SO
On voit encore ici les proportions multiples pour les quantités de chaleur dégagée ; il serait à désirer que des expériences plus variées et faites en plus grand nombre vinssent confirmer l'exactitude de cette loi.
M. Hess, au moyen du même mode d'expérimentation, a cherché à établir cette vérité, que, dans une combinaison, la quantité de chaleur dégagée est toujours constante , soit que la combinaison s'opère directement, soit qu'elle ait lieu indirectement et à diverses reprises. Cette loi ressort en effet des résultats consignés dans les tableaux suivants, et qui ont été obtenus de la manière indiquée précédemment en combinant l'acide sulfurique avec l'ammoniaque, d'une part, et la potasse, de l'autre.
Quantité de chaleur dégagée
Acide. Par l'ammoniacjue. Par l'eau. Somme.
Moyenne 597,0
Quantité de chaleur dégagée
Acide. Par la potasse. Par l'eau. Somme.
SO'-l-'H^O 483,4 116, 7 600,1
Moyenne 601,0
Les résultats consignés dans ces tableaux mettent eu évidence la loi en question. En effet, la chaleur dégagée dans la combinaison de SO' +H'0 avec l'ammoniaque = 595,8 ; dans celle de SO^H- 2H'0 avec Tammoniaque, elle est égale à 518,94; or, si l'on ajoute à ce dernier nombre la chaleur dégagée par S0^+2H'0, on aura 596,7, qui diffère peu de 595,8 ; de même, si à la chaleur dégagée dans la combinaison de SO^+sH^Oavec l'ammoniaque, on ajoute 11 6,7, qui est la chaleur dégagée par S0^+2H'0, en mêlant l'eau en excès ou aura 597,2, etc. Ainsi donc, quand on opère la combinaison d'une proportion atomique de base avec une proportion d'acide anhydre capable de la neutraliser, et celle de la même quantité de base avec la même proportion d'acide étendue d'une proportion d'eau , la quantité de chaleur dégagée dans le premier cas est égale à celle de la chaleur produite dans le second, plus la quantité obtenue en combinant l'acide anhydre avec la proportion d'eau.
Dans les deux derniers tableaux nous voyons que la potasse et l'ammoniaque, en se combinant avec l'acide sulfurique, ont doimé sensiblement les m.êmes quantités de chaleur ; il en a été de même pour la soude. M. Hess a fait encore d'autres déterminations que nous allons indiquer en raison de l'intérêt qu'elles présentent.
Dulong avait trouvé que 1 gramme de soufre, en brûlant dans l'oxygène, donnait en moyenne 2601 unités de chaleur; M. Hess, qui a répété cette expérience , a trouvé , pour la moyenne de trois résultats, 2571", qui diffère en moins de 30° de la détermination de Dulong, c'est-à-dire de -^ environ.
La chaleur dégagée par l'acide nitrique et l'eau en mêlant l'acide nitrique, H'O + N-O^ avec un excès d'eau a donné :
Pour la moyenne de 2 expériences 193 8
Pour les autres acides hydratés, il a obtenu :
3H^0 H-N^Os 14,2