CHAPITRE VIII
HYGROMETRIE
550. NoCloDS préilmloaircs. — Hygroaiétrie. — ÈiÊmt hygro- ■létHqve on fimetioD de sataratlon. — La présence de la vapeur d*eau dans Tatmosphère est démontrée par la précipitation de cette vapeur à la surface des corps froids, sous la forme d'une sorte de rosée, et par l'augmentation de poids qu'éprouvent dans l'air certains substance:^, dites substances déliquescentes , telles que le chlorure de calcium ou le carbonate de potasse.
Lorsque la vapeur atmosphérique est très-voisine de son point de saturation, il suffit d'un trés-faible abaissement de température pour en déterminer la précipitation partielle ; on dit afors que l'air est irès-hujnide. — Au contraire, quand la vapeur atmosphérique est trés-éloignée de son point de saturation, il faut une variation considérable dans la température pour en opérer la condensation : on dit alors que l'air est très-sec.
Supposons que la tension delà vapeur soit égale à i2""',5, la température étant de 15°. La table 111 des forces élastiques (p. 241) nous apprend que la tension maximum à 15* est de là""", 7 ; à 14% de ii"",9. Si donc la température venait à s'abaisser d'un degré seulement, c'est-à-dire de 1 5* à 14% la quantité de vapeur primitivement contenue dans l'air serait plus que suffisante pour produire la saturation, et par suite, une portion de cette vapeur» devrait se liquéfier : l'air est donc très-humide.
Si maintenant, la tension de la vapeur d'eau dans Tair ayant la même valeur de 12"",5, la température était de 20°, on voit que la vapeur serait très-éloignée de son point de saturation, puisque la température pourrait s'abaisser de 5* sans qu'il y eût condensation : l'air serait donc très-sec.
Le degré d'humidité de l'air dépend donc, non pas de la tension absolue de la vapeur, mais bien du rapport qui existe entre la temion actuelle de la vapeur et la tension maxima à la même température. Ce rapport se