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EXTRA-COURANTS. 5S

sible lorsque, Taxe de la spirale étant d*abord parallèle à Taiguille d*inclinaison, on ramènera, par un mouvement rapide, à être perpendiculaire à cette même direction, ou réciproquement.

On prévoit aussi que, si Ton place réellement un barreau de fer doux dans rintérieur de la spirale, la présence de ce barreau augmentera Tintensité des courants produits.

619. CanMières génémwK des eonrante Indalla. — Tous les courants d'induction présentent le double caractère, de durer très-peu, et d'avoir une intensité considérable, même dans des circuits très-résistants.

Leur peu de durée est manifeste, d'après tous les faits qui précèdent : dans toutes les expériences que nous avons décrites, chaque fois qu'un courant induit traverse un galvanomètre, Taiguille est vivement déviée ; elle exécute ensuite un certain nombre d'oscillations, de part et d'autre du zéro, et revient d'elle-même en ce point. Inaction exercée sur l'aiguille par le courant d'induction est donc à peu près instantanée.

La grandeur de l'intensité que conservent les courants induits dans les circuits très-résistants peut être constatée en attachant aux deux boutons de la spirale induite B, dans l'une quelconque de ces expériences, au lieu des fils d'un galvanomètre, deux fils terminés par des poignées métalliques, telles que M et H' (^g. 486) ; si l'on saisit ces poignées avec les mains humides, on éprouve, chaque fois qu'il se développe un courant induit, une commotion violente, comparable à celle que donnerait une pile d'un grand nombre d'éléments. — Nous reviendrons sur ce sujet après avoir décrit quelques-unes des machines d^induction.

620. iMdnctloM A'mwk eomrmmt umr I«l-a[i6iiie. — Extra-eonnuite; — Lorsqu'un courant parcourt un circuit, et qu'on vient à rompre et à rétablir successivement ce circuit, nous avons constaté qu'il se produit, à chacune de ses alternatives, un courant d*induction dans tout circuit fermé voisin du premier. — Il est naturel de penser que chacun des éléments d'un courant doit exercer une action inductrice semblable sur les éléments voisins qui font partie de son propre circuit : on prévoit a priori que cette action, si elle existe, sera surtout sensible si une partie du fil qui forme le circuit est enroulé plusieurs fois sur lui-même, de inanière que chacun de ses éléments ait dans son voisinage un grand nombre d'autres éléments. C'est en eflet la disposition adoptée dans les deux expériences de Faraday qu'il nous reste à décrire et qui prouvent l'induction exercée par un courant sur lui-même, soit au moment où on l'interrompt, soit au moment où on le rétablit. Ces courants d'induction, dont nous allons constater l'existence, ont reçu le nom d^extrorcawrantê.

\* On fait passer le courant d'une pile PN (fig. 481) dans un long fil métallique, que l'on enroule en une spirale G dans une grande partie de sa longueur : on réunit deux de ses points D, E, situés de part et d'autre de la spirale, par un fil intermédiaire dans le trajet duquel est intercalé un

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galvanomètre G ; le courant de la pile se partage ainsi entre deux circuits, run ADGEB, Tautré ADGEB, qu'il parcourt dans le sens des flèches indiquées sur la figure ; et si mn est la direction du diamètre passant par le zéro de la graduation, on yoit le pôle austral de Taiguille supérieure Tenir,

sous l'action du courant, à droite de mn par exemple, en a. On ramène alors, ayec la main, l'aiguille dans la direction mn, et on place sur le cadran un petit obstacle d à la droite du point m, de manière à empêcher Taiguille de s'écarter de ce côté. — Les choses étant ainsi disposées, si l'on interrompt le courant au voisinage de la pile, en A par exemple, le pôle austral reçoit une vive impulsion à gauche, après laquelle l'aiguille revient an zéro. Donc, au moment de la rupture du courant de la pile, le circuit fermé DGEG a été parcouru par un courant, et ce courant avait, dans la portion DGE, un sens contraire à celui du courant de la pi te; par suite, il avait, dans la spirale G, le même sens que le courant de la pile. — C'est là, comme on l'a vu (643), le caractère général d'un courant induit dû à l'inteVruption d'un courant inducteur : c'est Vexira-courant de rup^ iure.

