IV. — CONDENSATION DES VAPEURS ET DES GAZ
357. Condeiiflation des vapeiuni. — Il nous reste, pour terminer ce qui se rapporte aux changements d'état des corps, à étudier le retour de l'état gazeux à l'état liquide, c'est-à-dire la condensation des vapeurs et des gaz.
Les vapeurs diffèrent des gaz proprement dits en ce qu'elles sont plus voisines de leurs points de Uquéfaction. Si même on réserve exclusivement, comme on le fait d'ordinaire, le nom de vapeurs aux fluides élastiques provenant de la vaporisation des substances qui sont solides ou liquides aux températures et sous les pressions habituelles de l'atmosphère, il est clair qu'il suffira, pour condenser toutes les vapeurs, de les taire rendre dans des appareils environnés d'eau froide, et disposés de manière à recueillir le liquide obtenu. — Nous décrirons un peu plus loin, à propos de la distillation, les appareils condenseurs le plus fréquemment employés.
558. €ondciiMitloii des gwtm, — La condensation des gaz proprement dits exige des moyens plus énergiques. — Deux procédés généraux, le refroidissement et la compression, ont été mis en usage, soit séparément, soit simultanément ; tous deux ont pour effet d'amener le gaz sur lequel on opère à un point de plus en plus voisin de la saturation de l'espace qu'il occupe ; la saturation une fois atteinte, chaque nouvel abais-
sèment de température ou accroissement de pression doit détenniner la précipitation d'une partie du gai à Tétai liquide. 359. CoBdMtMtloB des (M( p*» slMaH* veO^IAUMMMwt. — Le
premier gaz qui ait été liquéfié est l'acide sulfureux; il futoblenulîquide par Honge et Clouet, »ers la fin du dii-huitième siècle. — Dans les laboratoires, on fail passer l'acide sulfureux, au sortir du ballon A {fig. 34i)
Fig. ïll. — Liqu^raction de l'acide suirureui.
où i) se produit, dans une éprouTelte b entourée de glace et destinée à condenser l'eau et tes impuretés entraînées par le gai, puis dans un tube horizontal c renrerraant du chlorure de calcium qui achève de le dessécher, et enfin dans un petit ballon entouré d'un mélanue de glace et de sel marin, où le gaz vient se liquérier. — Si l'on veut conserver l'acide sulfureui i l'état liquide, on le lerse < dans un tube de verre (fig. 342), fermé à la partie inférieure \ " et étranglé vers le milieu ; on plonge un instant ce tube dans te mélange réfrigérant, puis on le fond au chalumeau en a, et un enlève la partie supérieure. L'acide sulfureux liquide peut ainsi être conservé indéfinimenl.
Le même procédé a été appliqué par Guyion de Morveau à Fig 341. '^ liquéfaction du gaz ammoniac ; mais il faut ici un mélange réfrigérant plus énei^ique. On emploie le mélange de neige el de chlorure de calcium (S85). — Dans ces conditions, on parvient aisément aussi à liquéfier le cyanogène.
340. CnndcaBBtloa dr» gsM par alnple i iiMpiii»ln« t «xp<ricNcc* de DaiT7 r* de Wmrmdaj. — En 1834, Davy et Faraday recoururent pour la première fois à la compression. Ils liquéfièrent plusieurs gaz, entre autres le chlore, l'ammoniaque, l'acide sulfhydrique et l'acide carbonique, en employant l'artifice suivant.
Dans l'une des branches d'un tube de verre Irès-ré^slant {^. 343), celle de droite, par exemple, on a introduit les matières destinées à pio-