C. dentelé
Pédone, tup.
P. inf.
Péd. moyen
- Protub.
Fi»?. 150. — Les pédoncules cérébelleux Jtwt/ens. Coupe horizontale du cervelet. — Figure (lemi-sehénialique de Charpy.
fibres commissurales reliant entre eux les hémisphères cérébelleux et qui pour cela traversent la ligne médiane sans interruption.
Les noyaux du pont (protubérance annulaire) sont, pour partie, la continuation de la substance grise qui, dans le bulbe, estForigine des nerfs moteurs et l'aboutissant des nerfs sensitifs. Mais, comme dans le bulbe également, on trouve dans Tépaisseur du pont (dans
SYSTÉMATISATIONS SUPÉRIEUnES. 407
récartement des faisceaux blancs qui s*y croisent suivant deux directions principales), des formations particulières surajoutées à ces noyaux. L'une d'elles répète la structure de Tolive bulbaire ou inférieure : c est ï oiive protiibéranlielle ou supérieure, Rudimentairc chez l'homme, elle est très développée chez certains animaux tels que les cétacés, le chat, le mouton (M. Duval). Les autres sont les noyaux du pont proprement dits, masses grises plus ou moins condensées ou diffuses dans la substance de celui-ci.
Toutes ces formations sont en rapport : 1** avec la périphérie par des éléments, les uns centripètes, les autres centrifuges, qu'elles associent pour des actes réflexes ; 2** avec le cervelet par les fibres ascendantes et descendantes du pédoncule cérébelleux moyen, et avec le cerveau par les collatérales du faisceau pyramidal et les deux faisceaux cortico-protubérantiels. Les noyaux du pont dégénèrent dans les cas d'atrophie du cervelet (Pierbet).
Expérience. — La section des pédoncules cérébelleux moyens^ produit des mouvements de rotation très accusés, constatés par PouRFOUR DU Petit, retrouvés et décrits par Magendie, Flourexs. Ces mouvements s'observent également par la section du pont de Varole, quand celle-ci est faite en dehors de la ligne médiane; mais ils sont d'autant plus rapides que la section porte spécialement sur les pédoncules moyens proprement dits. Magendie a noté en plus un changement extraordinaire dans la position des yeux, celui du côté de la lésion se portant en bas et en avant, celui du côté opposé en haut et en arrière.
Le mouvement de rotation est ici un mouvement de roulement \ il se fait parfois avec une telle rapidité que l'animal subit plus de soixante révolutions à la minute. Le sens du mouvement varie suivant la position de la section sur le pédoncule. D'après Magendie, la rotation a lieu du môme côté que la section. D'après Longei' et ScHiFF, il en est ainsi quand on attaque le pédoncule par l'espace occipito-atloïdi^nmis à nu et qu'on coupe le pédoncule moyen en arrière. Si le pédoncule est sectionné ou lésé en avant, la rotation se fait du côté opposé à la section : c'est môme le sens le plus général du mouvement et celui quon relève dans certaines observations cliniques. Pour Sciiiff, cette difl^érencc est due à ce que, dans ce dernier cas, on lèse l'hémisphère cérébelleux correspondant. Pour Longet, qui s*est livré à un nouvel examen de la question, la diff'érence des résultats s'explique autrement. La section en arrière atteint des fibres non entre-croisées, tandis qu'en avant elle atteint des fibres après leur entre-croisement : le mouvement, d'après cet auteur, se ferait du côté le plus fort vers le côté le plus faible.
m. Pédoncules cérébelleux supérieurs. — Formés eux aussi de fibres afférentes et efférentes, ces pédoncules s'étendent en avant du cervelet, pour s'entre-croiser au-dessous des tubercules quadrijumeaux et rejoindre le pédoncule cérébral, dans l'étage supérieur duquel ils se trouvent placés. Après interruption plus ou moins complète dans le noyau ronge, ils se continuent vers la couche optique et vers Técorce cérébrale.
Expérience, — Comme celle des pédoncules cérébelleux moyens et inférieurs, Tirritation des pédoncules cérébelleux supérieurs