2' On détermine, par une expérience préliminaire la position ab {fig. 482) que prend l'aiguille du galvanomètre sous l'action du courant de la pile, et Ton place sur le cadran un petit obstacle /"à la gauche du point a, de manière à empêcher l'aiguille de revenir au zéro quand on interrompt le courant en A. — Les choses étant ainsi disposées et le circuit de la pile étant ou^ vert au point A, on constate que, à l'instant où Ton referme le circuit en A, le pôle austral de l'aiguille reçoit une vive impulsion à droite, après laquelle elle revient en a. Donc au moment de la fermeture du circuit, le fil DGE n'a pas été seulement parcouru par une portion du courant de la pile, ayant une intensité telle qu'elle amenât l'aiguille en ab; mais à ce

EXTRA-COURAKTS.

courant s*en est ajouté un autre, d'une durée très-courte, ayant le même sens dans la partie DGE, et ayant par conséquent, dans la spirale C, un

Pi +

ten* contraire à celui du courant de la pile. — C'est le caractère général d'un courant induit dû à la fermeture du courant inducteur : c'est Vextracourant de fermeture.

631. C^iuiéqaciiees die la superposition des extra-covnuite et da eonnuit prlnelpai. — L'extra-courant de fermeture, qui se produit au moment où Ton complète le circuit d'une pile, est, comme on vient de le voir, de sens contraire au courant principal. En se superposant à ce courant, il a donc pour effet d'en diminuer l'intensité, dans les premiers instants : par suite, le courant de la pile n'acquiert que gra* duellement son régime régulier.

Au contraire, Textra-courant de rupture est de même sens que le courant principal; en se superposant à ce courant, il doit donc en augmenter subitement l'intensité. — C'est ce que confirment un grand nombre d'expériences : il suflflra d'en indiquer quelques-unes.

La rupture du circuit d'une pile formée d'une dizaine d'éléments de Bunsen, lorsque le conducteur interpolaire est à peu prés rectiligne, ne donne naissance qu'à une faible étincelle. Au contraire, si Ton interpose dans le circuit une bobine portant un fil enroulé un grand nombre de foi^, l'étincelle de rupture devient très-forte, et éclate avec un brait comparable à celui d'une capsule fulminante; or, l'introduction de la bobine ayant pour effet de diminuer l'intensité du courant de la pile, l'effet produit ici ne peut être attribué qu'à la superposition d'un extra-coiûrant très-intense, au moment de la rupture.

Lorsque le circuit d'une pile contient une bobine, comme dans l'expérience précédente, et que, saisissant avec les deux mains les deux extré-

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miles du û\ de cette bobine, on les détache vivement de la pile, de manière que la spirale forme alors avec le corps de Topérateur un circuit fermé, on ressent upe commotion violente. L^intensité de cette commotion est beaucoup augmentée si Ton introduit dans la spirale un faisceau de fils de fer doux. — On reconnaît immédiatement, dans ces effets, ceux que nous avons indiqués comme caractérisant les courants induits en général.

622. Coaraote ladolte ét'orérpm sapérlcuni. — Pour compléter Tanalogie des courants dMnduction et des courants ordinaires, il reste à établir que les courants d*induction peuvent, à leur tour, exercer une acv tion inductrice sur les conducteurs voisins. — C'est à quoi Ton parvient à l'aide de plusieurs couples de spirales telles que A et B (fig. 477). Supposons qu'on remplace le galvanomètre G par un couple de spirales A' et B'; faisons communiquer les extrémités de B avec celles de Â% et adaptons aux boulons de B' les poignées H et M' de la figure 486. Si Ton saisit ces poignées dans les mains humides, on éprouve une commotion à Tinstant où Ton ferme le circuit de la pile : on en ressent une seconde lorsqu'on interrompt ce circuit.

11 est facile d'expliquer le résultat de cette expérience : le courant de la pile, au moment où il s'est établi, a développé dans la spirale B un courant induit du premier ordre; celui-ci, traversant aussi la spirale A', a joué, par rapport à B', le rôle de courant inducteur, et a développé dans la spirale B', dont le circuit est complété par le corps de Topérateur, des couranU induits du deuxième ordre. — Un courant du deuxième ordre peut de même induire, dans un troisième couple de bobines A^ et B', des courants induits du troisième ordre, et ainsi de suite.

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