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FORCE ÉLASTIQUE DES TAPEURS

Un lube recourbé ABC (fig. S37), ayant la forme d'un tube de Mariotle tronqué, contient du mercure dans sa branche fermée BC. On fait )»asser un peu d'i^au à la partie supérieure de celte branche, pjîs on suspend l'appareil dans un grand ballon de v? rre, renfemianl de l'eau qu'on porte à l'éfaullition. Bientôt on voit le liquide qui est en C se réduire en Tapeur; ' le mercure s'abaiïse dans la branche fermée et s'élève dans la branche ouTerte. EnHn, quand l'ébullition est en pleine activité, et que la température est fa même dans le tube el dans le ballon, les niveaux du mercure stoil à la même hauteur dans les deui branches. A ce moment donc, la force élastique de la vapeur .est égale à celle de l'atmosphère.

t. — L'appareil employé par H. Re-

gnault est représenté par la figure 338. A est une chaudière de cuivre, qui renferme de l'eau; deux thermomètres t et C, préalablemeat corn-

S4t) CHALEUR

parés au thermomètre à air, sont contenus dans des tubes plongeants pleins de mercure, et donnent les températures de Teau et de la vapear. Un tube incliné ab met en communication la cliaudière avec un grand ballon métallique B, dans lequel on peut faire un vide partiel ou comprimer de Pair à différentes pressions; ces pressions sont indiquées par le manomètre à air libre KPO ; le ballon est enveloppé, dans le vase C, d*une masse d*eau considérable, destinée à en maintenir la température constante. La vapeur formée par Tébullition passe dans le tube ab, où elle se liquéfie pour retomber à l'état d'eau dans la chaudière ; cette condensation s'obtient en faisant circuler, dans le pianchon mn qui entoure le tube ab, un courant continuel d'eau froide venant du vase D.

Diaprés le principe précédent, lorsque Teau bout dans la chaudière, la force élastique de sa vapeur est égale à la pression artificielle qui s*exeroe sur sa surface, c'est-à-dire à la tension de l'air contenu dans le ballon B ; et, comme la température d'ébullition demeure rigoureusement constante aussi longtemps que la pression resle invariable, les observations comportent une précision absolue. Elles se réduisent à noter, d'une part la température donnée par le thermomètre plongeant dans la vapeur, d'autre part la force élastique mesurée par le manomètre à air libre. — On peut faire plusieurs fois chacune de ces lectures, et s'assurer, par la constance des résultats obtenus, de la légitimité de la méthode elle-même. En cela, le procédé ditTére donc complètement de celui de Dulong et Arago.

Tel est le procédé dont M. Regnault a fait usage pour déterminer les tensions de la vapeur d'eau, d'abord entre 50*" et 100% en raréfiant l'air dans le ballon B; puis entre iOO* et 230% en y comprimant de l'air sous des pressions graduées. — Pour les pression^ considérables, le manomètre de la figure 2*i8 était remplacé par le grand manomètre à air libre qui avait servi pour les recherches sur la loi de Mariotte {fig. 125).

299. Tables niiaiériqaes. — Des expériences faites à un grand nombre de températures différentes ont permis à M. Regnault de dresser des tables qui donnent les forces élastiques de la vapeur d'eau, pour les températures comprises entre — 30' et -h 230* (*).

i*) Les nombres consignés dans ces tables ont été déduits par le calcul de ceux qu'avait fournis l'expérience directe : en erfet, il eût été trés^difllcile, et surtout très-long, de f^ire varier la température, d'une expérience à la suivante, suivant une loi déterminée. On a cherché alors à calculer, au moyen des données de l'observation directe, une formule empirique, c'est-à-dire une relation entre la température et la tension de la vapeur, qui permit de trouver, pour une température donnée quelconque, la tension correspondante.

Dans le mémoire de M. Regnault, la table générale 1 donne les forces élastiques de la vapeur de degré en degré; les tables II et 111 font connaître ces forces élastiques de dixième en dixième de degré, entre des limites de température plus rapprochées : le défaut d'espace nous empêche de les reproduire intégralement.

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