ThennoBiètrc* A maxlni» et * mlnlnu». — Il est sou^egi
intéressaRt de connaître les limites extrêmes entre lesquelles Tarie laleipérataM d'un lieu, pendant un intervalle de temps dAerminé. penàct une journée par exemple : pour ne pas s'assujettir à observer Tinstrement d'une manière continue pendant tout œ temps, on a imaginé àh thermomètres à maxima et à minima, qui conservent 1" indication de cr températures extrêmes.
Parmi les instruments de ce genre, les thermomètres de Rulherfcrj (fig. 665) se recommandent par leur simplicité : ils n'ofTrent pas or" grande précision, mais ils sont commodes pour les observations faites <
poste fixe, et n 'exigent ^ccune manipulation pour '> détermination deslempér?tures. Deux thermomètre A et B sont placés horiiontalement et dans deux pu-
Fig. 665. — Thermomètre de Riitherford. sitions inverses, sur Hif
même planchette. A est w(
thermomètre à mercure, destiné à fournir les maxima : dans le tube, et en dehors du liquide, est un petit cylindre de fer a, qui n'est pas mouinép^i le mercure, et que nous supposerons d'abord en contact avec le sommet de la colonne : le ménisque convexe pousse devant lui ce cylindre quaDÛ la température s'élève, et le laisse en place quand la température s'abaisse. B est un thermomètre à alcool, destiné à fournir les minima :n sein même de la colonne liquide, on a placé un petit cylindre d'émail, qui est mouillé, comme Je verre lui-même, par l'alcool : le ménisque concave l'enlraîne avec lui quand la température s'abaisse, et le laisse m place au sein du liquide quand la température s'élève. — Pour mettre l'instrument en expérience, on abaisse l'un des côtés de la planchette (le côté droit, pour^ l'instrument figuré ci-dessus), de manière à faire glisser à la fois les deux petits cylindres jusqu'au contact des ménisques; on replace ensuite la planchette de manière que les axes des thermomètre;^ soient horizontaux, et on la fixe dans le lieu où l'observation doit être faite. La position dans laquelle se trouvera, au bout d'un certain temp^l'extrémité droite du cylindre d'acier indique le point le plus élcrt' qu'aura atteint la température : la position de l'extrémité droite da cylindre de porcelaine indiquera la température la plus basse.
859. Températures moycnaes. — On nomme température maj^f^ d'un jour, en un lieu déterminé, la moyenne des températures obserrée dans ce lieu, d'heure en heure, de minuit à minuit. C'est, comme on le voit, la somme de 24 observations divisée p^r le nombre 24. — L'expépérience a montré que, dans la plupart des eas, la valeur de cette rooyenDe concorde sensiblement avec celle qui est fournie par trois obser^'ations faitois, la première au lever du soleil, la seconde à midi, la troisième a«
750 NÉTÉOROLOGIE.
tionnaire. — Puis, jusqu'au coucher du soleil, la teropéralure s'abaii-s^ parce que la chaleur émise est supérieure à la chaleur absorbée, et Lrefroidissement s'accélère encore après que le soleil a disparu. — Enli:. le soleil reparait; au bout de quelques moments, la température remonte, et les mêmes phénomènes se reproduisent.
861. WarkitloiM de I» tcMpénitww penfcat l'asBée. — Sî I € compare entre elles les températures^ moyennes du jour, aux dîveiv^ époques de Tannée et pour un même lieu, par exemple pour un pciij' de la France, on observe un minimum dans les premiers jours de janTi^r et un maximum dans les premiers jours de juillet.
C'est là encore un résultat facile à concevoir : on sait que, pour nofn hémisphère, le rapport de la durée du jour à celle de la nuit esl micfmum au 31 décembre (solstice d'hiver), et va en augmentant depuis œtir époque jusqu'au 21 juin (solstice d'été) ; en outre, entre ces deux époque^ la hauteur du soleil à midi devient toujours de plus en plus granct' Donc, à mesure qu'on s'approche du 21 juin, la. quantité de chaleu' reçue par la terre en vingt-quatre heures augmente et la moyenne du jour s'élève ; elle continue encore à s'élever pendant quelques joumée> après cette époque, tant que la quantité de chaleur absorbée est soptv rieure à la quantité de chaleur émise. — Â partir des prenuers jour> de juillet, la moyenne du jour s'abaisse, parce que la quantité de chaleur reçue en vingt-quatre heures décroit de plus en plus, et cet abaissenien' se continue quelques jours encore après le 21 décembre.
