‹ Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturellesChapitre 18 sur 157 · II · texte numérisé non relu

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leur devrait être d'autant plus forte que l'aiguille serait plus grosse : les expériences suivantes démontrent qu'il n'en est pas toujours ainsi.

Les deux soudures de deux aiguilles, acier] et cuivre, d'un demimillimètre de diamètre , avaient été placées l'une dans la bouche d'un jeune homme de vingt ans, l'autre dans le muscle biceps d'un autre jeune homme ; on obtint une déviation de 8° du galvanomètre en faveur du muscle biceps, ce qui annonçait une différence de 0,8 de température centigrade entre la température du muscle et celle de la bouche , car un degré de déviation correspondait dans l'échelle à un dixième de degré de température centigrade; avec deux aiguilles d'un millimètre de diamètre, le résultat fut semblable, et avec des aiguilles encore plus fortes, la déviation ne varia pas pendant dix minutes. Ou voit donc que la présence d'aiguilles plus ou moins fortes , mais ne dépassant pas toutefois certaines limites , n'a pas modifié sensiblement la température des muscles et autres parties du corps. Ce fait est facile à concevoir : des aiguilles, assez fines bien entendu , lors de leur introduction, écartant seulement les parties, n'y produisent aucun désordre capable de troubler leur arrangement organique , et par conséquent de modifier leur température.

Passons aux expériences d'abord faites sur trois personnes , que nous désignerons par A, B, G; les deux premières âgées de vingt ans, la troisième de cinquante-cinq ans, puis sur deux chiens.

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