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RECOMPOSITION DE LA LUMIÈRE

iniage rouge S da soleil. Si Ton recevait ce faisceau sur un prisme, la

trace du faisceau réfracté sur le plan de récran, qui est oblique à sa

direction, serait une petite ellipse rouge : soit r cette ellipse, l'écran étant

supposé rabattu à droite de HN. — Si maintenant on supposait que le soleil

envoyât exclusiTement de la lumière violette, on aurait sur Técran une

ellipse -violette u, plus déviée que l'ellipse rouge. I^e même, des rayons

jaunes, verts, bleus, etc., donneraient des ellipses intermédiaires entre r

et u, mais comprises toutes entre les mêmes droites perpendiculaires à

Taréte réfringente du prisme. — Enfin, si Ton considère maintenant le

faisceau de lumière blanche que le soleil émet réellement, on voit qu'il

se forme sur Técran une infinité d'images elliptiques, entre celles qui

correspondent aux rayons ronges extrêmes et celles qui correspondent

aux rayons violets extrêmes : ces ellipses empiètent les unes sur les

autres, et il en résulte une image oblongue, où les couleurs se fondent

graduellement les unes dans les autres.

7G3. Mé«h€Ml« de Newton poar obteair an «pectre pur. — U résulte des explications précédentes que, dans le spectre solaire obtenu comme il a été dit jusqu'ici, il y a, en chaque point, superposition de rayons de réfrangibilité voisines. — Pour obtenir un spectre pur, c'est-^-dire dans lequel la séparation des rayons de nuances différentes se fasse aussi complètement que possible, Newton a employé la méthode suivante :

On introduit la lumière dans la chambre obscure, par une fente trésotroite. Le faisceau est reçu sur une lentille convergente, placée à une distance de l'ouverture égale au double de sa distance focale principale. Cette lentille donne, sur un écran placé à la même distance, de l'autre côté, une image brillante de la fente lumineuse, et les dimensions de cette image sont égales à celles de la fente (755,2*"). Enfin, on fixe le prisme tout près ^e la lentille, de manière que son arête réfringente soit parallèle à la longueur de la fente, dans une position correspondant à peu près au minimum de déviation (742), et l'on dirige Técran de façon qu'il soit perpendiculaire à la direction moyenne des rayons réfractés. — Le spectre résulte alors de la juxtaposition d'une infinité de rectangles trèsdéliés, empiétant très-peu les uns sur les autres. Le mélange des couleurs estd'autant moindre que la largeur de la fente est plus petite.

764. Reeoinpooltloii de la lamlére Uanehe.. — Nous avons vu que la formation du spectre solaire s^explique en admettant que la lumière blanche du soleil est formée de rayons difTéremment colorés, et que le prisme ne fait que séparer ces rayons. Pour justifier complètement cette explication, et montrer que la coloration du spectre n'est pas due ù une altérattion que le prisme aurait fait subir à la lumière, Newton a vérifié, par diverses expériences, qu'en superposant de nouveau les rayons séparés par le prisme, on reconstitue de la lumière blanche.

!• Recomposition par un second prisme, — Soit RI (fig, 615) un faisceau de lumière blanche traversant un premier prisme P : au lieu de re-

(|ue, si l'on place l'écran nvoir une image blanche Hu contraire, au delàdenfi blanche bordée de violet e rexpérieoce vérifie.

En employant un miroii lin opérerai! la recomposii

3° RecompoiUion par ' .Supposons que, sur un di:

secleuT acb de papier rou,

aie perpendiculaire à son ment est assez rapide po i

àcelle de l'impression lun i

de développer la phosphorescence ou cours, l'expérience suivante. Avec un p sulTale de quinine dans l'adde lartriqu un cnrton blanc, et l'on fait lomber le manière qu'il couvre une partie de s; aperçoit alors, non-seulement la porlic lumineux, c'est-4-dire celle qui était v (\uinine, mais encore une certaine lon( Le sulfate de quinine n'étant que fluor qu'on intercepte la lumière incidenle.

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