INNERVATION
dère les fonctions communes à tous ses éléments (/onctions cellulaires); l'autre, duquel on considère les fonctions particulières aux groupements ou systèmes formés par ces éléments (fonctions systématiques). La distinction de ces deux ordres de fonctions est fondamentale dans l'étude du tissu nerveux, et c'est en partie parce qu'elle a été souvent méconnue que l'obscurité règne sur nombre de questions qui s'y rapportent.
La premierè de ces deux études complète l’histoire des fonctions cellulaires établie d'après les types principaux des éléments vivants ; la seconde nous fait pénétrer dans les fonctions d'ensemble auxquelles ces éléments concourent en s’associant : le système nerveux étant le lien qui réalise ces ensembles et organise ces fonctions. L'étude du système nerveux occupe de la sorte un point nodal dans l'exposition de la science physiologique.
6 FONCTIONS NEUVEUSES ÉLÉMENTAIRES.
semble des énergies qui s'emploient dans le neurone, pour lui conserver son existence, sa composition, sa structure, ses manifestations intérieures et extérieures, ensemble coordonné tendant à une fin définie.
Organisation de l'énergie. — De même que dans l'élément nerveux la substance n'est pas homogène, mais accuse des structures compliquées qui ne réalisent pas moins un ensemble cohérent, de même dans cet élément, comme dans toute cellule, il y a une organisation de l'énergie, qui, par la dépendance qu'elle établit entre ses multiples formes, fait contribuer celles-ci à la conserv: tion de l'élément et lui assure son rôle social dans l'économi Comme toute individualilé vivante, l'élément nerveux, le neurone est à la fois un et mulliple, et il ne faut pas oublier qu'il l'est au point de vue dynamique comme au point de vue statique.
Formes et transformations multiples de l'énergie dans le nerf. — Lorsqu'on recherche ou qu'on demande quelle est l'énergie qui circule dans le nerf, la question est mal posée, parce qu'elle laisse croire qu'une seule énergie l'envahit dans sa substance (comme l'électricité un fil conducteur), et il est a priori évident qu'une telle assimilation est fausse. Tout au plus pourrait-on rechercher quelle est l'énergie finale que le nerf emploie à son contact avec le muscle ou les organes qu'il excite. Mais, avant d'arriver à cette phase ultime, il est cerlain, car on en a des preuves, que l'énergie a subi des transformations multiples et dont nous ne connaissons que quelques-unes des plus saillantes.
8. Énergie chimique. — Dans le nerf, comme dans tout tissu, l'énergie pénètre sous la forme chimique; car, comme tout lissu, il esten voie d'échanges avec le sang, par les vaisseaux qui l'irriguent (échange de gaz, échange de subslances solubles).
D. Énergie calorique. — Dans les masses nerveuses de grand volume, on est parvenu à reconnaitre qu'il y a un léger dégagement de chaleur; car la température de ces masses peut se montrer légèrement plus élevée que celle du sang qui les pénètre (Mosso).
c. Énergie électrique. — Dans le nerf, comme dans Lous les éléments ayant une orientation définie, on a trouvé des phénomènes électromoteurs, donnant nais- * sance à des courants de sens déterminé; de sorte qu'il faut faire une place aussi à l'électricité, dans les transformations de l'énergie employée par l'élément nerveux. Il faut seulement être prévenu que l'assimilation du nerf à un conducteur électrique ordinaire est radicalement fausse. La figuration de ces courants affecle une forme compliquée et pour ainsi dire spécifique au nerf, et leur circulation se fait vraisemblablement dans des particules de grandeur moléculaire ou approchante.
Cycles énergétiques. — Ces formes principales de l'énergie, qui dérivent les unes des autres par transformation, entrent dans des cycles énergétiques,
eulière, la fonction d'innervation ou d'excitation des autres éléments cellulaires. Cette cellule (cellule nerveuse) est munie de prolongements {fibres nerveuses) qui s'étendent plus ou moins loin, mais se terminent librement de manière à la limiter d'une façon précise. A la cellule nerveuse ainsi munie de ses prolongements se superposent des formations surajoutées, qui sont elles-mêmes de nature ou tout au moins de provenance cellulaire (gaine myélinique, et gaine de Schwann avec ses noyaux). C'est cette symbiose cellulaire, prise dans sa totalité, qui est le neurone.