‹ Traité de physique élémentaireChapitre 120 sur 263 · PROCÉDÉS D*AIMA?(TATION · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS D*AIMA?(TATION

tes de façon que la plaque FF soit bien horizontale, et que, par suite. Taxe de rotation et le limbe //' soient bien rerticaux. — On place ensuite le limbe dans le plan du méridien magnétique, ce qui est facile si l'on connaît le méridien géographique du lieu et Tangle de déclinaison. — La position de Textrémité australe dé l'aiguille sur le limbe fait connaître l'inclinaisoo du lien (*),

Pour corriger les erreurs qui peuvent tenir à ce que la ligne des pôles de l'aiguille ne coïncide pas exactement avec la ligne des pointes, on peut encore avoir recours k la méthode du retournement (499), et prendre la moyenne des deux observations.

502. WLémmUmâm. — La comparaison des données fournies par Tobservation des boussoles de déclinaison et d'inclinaison , faite, soit en différents lieux, soit à diverses époques en un même lieu, a conduit à un certain nombre de résultats qui trouveront mieux leur place dans l'exposé général des faits qui se rattachent à la Météorologie (livre Yl). Nous nous contenterons d'ajouter ici que l'état du magnétisme terrestre, lorsqu'on le considère à un moment déterminé, parait être un peu plus compliqué que ne Tindiquerait l'existence de deux centres d'actions, situés au voisinage du centre de la terre, et que cet état est soumis, en outre, d'un moment à Tautre, à des changements continuels. — Dès lors, on ne doit regarder l'hypothèse de V aimant terrestre que comme un moyen commode de grouper un certain nombre de faits, et non comme une expression matérielle exacte de la réalité.

m. — PROCÉDÉS d'aIMANTATIÛM — CONSERVATION DD MAGNÉTISME

DANS LBS AIMANTS

503. Procédé daimantatloB de l'aeler par le «oatact des aloMuits. — Chacun sait que le frottement d'un objet d'acier sur un aimant développe dans cet objet la propriété d'attirer le fer. Les physi-

n Nous avons supposé connu le plan du méridien magnétique : si l'on ne connaît pas ce plan, il est toujours possible de le déterminer avec la boussole elle-même. — Supposons, en effet, que le plan du limbe ait été placé perpendiculairement au méridien magnétique du lieu : les forces du couple terrestre étant situées dans le plan du méridien magnétique, chacune d'elles pourra être décomposée en deux autres for^ ces dirigées, l'une horixontalement, l'autre verticalement dans ce plan. En d'autres termes, le couple terrestre pourra être remplacé par deux autres: l'un de ces couples, ayant ses forces horizontales et perpendiculaires au plan dans lequel se meut l'aiguille, ne pourra lui imprimer aucun mouvement ; l'autre, ayant des forces verticales et sitaéesdansleplan même du limbe, amènera l'aiguille dans une position verticale. On voit d'ailleurs que cette position du limbe est la seule pour laquelle l'aiguille se place verticalement. — Donc réciproquement, pour orienter le limbe dans le méridien magnétique, on pourra lui donner d'abord, par tâtonnements, une orientation telle, qne l'aiguille s'arrête dans une position verticale. 11 suffira de faire tourner ensuite ce plan de 90 degrés, pour qu'il arrive à coïncider avec le plan du méridien magnétique lui-même; la rotation se mesurera par le déplacement du vemier Vsur le cercle GG'.

ÉLECTRICITÉ £T NAGNÉTISME.

ciens ont perfectionné ce procédé, de façon à développer, soit dans des aiguilles, soit dans des barreaux, une aimantation maximum. — Les méthodes usitées peuvent se ramener à trois principales : la méthode de la MÎmple touchey celle de la toticke séparée et celle de la double touche.

504. Héihodle de la simple to«ehe. — Le procédé d'aimantation par simple touche consiste à frotter perpendiculairement Tobjet qu^on veut aimanter, une aiguille d*acier, par exemple, sur l'extrémité d*un barreau puissant, en la faisant glisser suivant sa longueur, et toigours dans le même sens. — Pendant ce mouvement, les divers éléments magnétiques de Taiguille arrivent successivement en présence de Textrémité du barreau : sous Tinfluence de l'ébranlement qui est produit par le frottement et qui diminue momentanément la force coercitive, les fluides obéissent aux actions qu'exerce sur eux le pôle du barreau, et se séparent en quantités d'autant plus grandes que ce pôle est plus énergique. D'ailleuri, ces actions ne cessent pas quand ces points ont dépassé l'extrémité du barreau : si c'est, par exemple, l'extrémité australe qu'on emploie, on voit qu'elle doit continer à exercer, datu les éléments qui r auront dépaêsée, une attraction sur le fluide boréal, et une répulsion sur le fluide austral : ces deux actions iront en diminuant d'intensité pour chaque élément, à mesure qu'il s'éloignera du pôle du barreau, mais elles s'exerceront toujours dans le même sens. On conçoit donc que, le mouvonent une fois terminé, chaque élément doive conserver une quantité de fluides séparés dépendante de sa position par rapport aux autres éléments (489) et de sa force coercetive ; les pôles de ce nouvel aimant seront d'ailleurs placés de telle sorte, que, dans la moitié de l'aiguille qui sera arrivée la dernière au contact de l'extrémité du barreau, se trouve un pôle de nom contraire à celui de cette extrémité. — Ce procédé fournit une aimantation assez régulière, mais peu énergique, et n'est applicable qu'aux aiguilles ou aux barreaux de petites dimensions.

505. Héchode de la touche séparée. — Le procédé de la touche séparée, indiqué par Duhamel pour conununiquer une aimantation régulière et énergique aux

^ aiguilles de boussole, et

en général aux lames d'acier un peu minces, consiste dans la série d'opérations suivantes.

— On installe solidement, sur un plan horizontal , deux aimants puissants AM, BM' (/tg, 369), qu'on sépare par une règle de bois L de même épaisseur : au-dessus, on place la lame à aimanter ab, comme l'indique la figure, de manière que ses extrémités soient en présence de deux pôles contraires A et B. L'expérimentateur, prenant dans chaque main un barreau

Fig. 369. — Aimantation par touche séparée.

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