II. — ACTION DE LA TERRE SUR LES COURANTS
574. Ii*a«iion qae la terre exeree, aolt sar oa aimant, aolt BB eowrauit noMle, peat être asalailiée ék, scelle d'aa coait ladéflal, perpeadlealalre aa méridien laaifaétiqae et dlrifé de l*eat ik, 1 oaest. — On voit d'abord que cette assimilation de l'action du globe à celle d'un courant est d'accorf avec les phénomènes
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que présenle l'action de la terre sur l'aiguille aimantée, phéno nous avons expliqués jusqu'ici en comparanl la terre à un aimant. En effet, sous l'influence d'un courant rectiligne indéHni, l'aiguille airoanlée se place perpendiculairement ï ta direction du courant, le p4le austral à , gauche (558) : donc, si l'on assimile la terre à un courant dirigé de l'est ï l'ouest et placé au-dessous de l'aiguille, la gauche de ce courant étant du côté du nord, le pAle austral de l'aiguille doit se tourner vers le nord, le pAle boréal vers le sud.
Nous allons constater maintenant, sur deux exemptes, que cette assimilation explique également les efl'ets produits par la teire sur les courants mobiles.
1° Action de la terre tur an centrant vertical, mobile autour d'un axe errtùal. — L'appareilreprésenlé par la ligure^ai se compose de deuxcoupes decui\Te rouge V, V, contenant de l'eau acidulée, et d'une colonne mé-
>'ig. 431.
tallique H, isolée de ces coupes et terminée en o par une capsule A mercure. Un levier de bois T est suspendu, par I» pointe i, sur la capsule o ; i l'une de ses extrémités est enroulé un fil métallique a, dont les bouts plongent dans le liquide des deux coupes. Le godet H communique avec le bord du vase V, le godet N avec le pied de la colonne H. — Les communications avec la pile étant établies comme l'indique la figure, le courant suit la roule indiquée par les nèches, et l'on a, dans la plus grandebranclie du fil a, un courant vertical atcemtant, mobile autour d'un aie ver-
ÉLECTRICITÉ ET NAGNÉTISUE.
tical. On voit Téquipage se meltre en mouvement, puis s*arrèfer, après quelques oscillations, dans une position d'équilibre stable; à ce moment, on constate que le plan vertical passant par le fil a et par l'axe de roUhtion est perpendiculaire au méridien magnétique ; de plus, le fil a se trouve à Vouut de la colonne.
Or assimilons Faction de la terre à celle d'un courant rectiligne indéfini, perpendiculaire au méridien magnétique et dirigé de Test à l'ouest.
T ^ On a vu (573,1') que l'action d'un courant ho-
^ rizontal indéfini sur un courant vertical ascendant tend à transporter celui-ci dans le même sens que le courant ïwe ; le courant ascendant a, dans l'expérience actuelle, tend donc à se porter vers l'ouest, et l'équilibre n'est réalisé que lorsque le plan passant par le fil et par Taxe de rotation est parallèle au courant indéfini, c'est-à-dire perpen- ^ diculaîre au méridien magnétique. Si, au contraire, le courant a était descendant^ le fil se porterait à r^s^de Taxe de rotation.
Enfin, si Ton remplace l'équipage de la figure 431 par celui de la figure 432, dans lequel les courants qui traversent les grandes branches a et h sont ou tous deux ascendants^ ou tous deux de»cendants, l'action exercée par la terre sur le courant a est équilibrée par l'aclion exercée sur le courant h : un semblable équipage est donc en équilibre indifférent, sous l'influence de la terre, dans toutes les positions possibles : c'est ce qu'ion nomme un système asiatique.
2* Action de la terre sur un courant fermé, — Reprenons Tappareil représenté par la figure 417, et suspendons aux coupes a et 6 le conducteur fermé defg. Les communications étant établies, on voit le cadre se placer perpendiculairement au méridien magnétique de telle manière, que, dans le fil horizontal inférieur, le courant soit dirigé de Vçst à Vouest. — Cette orientation s'explique encore en assimilant l'action de la terre à celle d'un courant rectiligne indéfini, perpendiculaire au méridien magnétitique et dirigé de l'est à l'ouest : car on a vu (573,2'') que, sous l'influence d'un courant indéfini horizontal, le plan du cadre s'oriente .précisément de manière que le courant mobile et le courant fixe soient parallèles et de même sens dans leurs parties les plus rapprochées (*). — On arriverait aux mêmes résultats en remplaçant le rectangle defg par le cercle mobile de la figure 430.
(*) 11 importe cependant de remarquer que, dans Thypothése du courant terrestre, l'orientation du cadre n'est due qu'aux actions exercées êur les deux côtés verticaux. On doit, en effet, considérer ce courant comme étant situé à une distance assez grande du cadre mobile, pour que les actions qu'il exerce sur les deux côtés horizontaux soient égales et contraires, et par conséquent s'équilibrent.
Fig. 432.