XXIV
Dans le règne animal, les testicules et les ovaires sont souvent formés d'après un type fondamental et portent essentiellement en eux le caractère d'organes de sécrétion; tels sont ceux de beaucoup d'invertébrés, par exemple, des mollusques bivalves , des crustacés et d'un grand nombre d'insectes, etc. Ce sont des tubes en cul-de-sac simples ou ramifiés; chez les gastéropodes hermaphrodites, ils forment même une grappe; chez ceux dont les sexes sont séparés, le testicule et l'ovaire présentent une structure tout à fait semblable; ils ne peuvent être souvent distingués que par leur contenu. Chez les poissons, ces deux organes se présentent sous forme de grands sacs ou de plaques; dans le stroma des testicules, il se forme des tubes contournés, le plus souvent longs; plus rarement ce sont des follicules petits et arrondis ; dans les ovaires au contraire, on trouve des capsules closes, l^a dissemblance des deux organes devient de plus en plus grande à mesure qu'on se rapproche des mammifères et de l'homme. Ce qui caractérise les
testicules, ce sont des tubes exiraordinairement longs, minces et pelotonnés, tandis que les ovaires le sont par la présence de cellules agrégées en forme de grappes et ne communiquant pas entre elles. Dans tous les vertébrés, ces deux organes sont placés en dessous des reins; chez plusieurs mammifères, les testicules, aussi bien que les ovaires, se trouvent dans l'abdomen, ou bien ils en sortent momentanément à l'époque du rut, enfin, chez l'homme et d'autres mammifères, la position des parties génitales qui préparent le germe, reste constamment différente dans les deux sexes. Les tubes contournés des testicules sécrètent le sperme, les cellules closes de l'ovaire, le vitellus.
Pour les différentes formes des glandes séminales, comparez surtout l'important ouvrage de J. Mcller, De glandularum structura , Lips. , 1830 , fol. — Je renvoie à mon Anatomie comparée, p. 290 , pour les détails et les analogies de formation des ovaires et des testicules dans le règne animal. — BuRDACH, dans le l<=rvol de sa Physiologie , a aussi donné un bon aperçu des principales formes de ces organes.
Chez les vertébrés supérieurs et beaucoup d'invertébrés, les tubes ou conduits séminifères s'abouchent dans un canal membraneux plus large, le canal déférent, qui conduit le sperme au dehors j l'oviducte au contraire, n'est pas dans une connexion continue avec l'ovaire; cependant cette connexion existe en général chez les invertébrés, et même on remarque chez beaucoup de mammifères, une tendance vers cet état; ainsi, par exemple, chez la plupart des rapaces, il part, des bords de l'ouverture de l'oviducte, une membrane qui recouvre plus ou moins complètement l'ovaiie, sous forme de poche ou de capsule. Chez plusieurs animaux, comme les poissons, les canaux déférents et les oviductes sont très-courts et ne forment à proprement parler que des prolongements étroits des testicules •sacciformes ou des ovaires ; parfois même ces jirolongements manquent complètement et le sperme et les œufs tombent alors dans la cavité abdominale, d'où ils arrivent au dehors par une
ouverture spéciale. On ne trouve de véritables org^anes externes de copulation que chez quelques classes et quelques ordres; en général, ils existent chez les mammifères, les insectes, les reptiles écaillcux ; ils sont plus rares dans d'autres classes ; par exemple, chez les oiseaux ; chez les gastéropodes, on les trouve plus souvent que chez ces derniers, etc.
Comparez la description des différentes formations qui appartiennent à ce g dans mes Éléments d'anatoniie comparée, et dans Bcrdach , rhysiol. , tora. I. Comparez les travaux de Rathke , dans ce dernier ouvrage , sur les formations remarquables chez les poissons.