‹ Traité de physique élémentaireChapitre 144 sur 263 · Apptteatlons de etm prlnc^ea A · texte numérisé non relu

Apptteatlons de etm prlnc^ea A

qoeli|oe« eas pArtie«lici«. — Nous allons

1 appliquer les principes qui précédent à Tétude de

quelques-uns des cas particuliers les plus intéressants.

Dans chacun de ces cas, nous chercherons d'a-

Fig. 426.

Fig. tt7.

bord à déduire des principes eux-mêmes la nature du mouvement qui doit s'effectuer : la vérification expérimentale que nous donnerons ensuite pourrra être considérée comme une nouvelle confirmation des principes fondamentaux. — Ces exemples suffiront d'ailleurs pour faire comprendre la marche à suivre dans toutes les questions analogues.

1' Action d'un courant rectiiigne indéfini et fixe sur un courant recUligne fini, mobile parallèlement à lui-miême. — Pour définir les positions des deux courants, nous supposerons que le courant fixe XY (fig. A'àl) soit horizontal, que le courant mobile ab soit vertical et placé au-dessus du plan horizontal passant par le courant fixe; nous admettrons, en outre, que ces deux courants soient situés dans un même plan. — Si le courant mobile est descendant, comme l'indique la figure, il sera repoussé par la portion cY et attiré par la portion cX (57 U) ; ces deux actions auront pour effet de transporter ab dans un sens contraire à celui du courant indéfini XY. — On verrait de même que, si le courant mobile est ascendant, il doit se déplacer dans le sens du courant fixe indéfini.

Le même raisonnement s'applique encore au cas où Ton viendrait à courber le courant XY, de manière à le transformer en un courant circulaire, situé dans un plan horizontal, le courant ab étant mobile autour d'un axe vertical passant par le centre du cercle. Ces conditions sont réalisées clans l'appareil représenté par la figure 438.

AClIUnS DES COURANTS SUR LES COURANTS. 475

Un fil de cuirre entouré de soie s'enroule un certain nombre de fois autour d'un cadre circulaire de bois ; les deux extréroités a et e de ce fil communiquent avec )e mercure des godets H el N ; V est un Tase de cuivre, qui contient de l'eau acidulée et dont le bord replié courre le cadre circulaire. (Une portion de ce bord est supposée enlevée, pour laisser apercevoir le cadre.) Une colonne métallique P traverse en son centre le vase de cuivre, dont elle est d'ailleurs isolée ; le pied de cette colonne communique, par une bande métallique b qui traverse la table.

ri|:.4tt.

avec le mercure du godet X ; les bords du vase lui-même communiquent avec le mercure du f;odet ï. Dans la capsule métallique qui termine la colonne P, repose, par une pointe (Ine i, l'équipage mobile gefh, dont les extrémités plongent d.ms l'eau acidulée. — Les communications entre ta pile el les divers godets de mercure étant établies comme le montre la figure, le courant suit la route indiquée par les flèches, et l'on voit l'équipage gepi prendre un mouvement de rolatioct dont le sens est inverse de celui du courant circulaire. — Si, au contraire, on é'^blil les communications de manière que le courant soit ascendant dans les eûtes eg, fh de l'équipage mobile, on observe un mouvement de rotation, dont le sens est le même que celui du courant circulaire.

2° Âclion d'un courant reclUigne indéfini tur un courant mobile fermé. — Nous supposerons, pour fixer les idées, que le courant indélini XY {fig. 4^9) soit horizontal, et que le courant rectangulaire fermé defg soit mobile autour d'un axe vertical qui rencontre XY en un point L, — Le courant indéfini, dirigé de gauclieï droite, sollicite, commeon vient de le voir, le courant descendant de vers la gauche et te courant ascendant fy vers la droite ; ces deux actions concordent pour faire tourner le cadre dans le sens indiqué par les flèches placées en e et en /. I] ea est encore

ÉLEGTRIGITk ET MAGNETISME.

akisi de l'action exercée par le courant indéfini sur le courant horixonlal ef ; ce dernier tend à se placer parallèiement à XY et dans le même sens que lui (570). Enfin, Taclion exercée sur le côté gd tendrait à imprimer au cadre une rotation opposée, mais cette action est moins énergique que la précédente, parce que gd est plus éloigné du courant indéûni que ef. Il y aura donc équilibre stable, lorsque le plan du courant mobile sera parallèle au courant fixe, et que les deux courants seront de même sens dans leurs parties horizontales les plus rapprochées.

On vérifie cette conclusion au moyen de l'appareil qui est représenté par la figure 417. On dispose horizontalement, au-dessous du côté ef, un long fil de cuivre XY (jig. 429), dont les extrémités communiquent aux deux pôles de la pile : on voit le courant defg s'orienter de manière que, dans le côté efy le courant soit parallèle au courant XY et de même sens que lui.

On arriverait à un résultat semblable en remplaçant le rectangle defg par le cercle adegh (fig, 450). Ici encore, Téquilibre est stable quand le

Fig. 429.

plan du courant mobile est parallèle au courant fixe, et que les deux courants sont de même sens dans leurs parties horizontales les plus rapprochées.

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