VITESSE DU SON
par un fH de lin au centre d*un ballon à robinet. Le ?ide étant fait, si l'on agite l'appareil, aucun son n'arrive à Toreille ; la perception acquiert au contraire une netteté de plus en plus grande quand on y laisse rentrer progressivement de Tair, un gaz quelconque ou une vapeur.
Les observations faites dans les ascensions aérostatiques et sur les hautes montagnes, où l'air est plus rare que dans les plaines'basses et dans les vallées, viennent confirmer ces résultats. D*aprés de Saussure, un coup de pistolet fait moins de bruit au sommet du mont Blanc qu'un -pétard tiré dans la plaine ; Gay-Lussac raporte que,' dans son voyage aérien de 1804, Fintensité de sa voix fut extrêmement affaiblie lorsqu'il se trouva à 7000 mètres de hauteur dans l'atmosphère.
635. TrttBflmlMfloB é« «oa par les divers mlllcvx pondéra- Mes. — L'air est le véhicule ordinaire des sons ; mais nous venons de voir que les autres gaz et les vapeurs peuvent également transmettre le son jusqu'à Toreille. — Les liquides jouissent de la même propriété. On sait que les plongeurs entendent ce qui se dit sur le rivage ; on sait aussi que les poissons s'effrayent des moindres bruits qui se produisent dans l'eau ou à sa surface. — Enfin, le son se propage dans les corps solides : souvent on distingue le roulement d'une voilure éloignée, en appliquant l'oreille contre terre; dans les travaux de siège, le mineur entend, aune grande distance, les coups de marteau du mineur ^u'on lui oppose ; enfin, en appuyant la tête contre l'extrémité d'une poutre de sapin, on perçoit le bruit produit par le choc d'une pointe d'épingle contre l'extrémité opposée.
656. vitesse ée transmission en son dansTalr. — Les premières expériences destinées à mesurer la vitesse de transmission du son dans l'air furent exécutées en 1738 aux environs de Paris, entre Montmartre et Montlhéry, par une Commission prise dans le sein de l'Académie des sciences. — Les résultats numériques obtenus alors ne présentèrent pas une grande exactitude; les observateui's avaient négligé quelques Ciiuses d'erreurs, dont on a reconnu plus tard l'influence : mais ces expériences établirent au moins que la propagation est uniforme, c'est-à-dire que le son met un temps double, triple, quadruple à franchir dans l'air une distance double, triple, quadruple d'une distance donnée. — De là résulte que la vitesse de transmission du son dans Tair doit être définie la distance à laquelle le son se transmet à travers ce milieu dans Vunité de temps ("i).
D'autres expériences, faifes en 18*22 par les membres du Bureau des Icngitudes, présentent un caractère de précision plus grand : elles eurent lieu entre Yillejuifet Montlhéry. — A chacune des deux stations, était disposée une pièce de canon, autour de laquelle se tenaient des observateurs munis de chronomètres. U fut convenu qu'un coup de canon serait tiré alternativement à l'une et à l'autre station, afin que la moyenne des résultats fût aussi indépendante que possible de la direction du vent. Les