‹ Traité de physiologie v.2, 1902Chapitre 35 sur 43 · À EM · texte numérisé non relu

À EM

526 INNERVATIONS SPÉCIFIQUES.

du fonctionnement des organes, lui contère par là même une action plus ou moins destructive sur ces organes.

On admet qu'il en est ainsi non seulement pour la peau, mais pour lous les appareils des sens, avec plus ou moins de netteté : une lumière par trop vive, un son par trop aigu ou éclatant, donnent une sensation pénible, qui es une forme atlénuée de la douleur.

Discussion, — Celle première distinction élant faite, demandons-nous si k té des deux excitants qui nous restent est liée à la spécificité des apparels ranlements excitateurs. — Dans des organes comme l'uil . lu question est facile à juger, parce que les éléments récepteurs: distincts, tout à la fois par leur forme et par leur situation partà l'intérieur de l'appareil. Dans la peau, à supposer que de tels éléments (A têres leur manquent : il n‘y a pas de (erritoires cutanés lement affectés à lu réception des impressions (hermiques, comme l'est dant line aux impressions lumineuses, au milieu d'autres membranes ayant commune : el malgré que nous trouvions dans le revêtement culané qu'à trois ordres d'appareils récepteurs de l'excitation, nous n'avons aucune taisou de croire que l'un d'eux est spécifiquement lié au sens de la température, Comme d'autre part la spécificité de la sensation thermique est évidente. nous nous trouvons en présence d'un problème dont la solution exigerait un certain nombre de données qui nous font défaut.

On peut remarquer, à ce propos, que l'élément spécifique récepteur d'un culier peut être mis en jeu par plusieurs excitants de nature dilféine par exemple est spécifiquement excitable par les ondes éthé ous appelons lumineuses, mais elle l'est aussi par les actions mécaniques. témoin les phosphènes, Étalée à la surface de la peau, au lieu d'être enfouie derrière les milieux réfringents de l'œil, la rétine nous préviendrait tout à la fois du rontaet des rorps et de l'existence des ondes lumineuses. 11 est vrai qu'elle

a donnerait pour lout cela qu'une seule et unique impression analogue à

des phosphènes, En fait, loin d'aller au-devant de l'excitation m

ataet des carpe, elle + au contraire, par sa situation profoi

1, qui ne laissent venir à elle que les ondulat

ee qui la sonstrail à tonte éducation capable de l'amener

eéilations, Ces conditions changées, il se pourrait qu'elle devint

urnir les éléments des deux sensations. On est obligé de chercher

dition de ee genre l'aplitude de la peau à nous renseigner ions, les unes Chermiques, lesautres mécaniques. %

milieux tran

I. Dissociation expérimentale. — On peut voirles différentes sensibilités d'un lerritoire cutané dissocices à lu suite de lésions ou d'interventions portant sur le nerf seusilif correspondant. Après

tion d'un Lrone nerveux, on à Lrouvé les sensibilités thermique eLdonloureuse perdues, alors que la sensibilité tactile était conservée (Lénévasr, Wem-Mrreukez, Rincer, Cuancor, ele.), ou bien elles sont Lntes trois abolies, mais la zone d'insensibilité Thermique et douloureuse déborde notablement lu zone d'insensibililé tactile {Cavuz-

528 INNERVATIONS SPECIFIQUES.

la peau peut se réduire à une sensation de pression : si ce n'est l'élément unique de la sensation tactile, c’est au moins son élément principal. — La sensation de pression varie suivant deux conditions, deux facteurs, qui sont l'intensité de l'irritant, ou poids supporté, et l'étenilue de la surface cutanée soumise à la pression. En variant individuellement, soit l'un, soit l'autre facteur, on obtient deur séries de valeurs.

Si, à surface égale, on fait varier l'intensité des poids, on détermine la perceptibilité différentielle du sens de la pression.

Si, à intensité égale de l'excitant (à poids égal), on fait varier la surface irritée, on détermine l'acuité tactile. Celle-ci joue dans le sens tactile le même rôle que l'acuité visuelle dans la vision.

La perceptibilité différentielle ct l’acuité tactile ont nécessairement entre elles des rapports étroits, la première ne pouvant pas s'exercer sans la seconde. Néanmoins elles sont susceptibles d'éprouver des variations indépendantes non parallèles entre elles, quand la sensibilité cutanée vient à varier (suivant les régions, l'état du sujet, les lésions du système nerveux).

V. Sens stéréognostique. — Nous avons la possibilité d'apprécier, les yeux fermés, la forme des corps placés en contact avec notre peau. Cette appréciation n'est un peu correcte que sur les surfaces les plus sensibles, comme celles de la paume de la main; elle met en jeu deux facteurs au moins, à savoir: d'une part, la sensibilité tactile du territoire cutané en c cherche à reconnaitre ; d'autre part, lasensibilité profonde des parties qui subissent ou exécutent les mouvements de la main et des doigts, assurant leur contact avec l'objet. Une part de cette sensibilité revient aux muscles qui produisent ces mouvemenls et se rapporte au sens dil museulair

I y à ainsi, dans l'exercice du Loucher, un élément actif qui intervieni pour amplifier et compléter les renseignements que nous fourni ce sens, d'où le nom de toucher actif qui lui est donné dans cette circonstance.

La sensation stéréognostique est une sensation complexe. — Elle est formée par l'association de sensations plus simples ct se développe dans un système plus complexe que ceux qui servent isolément de champ à ces dernières.

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