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MACHINE DE CLARKE

produit donc un courant induit hneruy c'est-à-dire, comme les courants induits précédemment obtenus, en sens contraire du mouyement des aiguilles d'une montre. — Donc, pendant que la bobine parcourt la moitié supérieure 1, 2, 3 de sa révolution, elle est constamment traversée par des courants induits, et ces courants sont tous de même sens. Un raisonnement semblable montrerait que, pendant la demi-révolution inférieure 3^ 4, 1, les courants induits ont encore un sens constant, mais contraire à celui des premiers.

Supposons donc, pour fixer les idées, que Tenroulement du fil de la bobine H soit tel, que les courants produits pendant la demi-révolution supérieure marchent de Textrémité antérieure de ce fil à son extrémité postérieure : ces courants circuleront, dans le conducteur qui fermera le circuit,fde la demi-virole g' (fig. 484) à la demi-virole g. Au contraire, les courants développés pendant la demi-révolution inférieure', seront dirigés,^dans ce même conducteur, de g vers g\ Et si Ton remarque que la bobine H' fait la moitié inférieure de sa révolution pendant que H fait la moitié supérieure, comme les fils de ces deux bobines sont enroulés en sens contraire sur leurs noyaux, les courants de H' seront dirigés de g' yers^g en même temps que ceux de H, et changeront de sens avec eOx. — Enfin, remarquons que, à chaque demi-révolution, chacun des ressorts X et y {fig. 483) passe de Tune des demi-viroles à l'autre, et cela précisément à Tinstant où les courants induits changent eux-mêmes de sens: il en résulte que Tune des bandes métalliques de la pièce Scorresr pond toujours au point de départ, des courants, et l'autre à son point d'arrivée. Donc, si Ton réunit ces bandes par un arc conducteur, cet arc sera traversé par une succession de courants induits, dirigés tims dans le même sens. — Si, par exemple, on interpose tin voltamètre V (fig. 485) dans le circuit, on constate que Teau est décomposée : l'une des cloches contient uniquement de Thydrogène, et l'autre cloche uniquement de l'oxygène.

625. Msposition particallére de la BiachiBe de Clarke po«r la prodaelion des efTete physiologiques. — Lorsqu'on veut employer la machine de Glarke à produire des commotions par le passage des courants au travers des organes, il importe surtout d'obtenir dès interruptions brusques du courant, au moment où se trouvent réali^s les conditions qui lui donnent la plus grande intensité, afin que Textra-courant de rupture, s'syoutant alors au courant principal (621), produise ces variations rapides d'intensités qui sont nécessaires k la production des effets physiologiques. — Or, si le mouvement de rotation de l'axe qui porte les bobines est régulier, la théorie montre que chaque noyau éprouve les phis grandes variations dans son intensité magnétique, pour un même intervalle de temps, lorsqu'il est au voisinage de la position 2 ou de la position 4 (fig. 485), c'est-à-dire lorsque le plan passant parles axes des deux noyaux est perpendiculaire à la ligne des pôles de l'aimant fixe :

5M ÉLECTRICITÉ BT KAGUtTlSMlS.

c'est donc dans ces positions des bibines que le circuit doit être intei^

rompn.

On idaple à la pièce S des poignées de laiton H, H' {fig. 486), que l'on saisira avec les mains humides. Sur la bande métallique qui porte déji le ressort x, on lixe un Iroisièroc ressort i, qui viendra toucher.

Fig. 488.

pendant la rolalion, tantôt le prolongement niélallique a (/ig. iSi) de la demi-virole g", tantôt un prolongement de g, qui est semblable et symé- ^iquement placé. — Tant que ce ressort i porte sur l'ivoire, tout se passe comme s'il n'existait pas, et les courants trayersent le corps de la personne qui lient tes poignées ; mais, au moment où s touche le prolongement de l'une des demi-viroles, la disposition est (elle, que le ressort X, placé du même cOlé, touche l'autre demi-virole; le circuit se trouve donc Terme par les ressorts x, s et par la bande métallique qui les supporte, le courant cesse alors brusquement de Iraverser le corps de la personne soumise à l'expérience. Les prolongements a el a' sont placés de manière que cette interruption ait lieu précisément dans les positions 3 ' et 4 des bobines, c'est-à-dire deux fois dans la durée de chaque révolution.

636. rradactlMi 4« qBcl(|«i«* rnmUtm HTcta pkyalqnc*. — Pour produire les tffelt calorifiqiui ou lumineux on remplace les bobines i III long et fin, par d'autres bobines i 01 gros et court.

