès

es premiers jours du développement. 11 naît de Vecloderme. 11 existe tout d'abord sous la forme d'une bandelette épaissie, plaque neurale ou sillon ncuraL Ce sillon se transforme en gouttière (gouttière médullaire ou neurale) qui est orientée dans le sens de Taxe du corps.

Ses bords se relèvent, se soudent et forment le canal médullaire ou neural. Ce canal s'isole du reste de l'ectoderme qui se refenne par-dessus lui. Il nous représente déjà la moelle épinière avec son canal épendymaire. — A son extrémité antérieure,ce c^nal présente ensuite trois dilatations qui sont les vésicules cérébrales [antérieure , moyenne, postérieure ) , et qui donneront naissance à l'encéphale. La division des vésicules antérieure et postérieure, chacune en deux vésicules nouvelles , porte à cinq le nombre des vésicules secondaires, ce qui nous donne un cerveau antérieur, un cerveau intermédiaire, un cerveau moyen, un cerveau postérieur, un arrière-cerveau. La vésicule primitive moyenne est devenue le cerveau moyen. Le cerveau antérieur (la plus antérieure des vésicules secondaires) prend chez l'homme un développement très considérable. 11 se divise sur la ligne médiane et donne naissance aux deux hémisphères séparés par la scissure interhémisphérique. Toutes ces vésicules et les cavités qu'elles renferment prendront des configurçitions très différentes et donneront naissance à des formations nouvelles. La partie du canal primitif qui correspond au cerveau moyen se rétrécit i*ela-

H^/Ur Dors portion

Fig. 08. — Coupe île Vencéphale d'un embryon humain d'un mois environ (d'après W. His).

Los chilTies 1, 2, 3 correspondent aux vésicules primitives : 1, rhombcncéphale (cerveau rhomboîdal}; 2, mésencéphalc (cerveau moyen}; 3, prosencéphale (cerveau antérieur).

Les chiffres I, H, III, IV, V, VI correspondent aux vésicules secondaires: l, myélencéphalc (arriére-cerveau); IL métencéphalc (cerveau postérieur) ; Hï, isthmcncéphale (isthme du rhombcncéphale) ; IV, mésencéphalc (cerveau moyen) ; V, diencéphale (cerveau intermédiaire) ; VI, télencéphale (cei-veau terminal).

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tivement et forme l'aqueduc de Sylvius, lequel communique en arrière avec une partie élargie de i'arrière-cerveau, le quatrième ventricule faisant suite luimême au canal épendymaire de la moelle. L'aqueduc de Sylvius se continue en avant avec le troisième ventricule (du cerveau intermédiaire) et par là communique avec le ventricule latéral creusé dans chaque hémisphère. — Dans la nomenclature de His, la vésicule primitive postérieure comprend une division de plus, Visthme

du rhombencéphale, ce qui corps gênouitiù

porte à six les divisions secondaires.

La paroi du canal neural est d'abord constituée par une seule rangée de cellules qui en mesurent l'épaisseur. Toutefois, à côté de ces cellules éplthéliales qui resteront à /j

demeure et deviendront „ ^^

les éléments de l'épen- "^

dyme, d'autres existent, qui sont en voie de division carvocinétique aux- ^'8- 99- — Coupe de l'encéphale d'un embryon humain quelles His, qui l'es a '"' "'"' **'""*"** *'*'*P''^' ^^- "'^>-

observées, a donné le Développement plus avancé des diverses formations qui nom de cellules oei'mi- naissent des vésicules cérébrales, et en particulier des

4 , hémisphères.

natives, A un moment

donné variable pour chacune d'elles, celles-ci cessent de se multiplier et deviennent les neuroblastes, c'est-à-dire les éléments cellulaires qui deviendront les neurones. — En développant leurs prolongements en dehors du cylindre médullaire, certains iront rejoindre les muscles. En poussant ces prolongements à l'intérieur même de la moelle et du cerveau, les éléments qui les constituent entreront en rapport les uns avec les autres. Reste à établir la connexion des parties centrales avec la peau et les organes des sens. — Elle se fait par des éléments restés en dehors de ces masses au moment qu'elles se constituent.

Dans le temps où la gouttière neurale se creuse, ses bords présentent une crête [crête neurale ou ganglionnaire) : c'est de cette double crête d'abord fusionnée puis dissociée que naîtront les ganglions spinaux. Les cellules de ceux-ci rejoignent d'une part la peau et d'autre part a moehe, et ferment ainsi le cycle excitateur. Chez les invertébrés (et jusque chez les vertébrés dans les organes des sens autres que le tact), ces cellules restent éparses à la périphérie et en contact avec l'ectoderme et rejoignent l'axe gris par leurs axones.

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