CB&LEUR
en élére rapidement la lempéralure ; il importe donc de renouveler sans cesse l'eau qui entoure le serpentin. A cet eflel, un lube i enlonDoir FF' Tient s'ouTrir au fond de la caisse, et y amène d'une manière coalinue l'ean froide que fournil le robinel R, tandis que l'eau chaude, qui gagne
d'etle-mème la partie supérieure, s'écoule au iiir et à mesure par l'orifice o et le déversoir G. C'est celte eau déjà échauiïée qui sert i alimenter la chaudière; en l'Introduit, selon les besoins de l'opération, par la tubu-
On voit que, durant la distillalion, toutes les matières salines Tues qui peuvent être tenues en dissolution dans les eaux naturelles demeurent dans la chaudière, et que le liquide recueilli doit en être entièrement débarrassé, si l'opération a élé conduite avec soin. — On peut être assuré qu'il en est ainsi, si une goulte de ce liquide ne laisse aucune trace visible quand on l'évaporé sur une lame de platine.
547. DIalIIIttUoa de l'csa de mer. — Nous empruntons au Traité de la chaleur de H. Péclet, la descrlplion et la coupe de l'apparôl de M. Freycinel, qu'on emploie pour la distillation de l'eau de mer sur les navires.
• Le vase A {fig. 249) est le réservoir d'eau, disposé de manière à servir de filtre. A cet etTel, une toile métallique tt, placée à ia partie supérieure, arréle les corps étrangers que l'eau entraîne avec elle, et un second tamis (T, placé à la parlie inrérieure et plus lin que le premier, est destiné à rendre la filtratlon plus complète. L'eau, en sortant du vase A, se rend par le tube dd, muni du robinet e, dans le réfrigérant B pour produire
DISTILUTION. ÏIT
la condensation de la Tapeur ; ce est le tube qui conduit i'eau autour de reilréinité inférieure du serpentin w, aSn de rendre le refroidisgement méthodique; C est la chaudière de dislîllalion, d'où la vapeur s'échappepar le conduit bb pour se rendre au serpentin. Sur le Tond de la chaudière, on a filé une cloison spirale que l'eau parcourt du centre à la circonférence. Cette cloison est maintenue a la parlie supérieure par une plaque hori-
Fig. 149. — Distillation de l'eau 4e mer.
lonlale percée de Irous et destinée â empêcher i'eau d'être hncée dans le tuyau à vapeur par des mouvements brusques du natire. L'alimentation se fait avei; l'eau du condenseur; celte eau se rend par le tube gg dans la caisse ii placée sous le cendrier ; elle est twnduite de là au centre de h chaudière par le tube aa, qui se recourbe ï une hauteur moindre que celle de l'eau dans la colonne ce. La cheminée est formée d'une double enreloppe de lÛle, remplie de sable, pour présener des incendies ; r, robinet d'écoulement de l'eau distillée; f, robinet qui sert i faire écouler l'eau de la cbaodière quand elle a atteint le degré de concentration tfu'il n''est pas bon de dépasser. »
3TS . QULEUB.
548. ■rrtWfHn» de l'alnMl M 4e l'Mher *mmm le* lafcar» totrc*. — Qnand il s'agil de séparer des liquides ÎDégalement Tolatib, on profite BouTent de la propriété que possède l'un des liquides de forater un cotuposé fixe arec une matière convenablemenl choisie, qu'on ajoute au mélange. — C'est ce qu'on Tait, par exemple, lorsque l'on se propose de reetifier l'alcool du commerce, pour le transformer en alcool abiolu. Après l'avoir laissé, pendant un ou deux jours, en contact avec de la chaux vive qui lui enlève d^à par aflinilé chimique la plus grande partie de l'eau qu'il contieni, on l'introduit d:jns l'alambic {fig. 248) avec de la chaux nouvelle, et l'on distille, en maintenant la température aussi basse que possible- La chaux retient alors la presque lotalité de i'eau, et une deuxième distillation, semblable à la précédente, fournil enfin l'alcool tout à lait anhydre.
On purifie d'une manière analogue l'clher du commerce, qui contient lottjours un peu d'alcool et un peu d'eau. Ces deu>: substances peuvent l'une et l'autre former avec le chlorure de calcium anhydre une combinaison qui est fixe à la lempératuw d'éhullilion de l'élher. On introduit rétlier impur dans un ballon a [fig. 350) qui communique, par un tube
Fig. ÎIÎO,
incliné entouré d'un manchon b, avec un llacon de verre. On fait bouillir l'éther : un courant d'eau froide circule dam le manchon ; cette eau s'introduit à la partie inférieure par un tube à entonnoir, tandis que l'eau chaude s'écoute à la partie supérieure par un tube de déversement. Les vapeurs d'étlier se condensent dans la partie du tube qui est environnée d'eau froide, et le liquide distillé se rassemble dans le ballon.
DISTIUATIOH. 37»
QuaDd te liquide que l'on veut distiller bout à une température Irès-
nolablement supérieure h celle de l'atmosphère, on peut supprimer le
Fig. Î5t.
manchon, et faire usage d'une cornue b {fig. 25J) qui s'engage dans le col d'un ballon c placé dans l'eau froide.
319. DlBClllMtloB> hwctloBDécB. — On peut souvent séparer par distillation plusieurs liquides mélangés, en mettant simplement à profit la différence entre leurs points d'ébullition. On opère alors par fractionnement det liqueuTt, c'est-à-dire qu'on recueille à part les portions qui distillent au voisinage de chaque.p oint d'ébullition; on reprend ensuite cliacune de ces portions, et on la reclifle une seconde et une troisième fois, s'il le faut, en ne considérant chaque produit obtenu comme pur, que lorsquUl dislille tout entier à une température invariable.