‹ Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturelles (volume 3)Chapitre 18 sur 95 · TRA.ITÉ DE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

TRA.ITÉ DE PHYSIQUE

En se réfléchissant sur des surfaces de formes diverses, la lumière donne lieu à des effets qui ont été observés depuis bien longtemps. Isaac Barrow est le premier physicien qui ait décrit ces effets avec précision à l'égard des miroirs sphériques. Il se produit, en effet, dans ces miroirs, des surfaces brillantes qui reçoivent plus de lumière que les parties adjacentes, et auxquelles on a donné le nom (le caustiques par réflexion. Parmi les physiciens et les géomètres qui se sont le plus occupés des caustiques, nous citerons d'abord Tsirnaus (Mém. de Leipzig, 1682), puis J. Bernouilli, Malus, Petit, etc., etc. La propriété réfléchissante des miroirs courbes a été, diton, mise à profit par Archimède pour incendier la flotte des Romains; il composa, à cet effet, un système de miroirs plans pour remplacer un miroir courbe. Buffon fit aussi usage d'un miroir de ce genre, dont la distance focale était de 25'" ,98, et avec lequel il obtint de grands effets de combustion.

La réflexion de la lumière a été mise à profit, depuis le commencement de ce siècle, pour mesurer les angles des cristaux avec une extrême précision. Les instruments employés à cet usage sont nommés gonio-^ 7nèlres à réflexion. Malus en imagina un qui sert à déterminer les angles des cristaux d'une certaine dimension ; tandis que Wollaston a enrichi la science d'un autre instrument, fondé sur le même principe, et qui sert à trouver les angles des cristaux les plus petits ; il a reçu de grands perfectionnements en Allemagne, particulièrement de la part de M. Mitscherlich. Enfin, on a fait une autre application de la lumière pour la construction de l'héliostat, instrument qui sert à rendre fixe un rayon solaire réfléchi, malgré le mouvement apparent du soleil.

On sait que lorsque l'on reçoit un rayon lumineux dans une chambre obscure, ce rayon change bientôt de place en raison du mouvement diurne apparent du soleil. Le but de l'héliostat est de faire mouvoir une surface réfléchissante; de telle sorte que, malgré le mouvement apparent du soleil, les rayons qui tombent sur ce miroir soient constamment réfléchis suivant la même direction. Sgravesand a le premier résolu ce problème au moyen d'un mouvement d'horloge, et récemment, l'héliostat a reçu de grands perfectionnements de la part de M. Gambey.

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