‹ Traité de physique élémentaireChapitre 219 sur 263 · iBflMenee de 1a prox · texte numérisé non relu

iBflMenee de 1a prox

«^Mes. — CUnuito aiarUiaies (

sédent, pour la chaleur, un pou\

moindres que la terre ferme, d'où i

leurs, elles absorbent ou émettent >:

Elles ont, en outre, une chaleur spéi

une même quantité de chaleur abso

une moindre variation de températii

qu'elles absorbent est employée, à

des vapeurs à leur surface. — Poci

réchauffement ou le refroidisseme i

les couches liquides que pour la te '

A ces causes, il faut sgouter Fini !

sphère, au voisinage des mers, et !

jours plus abondants près des c6te:

du soleil pendant le jour, et dimin .

terre par rayonnement pendant la

De là des différences très-grande • et celles des mers, sous la même ; que, en Europe, les lignes isothèi i baissent vers l'équateur au voisii ; lignes isochimènes se relèvent vei ; même latitude, les climats sont h ; que dans Tintérieur des continent; Ce sont ces remarques qui ont <j i mariiimeê et climats continenlaux, mats tempérés et souvent constan i sous les mêmes latitudes, des clin i entre la température moyenne de ' à Cherbourg, de 15 degrés à Paris

736 MËT&OROLOGIE.

latitudes de ces points soient sensiblement les mêmes. — Ënûn. paru. les climats maritimes, les plus constants sont les dithaU insuloàrta: aussi, dans les lies de la zone tropicale, la différence entre la tempe rature de Tété et celle de Thiver ne dépasse guère 2 ou 3 degrés.

868. 0es mpporta qvi exIiMeat eatre lea II«bcs 4e if —p fia tvM et les Unîtes ëe eMrtAlm vécétMix. — On conçoit que, panni les végétaux cultivés, ceux qu'on sème pour les récolter au bout de quelques mois peuvent arriver à maturité partout où la température moTennde Tété est assez élevée, quelle que soit d'ailleurs la température crfiiver. Aussi observe-t-on, par exemple, que la culture des orges, et Europe, est limitée au nord par une ligne voisine de la ligne isoihère 6- 10 degrés (fig. 666), et celle des froments par une ligne voisine de U ligne isothère de 1 5 degrés. Les points traversés par ces lignes ont cependant des climats différents, et pendant Thiver des températures trèsinégales. De même, le maïs n'exige guère que deux ou trois mois d'uiK température un peu élevée, pour arriver à maturation : sa limite de culture se rapproche beaucoup de la ligne isothère dé 20 degrés. — Il en e>t encore à peu près de même de ceux des végétaux vivaces qu'on cuUÏTf pour leurs fruits : la culture en est répandue seulement dans les points où ces fruits peuvent arriver à maturité, c'est-à-dire où la température df Tété est assez élevée. Aussi les limites de culture des vignes, des oliviers. de celles des orangers, affectent-elles encore des formes tout à fait voisines des lignes isothères.

Au contraire, les limites de végétation des arbres forestiers dépendeut des températures de l'hiver, c'est-à-dire qu'elles suivent les lignes isocktmène$, — Ainsi la limite de v^étation du chène-vert se rapproche de U ligne isochimène de -i- 5 degrés; elle correspond, comme elle, à un latitude assez basse dans les continents orientaux, mais elle s'élève brusquement en arrivant au midi de la France, et suit toute la cUe de l'Océan jusque dans la Bretagne. — Des remarques analogues sont applicables aux autres arbres forestiers, dont les limites de végétation s'élèvent d'autant plus en latitude qu'ils peuvent supporter des hivers plus rigoureux.

On voit, en résumé, que V ensemble de la végétation d'une contrée â**pend, à des titres différents, des températures de Tété et de celles dt* l'hiver, ou des lignes isoUières et isockimènes entre lesquelles elle est comprise.

869. Infloenee de FAltliMde BMr la teHipératare. — Les observations thermométriques faites sur les montagnes ou dans les ascensions aérostatiques montrent que la température devient de plus en plus basse à mesure qu'on s'élève davantage au-dessus de la surface du globe. — La loi suivant laquelle s'effectue cette décroissance n'est connue que trésimparfnitement, et elle parait dépendre de conditions diverses : cependant on a observé, en général, un abaissement de température de 1 degré pour un accroissement de hauteur ou d'altitude d'environ 180 mètres.

voisines du sol s'élèvent, en vertu de leur diminution de densité ; c«>^ oh> ches sont remplacées par l'air froid qui afllue des régions voisines. V^un vent qui souffle à la surface du sol, des régions plus froides vers • région considérée, si aucune autre cause n'en vient changer la direrlic^ — À plus forte raison, si, pour une raison quelconque, une quantité ci-. sidérable de vapeur d'eau vient à se condenser eu un point du globe, c'i^ à-dire à se résoudre en pluie, il se produit un vide dans ratmosphère, r> Tair des régions voisines afflue encore pour le remplir. — Les vents yr duits par de semblables causes doivent avoir une direction inverse de le», sens de propagation. Si, par exemple, c'est un vent du nord qui pren ainsi naissance, c'est-à-dire si l'air se transporte, à la surface de la terpdu nord vers le midi, ce vent devra se propager progressivement du mi' i vers le nord. — Les observations météorologiques constatent qae ïrvents présentent en effet souvent ce caractère : en leur assignant U cause que nous venons d'indiquer, Franklin leur a donné le nom de tenh d'aspiration.

Au contraire, si c'est une dilatation de Tatmosphére, ou la formatîoii d'une grande quantité de vapeur qui refoule les couches d'air Toisint>. on conçoit qu'il en puisse résulter un vent qui se propage dans la direrlion même où il souffle, — Ces vents, dont l'observation directe a encoiv constaté la production, ont été désignés par Franklin sous le nom «V vents d'insufflation.

On voit que, réciproquement, lorsque des observations météoroloi:!ques, faites simultanément dans un grand nombre de points, permettent d'assigner nettement les caractères des vents qui se sont fait sentir à uuf époque déterminée, on peut parvenir à en assigner .les causes principales ; on peut même parfois discerner les causer secondaires qui oui modifié, en tel ou tel point, le phénomène général. — C'est là ce qui ii'.^ été possible jusqu'ici que dans un petit nombre de cas.

872. ¥eiit« périodiques. — Brises. — Moassons. — Parmi \^ vents périodiques, on peut citer les brises, qu'on observe sur les cote?, et qui affectent deux directions différentes dans le cours d'une même journée. — La brise de mer souffle le matin, quelque temps après k lever du soleil ; c'est sur cette brise que les marins comptent pour entnT dans les ports. On s'explique la production de ce vent en remarquant que la terre s'échauffe, sous l'influence des rayons solaires, plus vite que la surface de la mer (867) : donc, tant que la température continue à croître, il s'établit au-dessus de la terre une colonne d air ascendante, qui appelle l'air de la mer. Ce vent d'aspiration se fait parfois sentir en mer à une assez grande distance; dans notre zone tempérée, c'est surtout pendant l'été qu'il est sensible : il commence à diminuer vers trois ou quatre heures du soir, et cesse au coucher du soleil. Alors sunient la brise de terre, on brise du soir, qui dure jusqu'au lever du soleil et que les marins utilisent pour sortir du port : la terre se refroidissant plus

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