I. — PRINCIPES GÉNÉRAUX DU «lAGNÉTISHE
477. AfaBMiatii natarels et aimants artHleiels ; leur aetlon sur !«• siihstaaees magnétlqacs. — V aimant naturel ou la pierre d'aimant (u-iy^r,;) est un oxyde de fer (*) qu'on trouve dans le sein de la ten^e, en niasses parfois assez considérables: il possède la propriété remarquable d^attirer le fer et quelques autres métaux, comme le nickel, le cobalt, le chrome. Celte propriété, connue déjà dans Tantiquité; a reçu le nom de magnétisme, et on nomme substances magnétiques celles qui sont attirables par Taimant.
Lorsqu'on exerce sur un barreau d*acier trempé (**) des frictions avec un aimant, pu lorsqu'on le soumet à quelques autres traitements qui se> ront étudiés dans la suite, il acquiert et conserve la propriété d'attirer le fer; il devient un aimant artificieL Au contraire, le fer, lorsqu'il est parfaitement pur (fer doux), ne peut acquérir une aimantation permanente. — Les aimants artificiels, plus puissants en général que les aimants naturels, et plus commodes, puisqu'on peut disposer à volonté de leprs formes el de leurs dimensions, sont d'un emploi beaucoup plus fréquent.
C'est spécialement aux aimants artificiels que nous aurons recours dans
(*) C'est la combinaison qu'on désigne, en chimie, sous le nom d'oxyde magnétique et qu'on représente par la formule Fe*0*.
(•') L'acier est une combinaison de fer et d'une pelile quantité de carbone. — L'opération de la trempe consiste à refroidir brusquement l'acier, après l'avoir chauffé à une haute température, ce qu'on effectue en général par une immersion rapide dans l'eau froide. Ordinairement, après avoir trempé les barreaux d'acier qui doivent servir à la construction des aimants, on les recuit^ c'est-â-dire qu'on les réchauffe à une température plus ou moins élevée, pour les laisser ensuite refroidir lentement. Ce' te dernière opération a pour effet de ne laisser à l'acier qu'un degré déterminé de dureté, qui dépend de la température à laquelle on l'a recuit.
390 ÈLECTRICITË tT MAGNETISME.
l'étude du magnétisme : lout ce que nous dirons de leurs propriétés est d'ailleurs également applicable aux aimants naturels.
47S. PAlea 4cs almaaia ; Ufme Bestrc. — Lorsqu'on roule un barreau aimanté dans de la limaille de fer, on voit s'attacher, autour de „ ses deux eilrémités {fig. HT), des
filaments formés par des gnûns de limaille, juxtaposés et serrés en houppes les uns contre les autres.
Us deviennent d'autant plus rares qu'on s'approche davantage de la ligne médiane HN, où ils disparaissent complètement. Les deux points P et P', vers lesquels sem- ^'^' *'^" blent i;onverger les filaments Tor-
més par la limaille, et qui paraissent agir comme deux centres d'attraction; ont reçu le nom de pôles ; la ligne médiane MN, celui de ligne netUre {').
Celte inégalité d'action des diverses régions d'un barreau sur la limaille appartdt mieux encore, quand on place un barreau aimanté sous une feuille de carton horizontale, et que l'on fait tomber, au moyen d'un tamis, une pluie de limaille de fer sur ce carton. On voit alors les grains
se grouper de manière à dessiner nettement le contour du barreau {fig. 318], surtout si l'on a soin d'imprimer au carton de pelitessecousses. en le frappant lé};èrement avec la main pour permettre à la limaille de se
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