Si l'on veut obtenir des élincelles, on fixe sur l'axe du commutateur une aiguille a {fig. 487) ; sur la pièce S, on place un seul ressort x et une capsule métallique c pleine de mercure. Lorsque l'aiguille plonge dans le mercure, le circuit est fermé; mais, au moment où l'aiguille sort du liquide, une étincelle, due surtout à l'exlra-courant de rupture, éclate entre le mercure et l'aiguille. — Si l'on verse une couche d'alcool ou d'éther à la surface du mercure, l'étincelle endainme le liquide combus-

lUCaiNE DE I4XU.

La figure 488 montre li dUposit'on idoplée pour faire rougir i métallique.

637. Hadklae iWKBBëto-dcMri^Be 4c PIxll. — Les déOils dans lesquels noua sommes enirés à propos de l'iq>pareil de Clarke nous permettront de nous borner h des indications sommaires sur la eonstruclion

Fig. 489. — Hacblne magnélo-fleclrique d« Piiii.

et la théorie de la machine magnélo-ëleclriqiie de Pixii, la première des machines de ce g»ire qui ait £té employée. Elle est représentée d'ensemble par la figure i89, et se compose.

5» ÉLECTRiaTfi ET lAGIlfinSHE.

comme U michine de Qarke, d'une double bobine B, d'un ainuml dV cier.A, el d'un commutateur qu'on Toit entre l'aimant et la planche de bots LL. Hais ici c'est la bobine qui est flie, et c'est l'aimant qui loume : l'axe de rotation est vertical, et reçoit son mouvement d'un engrenage n maniTelle M.

638. H»eUBe d'bi«M«lM> 4e H. BakMknrCT. — La machine d'induction construite par I. Rubmkorrr est remarquable par l'intensilê desefTets de diverses natures auxquels elle peut donner naissance, hescourants induits qu'elle produit sont des courants volla-é)eclriqu«s (613) renforcés par l'action d'un faisceau de flis de fer doux placés àrintérieur de la spirale inductrice (617).

La ligure 490 représente l'ensemble de l'appareil ; U figure 491 en est leplan. — Sur un cylindre de bois qui contient le faisceau de (Ils de fer. s'enroule d'abord le û\ inducteur, puis, par-dessus, le fil induit ; le loai

Fig. 4B0. — Bobine de H. Babmkorfr.

forme une grosse bobine S, terminée par deui disques de verre qui servent à l'isoler. — Dans l'un des modèles construits par M. Rulimkorff, le lil inducteur a 40 méires de longueur et S millimètres de diatnèlreï l'une de ses eilrémités est fixée à la colonne mélallique D, l'autre à la colonne F ((Sy, 490 et 491); le fil induit n'a que j de millimétré de-diamélre et fait de 35 à 30,000 lours ; ses deux extrémités traversent le disque de verre de draile, el s'allachenl aux boulons B el C qui sont portés sur deux colonnes de verre isolantes. Les deux fils sont isolés avecsoin l'un de l'autre, par une enveloppe de coton impr^é de gomme-laque. — Vers la gaucbede l'appareil on voit, sur les deux figures, un commuloleur particulier qui sert à établir oui interrompre à volonté la communication mélallique entre les colonnes D et F d'où part le lil inducteur ; il permet au9i e faire entrer à volonté le courant de ta pile par l'une quelconque de ces colonnes el de le faire sortir par l'autre : les fils de la pile s'attachent aux deux boutons R etR' {fig. 491) du commutateur. — Sur la droite de

HACHUIB DE RUHNKOBFF. 53T

l'ipparril se troDTe Yintemiptetir, destina i prodoire, par ses vibrations rapides, les alternatives de cessation et de rétablissement du courant induclenr. U se compose : 1' d'une enclume e {fig. 490], petit qrlindre métallique vertical qui communique avec le commutateur par une bande métallique représentée sur la Agure 491 ; 3* d'un marteau o, dont la tête, formée d'un morceau de fer doux, est placée au-dessous de l'eitréinité

Tig. t»i.

saillante du faisceau de lils de fer. — Un 111 de cuivre sert à assurer la communication du manche du marteau et de la colonne métallique D, d'où part le (il inducteur. La face inférieure de la tête du marteau et la -face supérieure de l'enclume sout garnies d'une plaque de platine.

