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EFFETS PHYSIOLOGIQUES

tincelles. — Ainsi l^aminoniaque se décompose, sous Tinfiluence d'un grand nombre d'étincelles, enaiote et en hydrogène : Tacide carbonique, en oxygène et en oxyde de carbone : les huiles donnent en général de Toxygène, de Thydrogène et des carbures d'hydrogène. ^ Lorsqu'on fait passer les décharges d'une machine puissante à travers une bande de papier, humectée d'une solution saline et colorée avec du sirop de violettes, on voit le papier rougir du côté positif et verdir du côté opposé. Le sel a donc été décomposé : son acide s'est porté d'un côté, et sa base de l'autre.

476. Bflète phjwêoio(g^§tu^m. — - Lorsqu'on approche la main d'une machine chargée d'électricité, on éprouve, au moment où jaillit Tétincelle, une commotion dans les articulations de la main et du bras, et cette commotion est accompagnée le plus souvent d'une contraction involontaire. — Ces phénomènes, que nous nous contenterons de signaler, sans tenter d'en donner aucune explication, s'observent toutes les fois que des fluides contraires se combinent à travers les organes des animaux. Dans le cas actuel, l'électricité de la machine se combine avec l'électricité contraire du corps humain, qu'elle avait attirée dans les points les plus voisins. En même temps, l'électricité de même nom, qui avait été refoulée dans le sol, rentre brusquement par les membres inférieurs, et produit une autre commotion dans les pieds et dans les jarrets. — La commotion se fait sentir d'autant plus profondément, que la tension était plus grande. Si la tension est assez considérable pour que l'étincelle jaillisse à 5 ou 4 décimètres de distance, on ressent ime véritable douleur , jusque dans la poitrine, et l'expérience peut devenir dangereuse : ces décharges sont foudroyantes pour les animaux de petite taille {*).

La commotion produite par une bouteille de Leyde, lorsque, tenant à la main l'armature extérieure, on approche l'autre main de l'armature intérieure, est beaucoup plus violente que celle des machines : elle présente d'ailleurs des caractères semblables. — On peut la faire ressentir simultanément a un grand nombre de personnes, placées à la suite l'une de l'autre et se tenant par la main de manière à former une chaîne comtinue ; la première prend à la main la panse de la bouteille, et la dernière vient toucher du doigt le bouton de l'armature intérieure : tous les

(*) Si, pendant qu'on fait lonclionner une machine éteclrique, un expérimentalenr placé sur un tabouret à pieds de verre vient à approcher la main des conducteurs, il ressent encore une commotion dans le poignet et dans le bras, au moment où part Vétincelle. S'il laisse ensuite sa main en contact avec le conducteur, il n'éprouve, pendant que son corps se charge d'électricité, qu'une sorte de frisson presque imperceptible, analogue é celui que produirait un souffle léger, sur les mains et sur la face : en même temps, ses cheveux se hérissent et s'écartent en divergeant de sa tête, comme le pendule de Télectromètre de Henley par rapport à sa tige (440). La di. vergence augmente si un autre expérimentateur, communiquant avec le sol, approche sa main de leur extrémité : c'est là une simple action d'influence, sur laquelle il n'est pas nécessaire d'insister. — Enfln on peut tirer des étincelles du corps de l'expérimentateur qui est isolé et qui communique avec la machine, comme de la machine elle-même; elles ne produisent sur lui qu'une sensation passagère, semblable à celle d'une légère piqûre.

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individus ressentent à la fois la commotion, mais œux qui sont Toisîns des extrémités sont toujours les plus éprouvés. Cette expérience fut faite par Tabbé Nollet devant le roi Louis XV, sur une réunion de trois cents gardes : on la répète souvent dans nos cours, en y faisant participer les auditeurs.

I^es décharges des batteries sont assez redoutables pour qu'on doive éviter avec soin de les faire passer par le corps humain : les expériences dans lesquelles on a pu, en multipliant le nombre des jarres et en employant des machines puissantes, obtenir des décharges qui tuaient instantanément des animaux de grande taille, prouvent qu*on ne saurait prendre trop de précautions quand on opère dans des circonstances semblables (*).

(*) Voir i la fln du Tolume, livre VI, Météorologie^ ce qui concerne rélectricité otmosphérique.

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