BUE DE FLANDRE
Les vingt-cinq années qui viennent de s'écouler, ont vu s'opérer, comme personne ne l'ignore , une rénovation complète de la physiologie. On a compris d'abord que pour se rendre compte des phénomènes vitaux , il ne fallait pas se borner à les étudier exclusivement dans l'homme et les animaux , qui se rapprochent le plus de lui par leur organisation 5 mais que le champ de l'observation devait être agrandi et embrasser tous les êtres chez qui la vie se manifeste , à quelque degré que ce soit- Des méthodes d'observation plus rigoureuses et plus délicates, des déductions plus sévères des faits observés , ont achevé la réforme , en détruisant les trop nombreuses hypothèses dont la science était surchargée et l'ont rapprochée des sciences positives , autant que sa nature le comporte. Ce n'est que justice de reconuaitre que ce résultat est dû , en grande partie , au zèle infatigable des nombreux savants dont s'honore l'Allemagne. Outre une foule de mémoires et d'ouvrages spé-