H II
— Dans la seconde expérience, le ballon étant à T degrés, son volume de-
ient Vq (1 +^T)> ^ étant le coeflicient de dilatation cubique du verre (*);
le volume »-H«, qui est maintenant à T degrés, devient de son côté
1 + kV (v -H u) . ,-. Ainsi, le gaz occupe en définitive, sous la pression H' :
i* le volume Vq (1 -h AT) du ballon à la température de T degrés ; 2** le vo-
1 -f- kV lume (» -h u) . ,- du tube à la température V. En ramenant encore
tout à 0*" et à la pression de 760 millimètres, on obtient, pour deuxième expression du volume du gaz, dans ces conditions:
XT ,M ixx H' 1 , , .i-^kV 1 H'
M^'^^^mri:^'^^'^''^\TktV^^îm'
En égalant ces deux expressions, on aura l'équation du problème. — Celte équation se simplifie beaucoup si les deux températures i et V sont égales, ainsi que les deux pressions H et H'; elle devient alors :
équation dont il est facile de tirer a.
Pour l'air en particulier, M. Regnault a trouvé pour le coeflicient de dilatation a la valeur 0,00367, qui a été adoptée par les physiciens.
245. Valevr des coefBeleiita 4e dllatatio* des divers ««>> soas pressi«Mi eonsUuite. — Le tableau suivant renferme, pour les principaux gaz, les nombres qui ont été déduits des expériences de
(*) Ce coefficient avait été déterminé sir un thermomètre à poids, fait da même verre que le ballon (228).
M. Regnault, sous une pression sensiblement égale à la pression atmosphérique.
KOVS DBS GAZ QdKmawnS DB DILATATION.
Hydrogène .' . 0,006361
Air • 0.003670
Oxyde de carbone 0,003669^
Acide carbonique 0,003710
Protoxyde d'azote O,00S719
Cyanogène 0,003877
Acide sulfureux 0,003903
On voit que les trois premiers gaz, qui sont des gaz permanents, ont des coefficients de dilatation très-sensiblement égaux. Au contraire, pour les quatre autres gaz, notamment pour l'acide sulfureux qui est le plus facile à liquéfier, les coefficients de dilatation atteignent des valeurs beaucoup plus grandes! — La loi de Gay-Lussac (239) n'est donc applicable , aTec une exactitude suffisante, qu'aux gaz permanents.
246. ITarlntloBS ém eoefllleleiit 4e dilatation d'un méaie ■ovM pression ecmatante, pour différcnteii valeurs de la pi slon. — L'appareil précédemment décrit, un peu modifié, a également servi à M. Regnaull pour mesurer la dilatation de plusieurs gaz sous des pressions supérieures à la pression atmosphérique, la pression conserrant d'ailleurs toujours sensiblement la même valeur pendant la durée d'une même expérience.
Pour r hydrogène, les nombres trouvés en opérant sous des pressions très-différentes sont si voisins Tun de l'autre, qu'on peut attribuer la différence qu'ils présentent aux erreurs d'expérimentation. Pour l'air et l'acide carbonique, le coefficient de dilatation augmente avec la pression ; mais celte augmentation est surtout sensible pour l'acide sulfureux, et en général pour les gaz facilement liquéfiables. — Donc, quand les valeurs de la pression sont très-différentes, la loi de Davy (259) ne peut être appliquée, sans erreur sensible, qu'aux gaz permanents.
En résumé, les recherches de M. Regnault établissent, ainsi que nous l'avions dit en commençant, que les lois de Gay-Lussac et de Davy s'appliquent d'une manière très-approximative aux gaz permanents; mais qu'elles ne peuvent être étendues sans erreur aux gaz faciles à liquéfier. — Tout porte à croire que ces lois, de même que la loideMariotte, conviendraient à tous les gaz, si l'on pouvait les étudier sous des pressions très-faibles ou à des températures très-élevées, en un mot très-loin de leurs points de liquéfaction respectifs.