‹ Traité de physiologieChapitre 20 sur 76 · XXVI · texte numérisé non relu

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L'examen morphologique général des organes de la génération chez l'homme nous révèle certaines relations qui servent à expliquer quelques phénomènes physiologiques et autorisent à en inférer des similitudes plus ou moins rationnelles pour le reste de l'organisme animal. Le testicule est formé par des tubes séminaux très-grêles, dont les parois sont traversées par des vaisseaux sanguins; ces tubes s'anastomosent entr'eux en s'entrelaçant; cette pelote déroulée donnerait un tube filiforme d'une longueur de plus de 1000 pieds, elle offre par conséquent une surface sécrétante d'une étendue remarquable. Ces tubes séminifères se réunissent en un certain nombre de canaux sécréteurs, qui se rendent dans un tube plus épais, contourné et enchevêtré, qu'on désigne sous le nom d'épididyme, et qui se continue avec un canal simple, non contourné, appelé le conduit déférent. Ce dernier est pourvu, à son extrémité inférieure, d'un appendice en forme de diverticule, c'est la vésicule séminale; les deux vésicules séminales sont en partie des réservoirs pour le sperme, en partie aussi elles forment des surfaces sécrétantes ; elles manquent au reste chez beaucoup de mammifères. La prostate et les glandes de Cowper sont des organes sécréteurs de mucus ; leur produit consiste en un liquide transparent, clair, visqueux et en flocons et granules, qui ne sont la plupart que des cellules d'épilhélium intactes ou modifiées. La verge est un organe riche en vaisseaux

el en nerfs, qui par un mécanisme particulier et encore inconnu de son système sang^uin, reçoit une si grande quantité de sang, qu'elle se gonfle, entre en érection et devient ainsi susceptible d'être introduite dans le vagin. La membrane muqueuse des conduits séminifères est recouverte d'un épilhélium cylindrique qui passe dans le canal déférent; les cellules de répithélium, réunies, comme les pierres d'un pavé, dans les vésicules séminales , contiennent des nucléi apparents, ainsi qu'un contenu granuleux.

Pour des détails plus étendus sur la structure des parties sexuelles mâles, comparez les traités d'anatomic et particulièrement l'Ânatomie de Hilden- BRANDT, publiée par Weber, et celle de Kratjse.Latjth, J/ém.swrie testicule humain, dans \gs Mémoires de la Soc. d'hist. nat. de Strasbourg, tom. I, liv. 2 , 1833 , 4°, a donne les meilleures descriptions et les meilleures figures de la structure du testicule. Il attribue une longueur de 1750 pieds aux. conduits séminifères réunis. Kracse ne croit pouvoir admettre comme terme moyen réel que 10i5 pieds ; l'épaisseur d'un conduit séminifère est de 1/12 à 1/16 deligne; mes mesures correspondent à ces dernières. Comparez Krause, Àrchiv. de Mcller, 1837, p. 2i. — Les vésicules séminales manquent chez beaucoup d'animaux, ainsi, par exemple, complètement chez les chiens; les glandes accessoires des parties génitales sont extraordinairement développées chez certains mammifères, par exemple , chez le hérisson, chez beaucoup d'autres insectivores et rongeurs. Comparez mon Traité d'anatomie comparée , g 256. — Comparez , sur les soi-disant artères hélicines , comme terminaisons artérielles causant l'érection, les Archives de Muller, 1835, p. 202 ; puis les observations de Valentin à ce sujet, et la réplique de Muller, dans les mêmes irc/M"f es, 1838, p 182 et 224,— Il semble très-difficile de parvenir à une connaissance certaine de la structure des vaisseaux sanguins dans les corps caverneux , et je ne pourrais m'en former une idée certaine ; provisoirement, je considère les artèrts hélicines comme retia admirabilia. Comparez plus loin g 37. — Sur les formations épithéliques de la muqueuse urogénitale masculine, comparez Henle, Àrchiv. de Mlller, 1838, p. 112.

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