862. DéllmItatioD des MbleODS météorologlqaee. — On CQiiâidère, en météorologie, le mois le plus chaud, c'est-à-dire le mois dr juillet, comme le milieu de Tété : alors Véié, au lieu d'avoir les limite^ assignées en cosmographie, savoir le 21 juin et le 21 septembre, comprend les mois de juin, juillet, août, — De même le milieu de Thive: est formé par le mois de janvier, et ïhiver comprend les mois de décembre Janvier, février. — Leprintemp* et Vautomne comprennent chacun les mois intermédiaires entre les deux autres saisons.
Gela posé, si l'on prend, en un lieu déterminé, la moyenne des t^oi^ mois de l'été, pendant plusieurs étés consécutifs, la moyenne des moyenne ainsi obtenues constituera ce qu'on nomme la température moyenne dr fêté pour ce lieu. — On obtiendra de même la température moyenne dr Vhiver, pour un lieu déterminé.
865. IJ^Bes repréecmUMit la dlstribatlom des tempévAiHuree A la eaurlbee dn ^lolbe. — Pour rendre facilement saisissable la distribution des températures moyennes à la surface du globe, de Humboldt a eu l'idée de construire sur la sphère des lignes qui réunissent les point> présentant des valeurs égales pour les moyennes de même espèce. — Oii a construit jusqu'ici trois systèmes de lignes :
1* Les ligne» isothermes (toc;, égal; 6tpfi.o{, chaleur), qui réunî:»sen( les points offrant la même température moyenne de l'année ;
Ces lignes offrent, le plus s(Mi?ent, des formes irrégulîères, comme le montre la figure 666, qui représente ces trois systèmes de lignes eu Europe, tracés pour les températures successives de 5 en 5 degrés. Nm^ indiquerons plus loin comment on peut se rendre compte de ces imê^ilarités ; voyons d'abord quel parti on peut tirer de la comparaison de c*^ lignes entre elles.
864. Cllouus. — On nomme climat d'un lieu Tensenibie des coiioh tions météorologiques auxquelles ce lieu est soumis dans rinlerralle à'n» année.
Si nous nous bornons, pour le moment, aux conditions de température, on voit immédiatement que la connaissance de la ligne isothenur qui passe au point considéré, ou des lignes isothermes entre lesquelles il est compris, donne la moyenne des températures qui s'y succèdent dau> l'espace d*une année. — Mais ce n*est là qu'une notion bien impaifail''. car une même moyenne peut être fournie par des températures qui urient entre des limites extrêmement différentes. Considérons, i*^' exemple, la ligne isotherme de + 10* (fig, 666), qui traverse la p^irii^ septentrionale de la mer Caspienne, le nord de T Allemagne, la Hoilandr^. PAngleterre, et vient passer au sud de l'Ecosse. Dans tous les points *^ cette ligne, la moyenne des températures de Tannée est la même : cei»endant, il s'en faut beaucoup qu'ils offrent, dans le cours de Tannée, <i^ températures semblables. En effet, la figure montre que les bords septentrionaux de la mer Caspienne sont compris entre la ligne isotlièrede + i>' et celle -h 20*; qu'ils sont coupés par la ligne isochimène de — o*la moyenhe de l'été y est donc très-élevée, et celle de l'hiver as^ei basse. Au contraire, on voit que le sud de l'Irlande est coupé par la li^ne isothère de +15* et par la ligne isochimène de + 5% en sorte qa^^^ moyenne de l'été et la moyenne de l'hiver sont toutes deux des températures modérées, s'éeartant peu de la moyenne annuelle. Ces deux régions, situées en Europe aux extrémités d'une même ligne isotherme, sont dom dans des conditions de température essentiellement différentes, <'es n*marques sont d'ailleurs tout à fait générales (*).
