C. de Purkinge
Giran.
Fig. 134. — Structure de Vécorce cérébelleuse.
Coupe frontale d'une circonvolution d'après Kollikeu. — Les cellules de Purkinje sont vues de profil et les fibres parallèl<»s de fac<\
Par contre, deux de ces rayons situés dans le prolongement fun de Tautre forment un double cylindraxe qui s'étend dans deux directions opposées aune certaine dislance. Leur orientation est remarquable : ils sont dans le plan qui contient les panaches des cellules de Purkinje, perpendiculaires par conséquent
(1) Cet exenq)le est propre à montrer combien peu précises sont, au fond, les désignations si souvent employées, de centrifuges et centripètes, moteurs et sensitifs, appliquées aux neurones (|ui sont sans relation immédiate avec la périphérie. Le cervelet est un centre inq)ortanl, mais ce centre est subordonné au cer\eau et les fibres ciui les relient l'un à l'autre dans les deux directions inverses, s'éloignant d'un centre pour en gagner un autre, sont les unes et les autres tout à la fois centrifuges et centripètes. Pour les libres d'association «jui relient des régions cquivalenfes de l'écorce du cerveau, l'impropriété des termes ci-dessus désignés est plus évidente encore.
à la direction des lames et tanpentielles à ces lames. Au niveau de chaque cellule de Purkinje, une collatérale se détache, fournit autour du corps de cette cellule un véritable réseau qui l'enserre de ses ramifications libres, comme une sorte de corbeille, dont l'ouverture très étroite, refermée sur la cellule, laisse passer le cylindra:«e de celle-ci.
Les cellules de Purkinje sont de la sorte associées entre elles, dans le sens de l'épaisseur des lames.
Couche granuleuse, — Sous-jacente à la précédente, elle contient de petites cellules polyédriques (les grains) qui répèlent, sous des formes et pour des agencements nouveaux, la disposition associatrice précédente. Munies de courts prolongements dendritiques par lesquels elles reçoivent l'excitation, elles émettent un cylindraxe, qui suit d'abord la direction axiale ascendante, pour gagner la couche moléculaire; arrivé là, il se bifurque à droite et à gauche et devient tangentiel ; son orientation est dans le sens même des lames qu'il suit d'un bout à l'autre, perpendiculaire par conséquent à toutes les précédentes (fibre parallèle de Cajal).
H ne fournit aucune collatérale, mais travei*se tous les panaches des cellules de Purkinje perpendiculairement à leur plan et rattache ainsi ces cellules dans le sens de la dii*ection des lames, comme elles le sont perpendiculairement à cette direction. Une seule variété de cellules échappe à ces formes en quelque sorte géométriques, ce sont de grandes cellules étoilées dont les ramifications tant cylindraxiles que protoplasmiques vont dans tous les sens.
Connexions du cervelet étudiées d'après les dégénérations,
A. Hémisection de la moelle épimere. — a. Dégènération ascendante et descen^ ilante dans la moelle, — 1. Dans les cordons postérieurs (descendante peu étendue);
2. Dans le faisceau cérébelleux direct (toute l'étendue dans les deux sens» ;
3. Dans les cordons antérieui^ (deux directions et assez loin);
4. Dans les cordons latéraux (deux directions, mais près de la section 1.
b. Dégénération duns le rei'velel, — Dégénération de la périphérie du cordon latéral allant au cervelet ; trajet direct sans entre-croisement pour la plupart des fibres; passe dans le corps i*estiforme, dans les circonvolutions dorsales du vermis ; deux autres faisceaux allant au vermis ou aux noyaux médians du cervelet.
B. Lésions du cervelet. — Dégénération descendante, — 1. Voie courte d'association (côté correspondant); voie courte commissurale (côté opposé).
2. Voie longue croisée; petite partie pour le champ acoustique d'Ahlbom; plus grande partie passe par le pédoncule cérébelleux postérieur, dans la moelle allongée, et le cordon latéral de la moelle ; rien dans le télencéphale et le mésencéphale.
Pour nous rendre compte des fonctions du cervelet, nous pouvons agir sur lui par deux moyens : l'un consiste à le séparer de ses connexions naturelles, en coupant isolément ses pédoncules; Tautre consiste à agir directement sur lui, en y pratiquant des retranchements méthodiques ou encore en le soumettant à Texcilation.
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEURES. 405