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EFFETS DES COURANTS D'INDUCTION

Fi^. 492. — Interrupteur de Foucault.

roplenr de Foucault (fig. 49S) éTÎte ces diyers inconyénients et peut être employé avec les bobines les plus puissantes.

Deux pointes de platine T, S sont fixées au .voisinage d'une des extrémités de la tige TF qui est supportée en E par une lame élastique verlicale : ces deux pointes viennent affleurer à la surface du mercure qui est contenu dans d'eux godets de verre et couverls d'une couche d'alcool absolu : à Taulre extrémité de la tige est une armature de fer F, placée à une petite dislance d*un éleclro-aimant. Le fil de cet électro-aimant Q communique avec Ton des pôles d*une petite .pile spéciale, formée d*un ou deux éléments de Bunsen : le godet de la pointe S communique, par le fil P, avet Tautre pôle de ' cette même pile. Le godet de .

la pointe T et le levier qui porte cette pointe sont introduits dans le circuit inducteur de la bobine, par les fils A et N. — Dés lors, le circuit de la pile spéciale de Tinterrupteur étant fermé, Tarmature F est attirée par Télectro-aimant, et Textrémité T du levier, en se relevant, fait sortir les pointes du mercure et interrompt les deux circuits : mais, l'électro-aimant ayant alors perdu son aimantation, le levier est ramené en sens contraire par l'élasticité de la lame qui le supporte, les deux circuits sont de nouveau fermés, et ainsi de suite. — L'alcool est très-mauvais conducteur, rinterruption du circuit inducteur de la bobine est instantanée, et par suite l'intensité des courants induits est aussi grande que possible.

* 631. Effets Imnlncux prodnll* par le pasaafl^e des cooraats induits dans les ^as raréfiés. — En faisant passer dans l'œuf électrique (471) le courant induit de Tappareil de M. Ruhmkorff, on obtient des effets lumineux d'une grande beauté.

Si le vide a été fait à 2 ou 3 millimètres, au moment où Ton met les garnitures métalliques de l'œuf en communication avec les deux extrémités du fil induit, on voit apparaître une gerbe de lumière rouge entre les deux boules. Si le courant direct, c'est-à-dire celui des deux courants induits qui est de même sens que le courant inducteur, va de la boule supérieure à la boule inférieure, la gerbe rouge part de la boule supérieure, où elle a son maximum d'éclat ; la boule inférieure est entourée d'une triple couche de lumière violette, teintée de bleu. — Si, au moyen du commutateur, on intervertit le courant, la gerbe part de la boule inférieure, et l'auréole violette apparaît autour de la boule supérieure.

Si, anni de fûre le vide, on a introduit dans l'csuf électrique des vapeurs d'un liquide votatil (alcool, éther, essence de Urébeothiue). la gerbe lumineuse subit une modificatiia remarquable.* Au lieu d'être continue, elle se monlre coroposée d'une succe^ion de couches

ris- *K. Fig. tu. fi(. m.

allernalivecDent brillaules et obscures {fig. 493], U phénomène se n

EFFETS DES COURANTS fi*INOUCTION. 541

nifeste d'autant mieux que Ton augmente davantage Tamplitude des os^ eillatioos de L^interrupteur.

