‹ Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturellesChapitre 3 sur 157 · CAPACITÉ · texte numérisé non relu

CAPACITÉ

moyenne entre 0° et 300°.

Fer

0,1218 o,o35o o,roi5 0,0 549 0,0611 o,ioi3 o,o355 0,190

Mercure, , . ,

Zinc , ,

Antimoine

Argent

Cuivre

Platine .

Verre

Les nombres correspondants dans les deux colonnes prouvent bien que la chaleur spécifique des corps augmente avec la température ; par conséquent pour comparer ensemble les chaleurs spécifiques de différents corps, il faut, autant que possible, prendre ces corps au même point de leur échelle thermometrique. Eu comparant les chaleurs spécifiques avec les poids atomiques correspondants , Dulong et Petit ont été conduits à une loi très-remarquable, dont voici l'énoncé : Les atomes de tous les corps simples ont exactement la même capacité pour la chaleur. Cette loi est mise en évidence dans le tableau suivant , où l'on voit que le produit du poids de chaque atome , par la capacité calorifique du corps auquel il appartient , est un nombre à peu prés constant , les différences étant attribuées aux erreurs des expériences.

TKAITE DE PHYSIQUE.

spécifiques.

POIDS

atomiques.

PRODUIT

lli's poids Ue cliaqui- aloinc par les capacili-s correspondantes.

Bismuth

Ploml)

0,0949 0, io35 o,noo 0,1498 0,1880

Or

Platine

Tellure . . . ,

Nickel

Fer

Cobalt

Soufre

Il est facile de conclure de l'égalité des nombres consignés dans la dernière colonne que les atomes ont la même capacité calorifique. En effet,

Soient C et C les capacités calorifiques de deux corps ; c et c' celles de leurs atomes ^ p et p' les poids de ces atomes, et 91 et n' leur nombre sous le même poids. On a d'abord :

cp = cy.

Mais comme C = wc , C = n'c'^ on en déduit :

pnc-=:2)'ti'c.

Mais comme , par supposition ,

on en déduit cz=c', ou l'égalité des chaleurs spécifiques des atomes. Cette égalité n'existe néanmoins qu'à deux conditions : la première, que le produit du poids de chaque atome par la capacité correspondante soit un nombre constant; la deuxième, que les nombres adoptés pour les poids atomiques soient précisément ceux choisis par Dulong et Petit.

A l'époque où ces deux physiciens firent leurs expériences, il y avait

CHALEUK. 9

encore incertitude sur le choix à faire entre plusieurs nombres pour le poids atomique de plusieurs corps; ils prirent naturellement ceux qui s'accordaient avec la loi , persuadés qu'ils étaient de son exactitude; mais aujourd'hui que les chimistes sont fixés sur la véritable valeur du poids atomique de plusieurs corps, l'incertitude cesse, et le choix n'est plus possible. Si l'on compose un nouveau tableau avec les poids atomiques définitivement adoptés, on trouve que la loi présente des anomalies qui semblent lui ôter de sa généralité.

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