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CONDENSATION I»S GAZ

duire le gu, puis on a fermé à la lampe l'autre extrémilé. On chauRe les matières contenues dans le tube ; le gai, se d^ageanl alors dans un espace trèslimité, acquiert bientôt la densité qui correspond à la saturation de cet espace; à partir de ce moment, la liquéfaction commence. — Pour séparer le liquide ainsi obtenu des substances dont il provient, il sufQl de plonger la brancbe de gauche dans la glace ; le liquide volatil, , distillant de la partie la plus chaude vers

la plus froide, vient s'y rassembler au Fig. îiî,— LiquéûicLiondngii bout de quelques instants. aminoniac.

341 . Appareil de Tkllorler. — En parlant du même principe, Thilorier construisit et (11 connaître en 1834 un appareil qui permet d'obtenir rapidement plusieurs litres d'acide carbonique liquide ; la ligure 244

Fig. ill. — Apiiareil pour 11 liquélaclion de l'acide carbonique.

le représente tel que H. Deleuil le construit. — Le générateur B et le récipient A sont deuï cylindres de fonte, exactement semblables; le pre-

mier est représenté en coupe verticale, le second en vue perspective ; chacun d'eux est renforcé extérieurement par quatre bandes longitudinales en fer forgé d, d , et par quatre cercles de fer e, e, qui les maintiennent. La capacité des cylindres est de 5 litres environ ; ils se ferment à l'aide de bouchons à vis, munis de bons robinets. Un peu au-dessus de leur milieu sont disposés deux tourillons horizontaux h, k^ qui permettent de les faire osciller autour d'un axe horizontal. Les deux parties de l'appareil peuvent être mises en communication au moyen d'un tube de cuivre kig, qui s'ajuste sur les robinets f^ f.

On introduit dans le générateur B du bicarbonate de soude et Ton y suspend un tube de cuivre D, ouvert à sa partie supérieure et contenant de l'acide sulfurique ; on adapte le bouchon et Ton ferme le robinet. On fait alors osciller le cylindre autour de ses tourillons: l'acide sulfurique se répand sur le bicarbonate et dégage en abondance de l'acide carbonique, qui se liquéfie par sa propre pression. Pour le faire passer dans le rçdpient, il suffit d'ajuster le tube de communication et d'ouvrir les robinets ; l'action chimique ayant échauffé le générateur à une température supérieure à celle du récipient, le liquide distille rapidement et vient se rassembler en Â. On peut recommencer l'opération une ou deux fois, et accumuler ainsi dans le récipient des quantités de plus en plus grandes d'acide carbonique liquide.

Hais il serait impossible de retirer de l'appareil le liquide obtenu. Si, en effet, on détache le générateur et le tube de cuivre, et qu'on ouvre le robinet du récipient, la pression très-élevée (50 atmosphères environ) que possède le gaz à la partie supérieure du récipient, pousse le liquide dans un tube vertical qui descend du robinet jusqu'au fond du vase, et le fait jaillir dans l'atmosphère ; arrivé à l'air, l'acide carbonique s'évapore avec une extrême rapidité, empruntant à la portion qui est restée liquide la

J chaleur nécessaire à sou changement d'état : de là

un abaissement de température assez grand pour congeler la partie liquide* sous la forme d'une neige ^^ blanche. — Pour obtenir cette neige en quantité uu ^3^ peu considérable, on fait pénétrer le jet dans une boite de cuivre mince (fig: 245), formée de deux parties A, A' qui se réunissent à baïonnette ; les deux poignées B, B' sont enveloppées de lisière, afin qu'on puisse les tenir à la main sans éprouver une trop vive impression de froid. Le jet arrive par une tubulure latérales, presque tangentiellement au contour de la boite; il F' 115 rencontre la petite lame p, disposée de manière à lui

'^' faire prendre un mouvement giratoire : dans ces

conditions, la neige d'acide carbonique s'agglomère en une pelote légère, de la grosseur d'un œuf, tandis que le gaz excédant s'échappe dans l'atmosphère par l'intérieur des poignées.

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