Des effets analogues se produisent, avec un éclat remarquable, dans ces tubes de verre que Ton désigne sous le nom de tubet de Geiêsler, et que construit maintenant, à Paris, M. Alvergniat, avec une grande perfection. Ces tubes contiennent des. gaz ou des vapeurs trés-raréfiées; ils ont été fermés à la lampe : leurs extrémités laissent passer des fils de platine, qui servent à mettre Tappareil en rapport avec les deux bouts de la spirale induite. Dés que le courant passe, le tube est parcouru par un flot de lumière électrique, dont la couleur et faspect dépendent, en particulier, de la nature du gaz ou de la vapeur introduite, de la pression qui existe dans l'appareil, de la nature même du verre qui forme le tube et de la forme qu*on lui a donnée. — La figure 494 représente Tun de ces appareils, formé d'une partie étroite G en son milieu, et de deux parties benucoup plus larges aux extrémités ; les fils de platine A, B, qui ser>'ent à transmettre le courant de la bobine, sont soudés à des fils d'aluminium beaucoup plus gros, qui ont Tavantage de ne pas se désagréger par le passage du courant, en produisant une poussière métallique qui noircit le tube, comme cela arrive avec des électrodes de platine. Le tube figuré ci-oonlre contient de l'hydrogène; raréfié à une pression de quelques millimètres : dans toute la partie étroite C, le gaz devient extrêmement brillant, «t acquiert un éclat d'^un rouge magnifique': les parties larges sont occupées par dès stratifications lumineuses, séparées* par des espaces relativement obscurs» comme' le montre la figure. Enfin, les deux fils qui transmettent le. ooUranl présentent des aspects complètement différents : celui qui communique avec le conducteur négatif de la bobine est entouré d'une gaine lumineuse dans la largeur, et les stratifications ne commencent, dans le tube large qui le contient, qu'à une assez grande distance de son extrémité ; au contraire, le fil qui communique avec le conducteur positif de la bobine ne présente pas de gaine lumineuse (*) et les stratifications du tube large qui le contient commencent à rextrémité même du fil, par un point très-brillant. — Les couleurs que prennent le gaz dans les tubes de ce genre dépendent essentiellement de la nature des gaz eux-mêmes, et Tinlensité lumineuse varie avec la pression sous laquelle ils ont été fermés. Ces tubes sont particulièrement employés pour l'étude spectrale de la lumière ainsi produite, comme on l'indiquera plus loin : la partie étroite surtout, quand on l'examine au spectroscope, fournit des spectres lumineux d'une grande richesse : chaque gaz présente un spectre caractéristique, en sorte que les traces les plus faibles de gaz étrangers se manifestent inunédiatement par les modifications qu'on observe dans le spectre.

(*) L*absence de gatne lumineuse autour de ce fil s'observe surtout quand le cir cuit électrique présente une petite interruption en dehors du tube lui-même, de manière qu'il se produise de petites éUncelles dans i^e point eitérieur.

S41 ËLBCrdlClrt ET HAfiHftnSIB.

On a dcHiné aux lubes de Geissler les formes lei plus diverses, et Teo a pu augmenter encore la beaulé des enels lumiDeui eu employant de« verres qui acquièrent, par Ouorescences, des teintes diverses au roomeat du passage du courant- La figure 495 représente un tube large, contenant de l'air raré6é^ el dans lequel on a soudé, au voisinage de ses extr^nilés, deux portions de tubes bûucoup plus étroits, avec des renDements sphériques de distance en distance : ces portions étroites s'ouvrent, ea r^ard l'une de l'auire, dans le tube large, vers sa portion moyenne ; les renflements sphériques, en verre d'urane, acquièrent, an moment du pv sage du courant, mie leinle verte qui contraste avec la couleur rosée des ■b^lilications brillantes qu'où observe dans le tube étroit et des stratiiications plus piUes qui se produise! dans les parties du tube que le courant traverse.

Ui figure 49e représente un tube contenant encore de l'air raréfié, et formé d'une série de boules réunies entre elles par des tubes étroite ; diacun des tubes de jonction piètre i l'intérieur de )a boule qui lui

Fig. i96. - Tube de Ceiwler.

succède, el s'y ouvre par une partie elïiièe. La figure montre que le flot de lumière stratifiée qui remplit les parties étroites semble se déverser de l'extrémité de chaque pointe dans l'ampoule qui ta contient, en allant du m qui communique avec le conducteur positif de la bobine vers le lil qui communique avec le conducteur négalif. — Les particularités de ces divers pbénomènes sont, encore aujourd'Imi, restés sans une explicatien satisfaisante.

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