Oh distingue le plus ordinairement trois variétés de climats :
1* Les climats constants, pour lesquels la température moyenne de iVt^ ne présente avec celle de l'hiver qu'une différence très-petite, de 6 » '
(*) Pour avoir une idée exacte d'un climat, il est souvent utile d'ajouter à cos dr terminations celle de la température maximum qui survient au moment le pl"chaud de l'été, et de la température minimum i laquelle le thermomètre peut d&cendre pendant les jours les plus froids de Thiver. — Ces températures extrêmes. q«; ne sont souvent que passagères et ne font varier que très-peu la moyenne de l'i^^*' «m de l'hiver, peuvent avoir cependant sur la végétation une influence capJ'C'^* ^^ permettant à certains végétaux d'arriver en quelques jours à maturité, ou en fai^<i' périr subitement ceux qui auraient pu vivre pendant les autres jours de l'annt'f Cependant elles sont beaucoup moins connues, pour la plupart des points du ^^o^*' que les moyennes précédentes.
75 i JIETKOROLOGIE.
des peints de l'équateur doit être à la fois, i* très-uniforme pendac* Tannée; 2* très-élevée (*}. — Lorsqu'on s'éloigne de l*éqiiateur pcr s'approcher de l'an des tropiques, les jours cessent d*étre égaui ao^ nuits, excepté au moment des deux équinoxes ; mais la différence, 9»les tropiques mépies, ne dépasse pas trois heures aux époques où elle ef maximum, c'est-à-dire au moment des deux solstices : le soleil sê\h encore très-haut sur l'horizon. La température de ces points doit do» «*'tre, i*un peu moins uniforme qu'à l'équateur; 2* un peu moins élevéf {**
2* Les deux zones iempéréeSf situées de part et d'autre de la zone tt?ride : chacune d'elles étant limitée, d'une part par l'un des tropiques, ^ l'autre par le cercle polaire, c'est-à-dire par le petit cercle situé à 25* 5* du pôle (ou autrement, à la latitude de 66*" S?'). — Pour les points de»" zones, à mesure qu'on s'éloigne des tropiques, la différeDce des jours et des nuits atteint une valeur maximum d'autant plus considérable, et b hauteur maximum du soleil au-dessus de l'horizon devient d'autant moindre, qu'on s'approche davantage des cercles polaires. L'été peul eocorr ('tre assez chaud, parce que la longueur des jours compense, jusqu'à m certain point, l'obliquité que présentent, même à cette époque, lesran»^ solaires ; mais l'hiver devient froid, parce que l'époque de la durée imximum des nuits coïncide avec celle de l'obliquité maximum des rajom solaires. De là résulte que, en s'éloignant du tropique, on doit rencontrer : i** une température de plus en plus variable pendant la durée de l'année; 2*" une température moyenne de plus en plus basse, Leclinia(. d'abord tempéré, devient bientôt excessif, et la moyenne annuelle de^ cend à des valeurs très-faibles (***).
5*" Les deux zones glaciales, comprises chacune entre l'un des cercles polaires et le pôle correspondant. — Dans ces zones, la durée maximum de la nuit, qui correspond à l'un des solstices, est de vingt-quatre beai¥> pour les points situés sur les cercles polaires eux-mêmes, et devient de plusieurs semaines ou de plusieurs mois à mesure qu'on s'approche des pôles : il est vrai que la durée maximum du jour, qui correspond à Tautre solstice, acquiert les mêmes valeurs, mais le soleil n'atteint jamai> au-dessus de l'horizon qu^une faible hauteur. Enfin, aux pôles mêmes, l'année se compose d'une nuit de six mois, et d'un jour de six woispeadant lequel le soleil monte lentement au-dessus de l'horizon et n'atteint qu'une hauteur maximum de 23'* 28' à l'époque du solstice. De là résolu
(*) A nie de Singhapour, dans l'Indei la diflérence entre la moyenne de rétéelcelV de l'hiver est de 2 degrés, et la température moyenne annuelle est de S6%7-
{"') A la Havane, dans les grandes Antilles, c'est-à-dire à peu prés sous le tropiq^^ du Cancer, la différence des moyennes de Tété et <le l'hiver est de o*,6 et la température moyenne annuelle est d'envirou Î5*.
("') Aui Iles Canaries, la din'érence entre la moyenne de l'été et celle de l'h»^*' est d'environ 6*, et la température moyenne annuelle est de 41%8. —'A Bordeaux, w différence entre l'été et l'hiver est prés de 16', et la moyenne annuelle est de 15V- — A Stockholm, la différence entre l'été et l'hiver est de 20- et la moyenne annuelle est de 3»,6.
que la température de ces contrées, longues nuits, ne peut atteindre qu' les plus longs jours. C'est la région mites varient un peu avec les saisor grande distance des pôles.