‹ Traité de physique élémentaireChapitre 131 sur 263 · L-hÀ · texte numérisé non relu

L-hÀ

Quand ou considère, en particulier, le courant produit par un élénient hydro-électrique (fig. 397), c'est-à-dire par un élément du genre de ceux ^ qui ont été étudiés au commencement de ce cha-

^^' /. pitre et qui contiennent des couclies liquides plus / '^l ou moins considérables, il est indispensable de faire

S ^-— ^ usage de cette dernière formule, et non pas de ]a

/ ,' formule (4). En effet, l'expérience montre que les

< .-- -N J liquides présentent des résistances qui, à dimensions

1*^ \r^ égales, sont toujours |?/tt«eMr» millions de fois égales

^ ■ B à celles des métaux ; en sorte que, bien que les

Fig. 397. couches liquides des éléments de piles aient géné-

ralement des sections assez grandes et des longueurs assez petites, le terme L est du même ordre de grandeur que la longueur réduite des conducteurs interpolaires et ne doit pas être négligé. 539. Intensité dn eonrant produit par nneaérle de plnsleours éléments de nature queleonqve, Identlqvee entre enx. — Lorsque, plusieurs éléments étant placés à la suite les uns des autres en série de manière à former une pile (fig. 398), on réunit les pôles N et P de celte

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Fig. 398.

pile par un conducteur C, chaque élément intervient dans la production du courant qui parcourt le circuit. Nous examinerons seulement le cas

NOTIONS SUR LES INTiiNSlTÉS DES COURANTS.

particulier, qai est d'ailleurs Je plus fréquent, où tous les éléments de pile employés sont identiques entre eux.

Nous admettrons les deux principes suivants, dont les conséquences sont d'ailleurs vérifiées par Texpérience :

1" Lorsque plusieurs éléments sont réunis de façon que le courant produit par Vun d'eux doive en traverser un certain nombre d'autres, t intensité de ce courant partiel est modifiée par les résistances des autres éléments comme s^ils étaient iimctifs.

2** L intensité du courant produit dans le circuit est la somme algébrique des intensités partielles ainsi calculées.

Dés lors, soit A la force électromotrice de Tun des éléments qui entrent dans le circuit, L sa longueur réduite, et x la longueur réduite du conducteur C qui réunit les pôles de la pile ; soit n le nombre des éléments employés. — Le courant partiel, qui est produit par le premier élément, traverse un circuit qui est formé d'abord de cet élément lui-même, dont la longueur réduite est L, puis de (n — 1) éléments ayant une résistance totale exprimée par (n— 1) L, et enOn des conducteurs interpolaires dont la résistance est x. On aura donc, pour Tintensité t de ce courant par-

tiel, i =

Hais chacun des éléments de

nL-hX

la pile produit un courant partiel qui a cette même intensité t ; donc, d'après le second principe énoncé plus haut, Tintensilé 1 du courant produit par l'ensemble de tous les éléments est égale à n fois l'intensité t, c'est-à-dire que l'on a

nA (6) I = -i^..

540. InteiiAiié dn eovrant produit par plniienrs éléments Identlqves» rétmls en iMitterle, on formant nn dément mnltlple. — On dit que plusieurs éléments de pile sont associés en batterie, lorsque tous les pôles de même nom sont réunis entre eux (fig. 399), de sorte que le conducteur extérieur C unisse lensemble P de tous les pôles positifs à l'ensemble >' de tous les pôles négatifs. — Si Ton considère un ensemble formé de n éléments ainsi associés, la théorie et l'expérience montrent qu'il se comporte, dans toutes les circonstances, comme un seul élément dont la résistance serait n fois moindre et dont la force éleclromotrice serait la même : de là le nom d'élément mu//tp/e, qu'on donne souvent à l'ensemble lui-même.

Fig. 389.

444 ÉLECTRICITÉ ET HAGNËTISME.

Dés lors, si A est la force électromotrice de Tun des éléments AB qui constituent 1 élément multiple, et si L est sa longueur réduite, l'élément multiple donne, dans un conducteur de longueur réduite X, la mêaie intensité qu'un élément dont la longueur réduite serait - ; si l'on désigne par J celte intensité, on a

541 . Le mode d'assoclatloB des éléBieato ca aérle •péeUiIcmcnt an cas odi le eondMctewr faitcvpalaire oflk« «ne réflffltaBce tréa-graBde par rapport A celle des élémeata, —

Soit un conducteur dont la résistance x soit très-grande par rapport à la résistance L de Tun des éléments de pile dont on fait usage.

Si Ton employait ce conducteur avec un seul élément de pile {fig. 597), on aurait une intensité du courant représentée par la relation (5) ; ou, en considérant L comme négligeable vis-à-Tis de x,

Si maintenant on emploie n éléments associés en série, on devra, dans la formule (6), considérer le terme nh comme négligeable vis-à-vis de x, ce qui donne sensiblement

- nk

si l'on associait les mêmes éléments en batterie, la formule (7) donnerait pour intensité

Donc, quand le conducteur offre une résistance considérable par rapport à celle des éléments, l'intensité 1 est sensiblement proporlionnelie au nombre det éléments; tandis que Tintensité J est simplement égale, à peu prés, à celle que donnerait un seul élément. — C*est donc l'association en série qui convient spécialement à ce cas, et il y a avantage, si Ton veut un courant d'une grande intensité, à employer un grand nombre de couples.

Ainsi, par exemple, c'est toujours en série qu'on associe les couples thermo-éleclriques, lorsque les courants qu'ils produisent doivent traverser des fils métalliques fins, incomparablement plus résistants que les couples eux-mêmes. — Nous citerons plus loin plusieurs exemples, dans lesquels ce mode d'association doit être également employé pour les piles hydro^ électriques.

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