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STRUCTURE «ET FONCTIONS DE L OREILLE

par la membrane de la fenêtre oyale : c'est une sorte de carrefour, servant d'entrée dans les deux autres parties de Toreilie interne, les canaux semi-circulaires au-dessus {fig. 541, 13, U, 15) et le limaçon au-dessous {ihid., 16). — Les canaux semi-circulaires, dont le nom même indique suffisamment la forme, sont au nombre de trois, et situés à peu prés, comme le montre la figure, dans trois plans perpendiculaires entre eux. Leurs extrémités, qui se renflent en ampoules, communiquent librement avec rintérieur du vestibule. — Le limaçon est une sorte de cône creux, enroulé en spirale, et subdivisé encore en deux cavités secondaires par une cloison longitudinale : sa base communique librement, comme les canaux semi-circulaires, avec l'intérieur du vestibule, et c'est en un point de sa paroi, voisin de la base, qu'est pratiquée la fenêtre ronde, dont la membrane forme une cloison entre la cavité du limaçon et celle de Toreille moyenne. — Toutes ces cavités sont comme tapissées par des membranes molles, qui ne sont pas immédiatement appliquées sur les parois osseuses, mais flottantes dans les liquides qui remplissent cette partie de l'organe. C'est sur ces membranes que viennent s*épanouir, en subdivisions d'une fmesse extrême, les nerfs auditifs qui pénètrent dans le rocher par le conduit auditif interne (fig. 541, 17).

695. Fonctions des diverses parties de l'oreille. — Les vibrations produites dans l'air viennent d'abord frapper le pavillon de l'oreille : les expériences faites par Savart tendent à montrer que cette lame entre en vibration, et que ses mouvements peuvent se communiquer aux parties plus profondes. Cependant, celte portion de l'organe ne parait pas avoir une grande importance dans la perception des sons, car la perte du pavillon tout entier n'entraîne qu'un léger affaiblissement de l'ouïe. — La conque et le conduit auditif servent à réfléchir les ondes sonores, et à les concentrer sur la membrane du tympan. Une observation bien simple prouve d'ailleurs que c'est, en général, par les vibrations de Fair que se fait la transmission du son, plutôt que par celles des parois mêmes du conduit : chaucun sait que l'interposition d'un tampon de ouate dans le conduit auditif rend difllcile la perception des sons; or il est clair qu'on ne paralyse ainsi que les mouvements de l'air contenu dans le conduit, et non pas ceux des parois elles-mêmes.

La membrane du tympan reçoit à la fois les ondes sonores qui se sont propagées directement dans le conduit auditif externe, et celles qui se sont réfléchies sur les parois de ce conduit. Le tympan entre donc en vibration (684) ; il transmet ce mouvement vibratoire soit à l'air qui remplit l'oreille moyenne, soit à la chaîne des osselets qui unit le tympan à la membrane de la fenêtre ovale. — D'autre part, les expériences de J. Mûller ont prouvé que les membranes de petites dimensions vibrent mieux quand elles sont faiblement tendues que si leur tension est trop énergique ; on eu peut conclure que la chaîne des osselets, en formant un ressort qui peut se tendre ou se fléchir plus ou moins entre le tympan et la mem-

brane de la fenêtre ovale, a pour objet de graduer la tension des membranes elles-roèmes : en exerçant sur elles une pression assez énergique, elle les empêche de vibrer trop fortement sous Tinfluence des sons trèsintenses ; en exerçant une pression modérée, elle leur permet de vibrer facilement sous Pinfluence des sons plus faibles. — Il faut remarqner enfin que Pair contenu dans Foreille moyenne est en communication aTec l'air extérieur, par Tintermédiaire de la trompe d'Eustaciie. Il en résnfle que la membrane du tympan éprouve la même pression, de la part de Pair, sur ses deux faces. En outre, Fair qui arrive dans la caisse est Ionjours saturé de vapeur d*eau, et maintient toujours le tympan à un élat convenable d*humidité. L'observation a montré que Tobstfuction prolongée de la trompe d*Eustacbe est suivi d'une absorption de i'air par 1^ parois de Toreille moyenne, et entraine la surdité.

La membrane de la fenêtre ovale, qui sépare Toreille moyenne du vestibule, reçoit les vibrations qui fui sont transmises par la chaîne des osselets; la membrane de la fenêtre ronde, qui est placée dans la paroi du limaçon, au voisinage du vestibule, est mise en vibration par l'air contenu dans la caisse du tympan : le mouvement vibratoire est ainsi communiqué au liquide qui remplit les cavités de l'oreille interne. C'est ainsi que le mouvement est transmis aux membranes molles qui flottent au sein des liquides répandus dans les c^ivités du vestibule, des canaux semi-circulaires et du limaçon : les ramifications des nerfs auditifs qui s'épanouissent sur ces membranes sont donc elles-mêmes ébranlées, et transmettent à l'encéphale l'impression qui constitue la sensation du son. — Quant au rêle affecté à chacune des cavités de l'oreille interne, dans la perception des diverses qualités que notre oreille attribue aux sons, elle a été déjà l'objet d'un grand nombre d'hypothèses. Il régne encore sur ces questions beaucoup d'incertitude : on peut dire cependant que,. de toutes ces cavités, c'est le vestibule qui parait avoir le plus d'importance : quand on étudie comparativement l'oreille chez les divers êtres de la série animale ayant un organe spécial de l'ouïe, on trouve que c'est la seule civité de l'oreille interne dont l'existence soit constante.

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