‹ Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturellesChapitre 21 sur 157 · POSITION DES AIGUILLES · texte numérisé non relu

POSITION DES AIGUILLES

DÉVIATION

DE l'aiguille.

TEMPÉRATURE

CENTIGRADE

L'une des aiguilles dans la carotide.

L'autre dans l'artère crurale

L'une des aiguilles dans la veiue jugulaire externe, l'autre dans la veine crurale

En faveur de la carotide.

Eu faveur de l'artère 1 jugulaire. . . i° . .

Ces résultats ont été vérifiés en changeant de place les aiguilles. Nous voyons par là que la température , dans le même système artériel ou veineux, paraît diminuer à mesure qu'on s'éloigne du cœur. On a fait aussi plusieurs expériences sur un coq d'Inde [meleagris (/allo-pavo). La température du muscle grand i)ectoral a été trouvée de 40"; celle du tissu cellulaire sous-cutané, de 38o, 50. Après une préparation préalable qui a forcé d'enlever le sternum, une des aiguilles a été placée sous l'oreillette droite du cœur, et l'autre sous l'oreillette gauche; on a obtenu une déviation de 3°, correspondant à 0,90 de degré centigrade, en faveur de celle-ci. Dès lors, il existait une différence d'un peu moins d'un degré entre la température de l'oreillette gauche du cœur et celle de l'oreillette droite.

Suivant M. .T. Davy, le poumon, le foie, la rate, ainsi que les viscères voisins du cœur, ont à peu près la même température que le cœur. La température du cerveau est moins élevée que celle des parties situées dans le basshi. Les parties antérieures du cerveau sont nu peu moins chaudes que les parties postérieures 5 la température des membres est l)lus basse que celle du tronc, et les parties superlicielles moins chaudes que les parties profondes. La peau a un degré de moins que les viscères intérieurs, ceux-ci un degré de moins que le sang; la

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chaleur est un peu plus élevée sous le trajet des gros vaisseaux , et surtout aux plis des articulations. Il a observé, dans un animal qui venait d'être tué, 32°, 22 sous l'os du tarse, 3 6", li sous los du métatarse, SS^SO sous l'articulation du genou, 39°,44 aux environs de la tête du fémur, 40° à l'aine, 40" au cerveau, 41'' au rectum, 41° dans le sang de la veine jugulaire, 41", II dans la face antérieure du foie, etc. Quelques-uns de ces résultats avaient également été observés par nous à l'aide des appareils thermo-électriques.

Des variations de température dans différents cas pathologiques.

Quand la vie est modifiée dans une partie quelconque , les réactions chimiques ne s'opèrent plus de la même manière; dès lors la température peut varier non-seulement dans cette partie , mais encore dans tout l'individu, en raison de la relation générale de toutes les parties. L'appareil électro-magnétique sert parfaitement à reconnaître les changements de température qui ont lieu dans divers cas pathologiques ; voici les principaux résultats obtenus :

1" Un homme âgé de trente-deux ans, atteint d'une fièvre typhoïde, compliquée de bronchite.

Le pouls donnait 116 pulsations à la minute.

Température du muscle biceps brachial 38°,80

Température de la bouche 39",65

2" Un homme, âgé de vingt-quatre ans; entérite compliquée de bronchite.

116 pulsations à la minute.

Température du biceps brachial droit SO^jSO

3° Jeune fille scrofuleuse, dans un état fébrile bien marqué.

Température de la bouche 37°,50

Id. d'une tumeur scrofuleuse enflammée, à la partie supérieure du cou 40°

Température d'une tumenr fongueuse dans le tissu cellulaire 40°

Température du biceps brachial 37'',25

Ces résultats, et d'autres que nous ne rapportons pas, ont conduit aux conséquences suivantes :

1» L'état fébrile donne nn accroissement de température dans les organes affectés, qui peut aller jusqu'à 39" et même au delà, la tempe-

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rature du muscle brachial , dans l'état normal, étant d'environ se^jS? ,

2° Les tumeurs scrofuleuses fortement enflammées n'ont pas donné un accroissement plus considérable de température. Les parties purulentes ne participent pas à cet accroissement.

3° La paralysie n'a présenté aucune différence bien sensible entre la température du membre malade et celle du membre paralysé.

Les résultats suivants, obtenus par divers observateurs, avec le thermomètre, viennent confirmer les précédents.

Dans la fièvre jaune, la température s'élève à 38°, 89 ; dans la fièvre intermittente , de 4l",ll à 42°,21 ; dans la fièvre continue, à 42°72.

Martine a observé sur lui-même que dans un accès de fièvre intermittente la chaleur de la peau était de 41", il, et que celle de sou sang devait atteindre 41 ",50, et même 42°. A l'instant du frisson la chaleur de la peau était de 2 ou 3" plus élevée que dans l'état naturel. Il observa aussi la température des diverses parties du corps après les avoir enflammées , et en tira cette conséquence , que le plus souvent la chaleur de la partie a été plus grande avant qu'après le développement de l'inflammation , mais que presque jamais cette chaleur n'a dépassé la température commune de l'animal.

De la tempéî'ature des insectes dans ses rapports avec les fonctions de la respiration et de la circulation.

Des expériences ont été faites depuis Tongtemps sur la température des insectes qui vivent en société et qui émettent une température supérieure à celle de l'air ambiant; mais on ne s'est occupé que dans ces derniers temps de la température de chaque individu dans ses rapports avec les phénomènes de respiration et de circulation. Il résulte des expériences de M. G. Newport {Trans. phil.^ 1837, 2^ part., p. 259) que chaque insecte en particulier, et pendant qu'il agit, possède une température plus élevée que celle de l'atmosphère, température qui varie d'une espèce à l'autre.

L'ancien mode d'expérimentation consistait à renfermer un certain nombre d'insectes dans un vase où était placé un thermomètre. C'est ainsi que John Davy a trouvé que les scarabeus pilularis, lampyris^ blatta, grillus et apis avaient une température uu peu supérieure à celle de l'air ambiant. Il a même avancé que le scorpion et le mille-pieds donnaient une tem^K-rature inférieure à celle de l'atmosphère. M. Newport s'est servi d'un thermomètre du plus petit calibre possible , avec lequel il a mesuré successivement la tem-

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