Supposons les boulons B et C, où se termine le 111 induit, réunb par un arc conducteur ', attachons les rhéophores de la pile en B et R' (/i^. 491), et tournons le commutateur de manière i faire communiquer R' avec la colonne F, et H avec l'eilrémité E de la bande métallique qui porte l'enclume. Le marteau reposant sur l'enclume, le circuit inducteur se trouve fermé;le courant delà pile, arrivant en F.traversedonc la bobine, ressort eii D, traverse l'interrupteur et revient en R par la bande métallique. Mais alors le faisceau de fil» de fer s'aimante, attire la tête du marteau et rompt ajnsi le circuit inducteur ; cette rupture détermine la cessation du magnétisme, en sorte que le marteau retombe sur son enclume. Le courant conducteur se trouvant rétabli, les mêmes alternatives se reproduisent indéfiniment. — H se produit ainsi, dans un temps trèscourt, un nombre très-grand de ruptures et de rétablissements du courant de la pile. Or, à chaque rupture, il se développe dans le ni induit un courant direct; à chaque rétabliitement, un courant iriBerw: OU a dmc, dans le conducteur ff, qui ferme le circuit induit, une succession de courants, dirigés alternativement dans un sens et dans l'autre, et ces courants sont considérablement renforcés par l'action magnéto-électrique qui s'igoute à l'action volta-électiique.

Enfin, H. Fiieau a montré qu'on augmente beaucoup la puissance de la macbioe en y joutant ud amdetuaieur à grande surface, interposé dans

53S El JCTRIGITÉ ET HAGNÈTISiie.

le circuit inducleur. — Ce condensateur consiste en une série de feoilles d*étain, placées à Fintérieur du socle de bois qui supporte la botnne, et séparées entre elles par des feuilles de papier ciré; le papier ciré constitue la lame isolante, et les feuilles d*étain sont les armatures qui sont mises chacune en communication avec l'un des bouts du fil de la spirale inductrice. Les courants directs de rupture acquièrent ainsi une intensité beaucoup plus grande.

629. EffeiB de TappArcAl de H. B«hMlc«Hr. — Les effets que réalise Tappareil de M. RuhmkorfT manifestent d^une manière frappante rénorme intensité des courants induits.

Les commotions qu'on obtient en produisant le courant inducteur au moyen d^uu seul élément de Bunsen, et adaptant aux boutons B et C des poignées métalliques que l'on saisit aves les mains humides, sont à peine supportables ; avec un plus grand nombre d'éléments, elles peuvent devenir dangereuses. — 11 suffit même, pour éprouver une forle commotion, de toucher le bouton G qui correspond à l'extrémité du fil induit qui est la plus éloignée de l'axe de la bobine.

Si l'on fixe aux deux colonnes B et G deux gros fils de cuivre f, f^ terminés en pointes, on peut faire éclater entre eux des étincelles à plusieurs centimètres de distance. La distance d'explosion augmente d'ailleurs beaucoup dans un gaz raréfié, ou dilaté parla chaleur; c*est ainsi qu*on peut augmenter la longueur des étincelles en plaçant entre les extrémités des fils la flamme d'une lampe à alcool. — H. PoggendorfTa montré que ces étincelles sont dues exclusivement au courant direct produit au moment de la rupture du courant inducteur ; le courant invene n'a pas une tension suffisante pour franchir une distance appréciable sans le secours d'un conducteur métallique.

M. RuhmkorfT construit aujourd'hui des machines bien plus puissantes que celles dont nous avons indiqué plus haut les dimensions : le fil induit a jusqu'à 120,000 mètres de longueur ; les étincelles jaillissent à 40 ou 50 centimètres de distance, et se succèdent avec un fracas comparable à celui d'une série de décharges d'armes à feu. Il est à peine besoin de dire qu'une seule de ces étincelles serait foudroyante. Avec ces machines, on parvient à charger à saturation, en quelques secondes, une batterie électrique d'un grand nombre de jarres.

630. Interrupteur de Foueanlt. — L'interrupteur à marteau que nous avons décrit plus haut (628) présenterait, avec les bobines de grandes dimensions, des inconvénients qui en rendraient l'usage impossible. Au moment où le marteau se soulève, la rupture du courant inducteur produit une étincelle, à laquelle l 'extra-courant donne une très-grande intensité dans les machines un peu puissantes (621 ) : en même temps, il y a arrachement de particules de platine, qui empêchent Tinterruption du courant d'être aussi brusque qu'elle devrait l'être ; en outre, les surfaces de l'enclume et du marteau sont rapidement détériorées. — L'inter-

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