POUVOIR ROTATOIRE
à travers un tube de 152™", c'est-à-dire (a)XI5-2,
pour les rayons rouges,
provenant d'un verre rouge, ayant une réfrangibiiité
correspondante aux rayons
compris entre les ^ du rouge prismatique
à partir de l'extrémité rouge.
Ci2H'80o+2H'0.
insensible C^'H'-iO'".
544 TiiAriE t)i; l'iivsiyui:.
Le sucre de cniuie ayant une rotation déterminée, on peut calculer sa proportion dans une dissolution, de sorte que la rotation peut devenir un moyen d'analyse chimique très-sensible; nous allons en donner un exemple.
On sait que l'amidon ou la fécule peut être représenté dans sa composition par du sucre, plus de l'eau, de sorte qu'en faisant bouillir cette fécule avec de l'eau acidulée par l'acide sulfurique, elle se transforme en sucre qui fait tourner le plan de polarisation à droite
de même que le sucre de canne ; mais on peut distinguer l'un de l'autre de la manière suivante, comme l'ont indiqué MM, Biot et Persoz : le sucre de canne dissous dans l'eau' acidulée aveel' acide sulfurique et chauffé au-dessous de l'ébullition , perd sa constitution
moléculaire et manifeste la rotation à gauche ^v propre au sucre
de raisin non solidifié. Cet effet n'a pas lieu avec le sucre d'amidon.
La gomme arabique a la même composition que le sucre de canne ; il devenait intéressant d'étudier sa rotation; à cet effet, M. Biot a dissous 476'-, 4 de gomme dans 998'-, (27 d'eau distillée. Cette solution introduite dans un tube de 152 millimètres] a présenté la rotation eu sens inverse du sucre de canne, c'est-à-dire que l'on a eu
g 33°,729\^ ecB~ 152 %
quantité moindre que le sucre de canne, et en sens inverse.
Dans le travail dont nous venons de faire connaître quelques-uns des principaux résultats, MM. ^ Biot et Persoz ont été conduits à la découverte de la dextrine. Cette substance, qui a la même composition ([ue l'amidon , est produite par l'altération immédiate du principe contenu dans les grains qui la composent.
En faisant bouillir de l'amidon avec de l'acide sulfurique étendu d'eau , cette substance, avant de se transformer en sucre, se change en une matière d'apparence gommeuse, qui n'est pas de la gomme, mais qui peut remplacer celle-ci dans un grand nombre de cas, et qui jouit (je la propriété de faire tourner le plan de polarisation à droite, plus fortement que le sucre de canne et que toute autre substance organique connue, excepté le quartz ; c'est pour ce motif qu'on lui a donné le nom de dextrine.
Si l'on observe d'une manière suivie, à l'aide de la lumière polarisée, la dissolution précédente soumise à l'action de la chaleur, on peut re-
ACTION DE L\ LLMlÈBE. .54-5
connaître le moment ou les molécules éprouvent de grandes \ariations dans leur mode d'arrangement. La chimie ne possède aucun moyen de constater l'instant ou il faut s'arrêter pour que cette transformation s'opère. Au moyen de la lumière polarisée on a reconnu qu'à une température un peu au-dessous de 100°, la rotation augmente considérablement ; en continuant à chauffer, il y a un instant où la rotation diminue de nouveau considérablement et ensuite ne change plus; c'est alors que toute la transformation est effectuée. On voit par là tout le parti que l'on peut tirer de la lumière polarisée comme moyen d'analyse chimique.
M. Biot a fait une heureuse application à la médecine des principes qu'il a trouvés; il s'est proposé de déterminer à la seule inspection de l'urine d'un diabétique la quantité de sucre qu'elle renferme. Il a commencé par examiner le pouvoir rotatoire du sucre des diabètes purilié , et d'après son pouvoir il a pu calculer dans une quantité de liquide inactif quelconque la quantité de sucre qui s'y trouve.
On sait que le diabète sucré est un sel sapide, ferraentescible et cristal lisable, et qui présente les caractères de solubilité, de fusibilité et d'apparence cristalline identiques à ceux du sucre de raisin cristallise ; et que de plus, ce sucre , et ceux de raisin solidifié et d'amidon ont tous la même composition pondérable. Il était permis de croire , d'après cela, que les urines diabétiques pouvaient contenir deux espèces de sucre distinctes, l'un sapide, l'autre insipide. L'examen optique de cette substance a conduit à la même conséquence ; car eu purifiant le produit insipide par des lavages réitérés a l'alcool froid, on obtient pour l'acide un sucie sapide analogue quant à l'aspect au sucre de fécule , éprouvant comme lui la fermentation alcoolique et exerçant comme lui un pouvoir rotatoire de même sens. Il résulte des expériences faites par M. Biot sur les urines de plusieurs diabètes, en suivant la même méthode qu'il avait employée pour découvrir les diverses espèces de sel qui se trouvent dans un liquide, que l'application des caractères optiques propres à chaque sucre peut fournir un diagnostic sûr et d'un emploi facile , pour constater, à un instant donné, l'étal diabétique des sécrétions urinaircs; avantage précieux pour connaître les diverses phases de cette maladie.
fh' la rotation (1rs camphres cl (leshuilrse!!snillelles. Le camphre naturel est celui qui est dépose a l'état solide dans