III. PHOTOMÉTBIE
Cette partie de l'optique , qui comprend les recherches relatives à la mesure de l'intensité de la lumière , est la moins avancée. On a bien des procédés pour comparer, par approximation, les intenfiltés de deux lumières de même couleur ; mais ces procédés ne sont plus ftp» plicables quand les lumières sont de couleur différente.
Bouguer , en 1760 , proposa d'employer, comme photomètre, deux feuilles de papier, de grandeur égale, prises dans la même mite, Tune éclairée par une lumière dont on voulait mesura rintensité^ l'autre par une lumière dont on faisait varier à volonté la distande A cette feuille, et à laquelle on comparait la première. Quand les bim<sités étaient égales , on calculait celle de l'une en fonction de rentre, au moyen de la loi des intensités , qui suit la raison inverse du oarré de la distance.
Rumfoit proposa un autre procédé fondé sur l'égalité des omlnreB projetées sur une feuille de papier blanc par deux corps opèfoes^ égaux, placés entre les deux lumières.
Un photomètre qui parait être assez exact est celui imaginé par Ritchie. Les lumières que l'on veut comparer y sont réflédiies par deux miroirs sur une feuille de papier huilée, de sorte que, en éloignant ou rapprochant les lumières, on peut juger facilement quand les deux images sont d'égale intensité. Cet appareil a de plus l'avantage de démontrer que j'intensité de la lumière est en raison inverse du carré de la distance.
Leslie employa son thermomètre différentiel comme photomètre , en partant de ce principe, que la quantité de chaleur rayonnée par un corps lumineux est proportionnelle à la quantité de lumière émise par ce corps, et que les degrés de l'appareil sont aussi proportionnels aux quantités de chaleur. Il n'eut donc besoin que d'exploi*er successivement les deux lumières à la même distance d'une des boules de son thermomètre^ pour comparer leur intensité; mais les principes sur lesquels repose ce procédé n'ont pas été confirmés par l'expérirace, de sorte qu'il a été abandonné.
Bouguer^ Leslie et Wollaston ont comparé les quantités de lumière envoyées par le soleil et la lune; mais les grandes différences qui existent entre les résultats qu'ils ont obtenus montrent que les procédés employés étaient imparfaits. M. Arago a imaginé aussi plusieurs photomètres plus exacts que les précédents*
INTBODUCTION AIS»TOILIQUS. *rr^ OPTIQUE. 1|^